Mois: octobre 2015 (Page 1 sur 2)

Chaque semaine, Sève propose une parole biblique que chacun reçoit comme si elle lui était adressée personnellement pour éclairer sa vie aujourd’hui. Les membres de Sève méditent chaque jour cette parole et la partagent lors de leurs réunions régulières, pour se laisser transformer personnellement et ensemble.

du 26 octobre au 1er novembre 2015

Que le Dieu de notre Seigneur Jésus-Christ, le Père à qui appartiennent la gloire vous donne un esprit de sagesse qui vous le révèle et vous le fasse vraiment connaître ; qu’il ouvre votre cœur à sa lumière pour que vous sachiez quelle espérance vous donne son appel, quelle est la richesse de sa gloire, de l’héritage qu’il vous fait partager avec les saints.

Eph 1, 17-18

Evangile du 1er novembre 2015

Mt 5, 1-12a

A la vue des foules, Jésus monta dans la montagne. Il s’assit, et ses disciples s’approchèrent de lui. Et, prenant la parole, il les enseignait :
Heureux les pauvres de cœur : le Royaume des cieux est à eux.
Heureux les doux : ils auront la terre en partage.
Heureux ceux qui pleurent : ils seront consolés.
Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice : ils seront rassasiés.
Heureux les miséricordieux : il leur sera fait miséricorde.
Heureux les cœurs purs : ils verront Dieu.
Heureux ceux qui font œuvre de paix : ils seront appelés fils de Dieu.
Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice : le Royaume des cieux est à eux.
Heureux êtes-vous lorsqu’on vous insulte, que l’on vous persécute et que l’on dit faussement contre vous toute sort de mal à cause de moi. Soyez dans la joie et l’allégresse, car votre récompense est grande dans les cieux ; c’est ainsi en effet qu’on a persécuté les prophètes qui vous ont précédés.

Heureux les pauvres de cœur …

Si courageusement, tous ensemble, nous consentions à être fidèles à ce que les Béatitudes nous suggèrent, nul ne sait quel fleuve une pareille source d’eau vive pourrait devenir ! Tout ce qu’il pourrait alors entraîner, réchauffer, purifier, bousculer sur son passage. Cet immense fleuve d’amour, nul ne sait toutes les faims, toutes les soifs qu’il pourrait alors rassasier ou apaiser… toutes les injustices qu’il pourrait réparer… toutes les souffrances qu’il pourrait alléger… toutes les solitudes qu’il pourrait combler… toutes les attentes auxquelles il pourrait enfin répondre… tous les ponts fraternels qu’il pourrait jeter entre les hommes, ouvrant ainsi la seule voie constructive, parce que dans l’amour, à une révision loyale des rapport institués entre eux.
Ne me dites pas que cela est de l’utopie. Il ne tient qu’à nous d’en faire une réalité. Rien n’est plus efficace que la foi en l’amour. L’Espérance n’est-elle pas précisément cela ?

Marguerite Ph. Hoppenot
VERS LE ROYAUME
Un amour qui engage

Face aux problèmes du monde …

Choisir un autre ordre de démesure, celui de l’intériorité, non plus dans l’ordre quantitatif de l’agir, mais dans l’ordre qualitatif de l’être, et de l’être Amour, secret de toute communion.

L’ordre de la vie. « Je suis la Vie. »

Face aux problèmes du monde, on a tout essayé, armes offensives et défensives, même la « guerre des étoiles », arme défensive absolue, considérée elle-même comme cause de guerre…

Le cœur de l’homme, la transformation du cœur de l’homme par l’Esprit de Dieu, l’Esprit d’Amour, est le secret de l’atome agrégateur des hommes, du Royaume fraternel des hommes, face à l’atome désagrégateur découvert par les hommes.

Il s’agit de conversion permanente par la transformation de notre être profond, habité par ce germe d’amour en notre cœur, cette étincelle de l’Esprit dont nous sommes le temple – ceci afin de nous laisser « christianiser » en vérité, afin de devenir « christianisant ».

Présence de Christ … si peu que ce soit, sa transparence.

Mystère inépuisable de la Nouvelle Alliance ! et cependant d’une essentielle simplicité qui nous appelle désormais, non plus seulement à une obéissance à la loi, mais à des « accordailles » d’amour avec Jésus-Christ. Nous découvrons dans l’émerveillement que c’est en nous « accordant » sans cesse à Jésus-Christ qui est Amour, que nous nous « accordons » toujours davantage aux autres.

Marguerite Ph. Hoppenot
Prier c’est aimer

Liens-amis

Liens vers les sites qui reflètent un message similaire à celui de Sève.
Vous y trouverez notamment quelques écrits de Marguerite Ph. Hoppenot.
Nous vous les recommandons :

D’un Canadien

Dieu est Amour et il nous a créés à son image…

Ce ne sont que quelques mots, mais des mots qui me bouleversent quand j’y pense… des mots qui sont et qui deviendront davantage la fondation de ma foi, de ma quête…

Je suis à l’image de Dieu, donc mon essence, ce qui me constitue c’est l’Amour, l’Amour agapè c’est-à-dire divin et inconditionnel. À son image, je suis aussi créateur, donc je peux donner la vie et je peux aussi donner forme à des projets, à des œuvres, à des relations.

Aujourd’hui je reçois cette parole de Dieu comme une invitation. C’est comme si Dieu me disait :
« Roland est amour et il est invité à créer et vivre son humanité à l’image de Dieu… »

Je me sens interpellé à revenir à mon essence, un peu comme on crée une sculpture par soustraction, c’est-à-dire que le sculpteur enlève la matière pour dégager la forme de l’œuvre, mais cette forme qui se révèle, certains sculpteurs diront qu’elle était déjà présente au cœur de la matière, il ne font que l’atteindre, la dévoiler. C’est ainsi que je veux laisser tomber ce qui n’est pas moi afin d’atteindre et communier à mon essence pour devenir l’homme que je suis.

Je suis conscient que cette invitation est universelle et qu’elle s’adresse à chacun. Je crois que ce que nous créons, ce que nous sommes est notre participation et notre contribution à une grande création collective.

Roland

Évangile du 25 octobre 2015

Mc 10, 46-52

Ils arrivent à Jéricho. Comme Jésus sortait de Jéricho avec ses disciples et une assez grande foule, l’aveugle Bartimée, fils de Timée, était assis au bord du chemin en train de mendier. Apprenant que c’était Jésus de Nazareth, il se mit à crier : « Fils de David, Jésus, aie pitié de moi ! » Beaucoup le rabrouaient pour qu’il se taise, mais lui criait de plus belle : « Fils de David, aie pitié de moi ! » Jésus s’arrêta et dit : « Appelez-le. » On appelle l’aveugle, on lui dit : « Confiance, lève-toi, il t’appelle. » Rejetant son manteau, il se leva d’un bond et il vint vers Jésus. S’adressant à lui, Jésus dit : « Que veux-tu que je fasse pour toi ? » L’aveugle lui répondit : « Rabbouni, que je retrouve la vue ! » Jésus dit : « Va, ta foi t’a sauvé. » Aussitôt il retrouva la vue et il suivait Jésus sur le chemin.

Actes de foi

La foi, la vie de foi, c’est une aventure, c’est le plus grand mais le plus beau risque que nous puissions prendre puisqu’il nous fait tout miser sur une présence qui est du domaine de l’invisible.

Ouvrons l’Evangile : nous y lisons tout au long les réponses fulgurantes que le Christ donne aux actes de foi positifs ! Pas aux pensées de foi ni aux paroles de foi, mais aux actes de foi, ceux que l’on vit.

Que lisons-nous ? « Va, ta foi t’a sauvé », ce qui signifie, va tu es sauvé car tu as bien voulu risquer de croire en mon amour. Puisque tu m’as « follement » traité comme ton Sauveur, puisque tu m’as pris au mot, que puis-je faire à mon tour si ce n’est t’exaucer ?

Marguerite Ph. Hoppenot
VERS LE ROYAUME
Appelés

du 19 au 25 octobre 2015

C’est Dieu qui nous a rendus capables d’être ministres d’une Alliance nouvelle, non de la lettre, mais de l’Esprit, car la lettre tue, mais l’Esprit donne la vie.

2 Co 3, 6

Evangile du 18 octobre 2015

Mc 10, 35-45
Jacques et Jean, les fils de Zébédée, s’approchent de Jésus et lui disent : « Maître, nous voudrions que tu fasses pour nous ce que nous allons te demander. » Il leur dit : « Que voulez-vous que je fasse pour vous ? » Ils lui dirent : « Accorde-nous de siéger dans ta gloire l’un à ta droite et l’autre à ta gauche. » Jésus leur dit : « Vous ne savez pas ce que vous demandez. Pouvez-vous boire la coupe que je vais boire, ou être baptisés du baptême dont je vais être baptisé ? » Ils lui dirent : « Nous le pouvons. » Jésus leur dit : « La coupe que je vais boire, vous la boirez, et du baptême dont je vais être baptisé, vous serez baptisés. Quant à siéger à ma droite ou à ma gauche, il ne m’appartient pas de l’accorder : ce sera donné à ceux pour qui cela est préparé. » Les dix autres, qui avaient entendu, se mirent à s’indigner contre Jacques et Jean. Jésus les appela et leur dit : « Vous le savez, ceux qu’on regarde comme les chefs des nations les tiennent sous leur pouvoir et les grands sous leur domination. Il n’en est pas ainsi parmi vous. Au contraire, si quelqu’un veut être grand parmi vous, qu’il soit votre serviteur. Et si quelqu’un veut être le premier parmi vous, qu’il soit l’esclave de tous. Car le Fils de l’homme est venu non pour être servi, mais pour servir et donner sa vie en rançon pour la multitude. »

Quel service ?

Servir, c’est se faire réellement « serviteur » et non « bienfaiteur » ; c’est demeurer débiteur de celui qu’on a servi.
On ne sert pas de haut. Servir, c’est donc se faire plus petit que celui qu’on sert.
Servir, c’est mettre dans notre don toutes les délicatesses de l’amour, comme si c’était Jésus-Christ lui-même que nous servions. C’est alors un honneur de servir le pauvre comme c’est un honneur de servir le Christ.
Voilà pourquoi il nous faut être munificents dans l’amour comme dans le don.

Marguerite Ph. Hoppenot
VERS LE ROYAUME
Servir ses frères

du 12 au 18 octobre 2015

Ce n’est pas un esprit de peur que Dieu nous a donné mais un esprit de force, d’amour et de maîtrise de soi.

– 2 Tm 1, 7

Évangile du 11 octobre 2015

Mc 10, 17-30
Comme il se mettait en route, quelqu’un vint en courant et se jeta à genoux devant lui ; il lui demandait : « Bon Maître, que dois-je faire pour recevoir la vie éternelle en partage ? » Jésus lui dit : « Pourquoi m’appelles-tu bon ? Nul n’est bon que Dieu seul. Tu connais les commandements : Tu ne commettras pas de meurtre, tu ne commettras pas d’adultère, tu ne voleras pas, tu ne porteras pas de faux témoignage, tu ne feras de tort à personne, honore ton père et ta mère. » L’homme lui dit : « Maître, tout cela, je l’ai observé dès ma jeunesse. » Jésus le regarda et se prit à l’aimer ; il lui dit : « Une seule chose te manque ; va, ce que tu as, vends-le, donne-le aux pauvres et tu auras un trésor dans le ciel ; puis viens, suis-moi. » Mais à cette parole, il s’assombrit et il s’en alla tout triste, car il avait de grands biens. Regardant autour de lui, Jésus dit à ses disciples : « Qu’il sera difficile à ceux qui ont les richesses d’entrer dans le Royaume de Dieu ! » Les disciples étaient déconcertés par ces paroles. Mais Jésus leur répète : « Mes enfants, qu’il est difficile d’entrer dans le Royaume de Dieu ! Il est plus facile à un chameau de passer par le trou d’une aiguille qu’à un riche d’entrer dans le Royaume de Dieu. » Ils étaient de plus en plus impressionnés ; ils se disaient entre eux : « Alors qui peut être sauvé ? » Fixant sur eux son regard, Jésus dit : « Aux hommes, c’est impossible, mais pas à Dieu, car tout est possible à Dieu. » Pierre se mit à lui dire : « Eh bien ! nous, nous avons tout laissé pour te suivre. » Jésus lui dit : « En vérité, je vous le déclare, personne n’aura laissé maison, frères, sœurs, mère, père, enfants ou champs à cause de moi et à cause de l’Évangile, sans recevoir au centuple maintenant, en ce temps-ci, maisons, frères, sœurs, mères, enfants et champs, avec des persécutions, et dans le monde à venir la vie éternelle.»

Dieu n’interroge pas les choses, mais le cœur de l’homme devant les choses.

Au jeune homme riche qui voulait le suivre jusqu’au bout, le Christ pose la question décisive : celle de ses biens ! Là est l’obstacle. […]
De quelles richesses est-il donc question ici ? S’agit-il seulement des biens matériels ?
Ne nous y trompons pas, il s’agit de tous les biens – quelle que soit leur nature – qui, dans notre vie, nous empêchent de préférer Dieu : le pouvoir, l’argent, les honneurs, notre savoir, notre beauté, notre réputation, notre indépendance… Que sais-je encore ? nos amours !
Toutes ces richesses sont-elles donc mauvaises en elles-mêmes et condamnées par Jésus-Christ ?
Non, nous l’avons déjà dit : Dieu n’interroge pas les choses mais le cœur de l’homme devant les choses. […]
Pourquoi est-il si difficile à un riche ?… Pourquoi le jeune homme riche n’a-t-il pas suivi le Christ jusqu’au bout ? Parce qu’il était retenu. Parce qu’il n’était pas libre vis-à-vis de ses biens. […]
Toi qui es riche de quelque manière, quel est encore le bien qui te retient ?
Ce bien-là, précisément celui-là, veux-tu l’abandonner à Mon Amour ?

Marguerite Ph. Hoppenot
VERS LE ROYAUME
Suivre le Christ jusqu’au bout

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