Mois: décembre 2015 (Page 1 sur 2)

Chaque dimanche, un évangile commun est proposé à tous par les églises chrétiennes. Pour ceux qui souhaitent approfondir, voici un éclairage de Marguerite Ph. Hoppenot.

Evangile du 3 janvier 2016

Mt 2, 1-12

Jésus étant né à Bethléem de Judée, au temps du roi Hérode, voici que des mages venus d’Orient arrivèrent à Jérusalem et demandèrent : « Où est le roi des Juifs qui vient de naître ? Nous avons vu son astre à l’Orient et nous sommes venus lui rendre hommage. » A cette nouvelle, le roi Hérode fut troublé, et tout Jérusalem avec lui. Il assembla tous les grands prêtres et les scribes du peuple, et s’enquit auprès d’eux du lieu où le Messie devait naître. « A Bethléem de Judée, lui dirent-ils, car c’est ce qui est écrit par le prophète : Et toi, Bethléem, terre de Juda, tu n’es certes pas le plus petit des chefs-lieux de Juda : car c’est de toi que sortira le chef qui fera paître Israël, mon peuple. » Alors Hérode fit appeler secrètement les mages, se fit préciser par eux l’époque à laquelle l’astre apparaissait, et les envoya à Bethléem en disant : « Allez vous renseigner avec précision sur l’enfant ; et, quand vous l’aurez trouvé, avertissez-moi pour que, moi aussi, j’aille lui rendre hommage. » Sur ces paroles du roi, ils se mirent en route ; et voici que l’astre, qu’ils avaient vu à l’Orient, avançait devant eux jusqu’à ce qu’il vînt s’arrêter au-dessus de l’endroit où était l’enfant. A la vue de l’astre, ils éprouvèrent une très grande joie. Entrant dans la maison, ils virent l’enfant avec Marie, sa mère, et, se prosternant, ils lui rendirent hommage ; ouvrant leurs coffrets, ils lui offrirent en présent de l’or, de l’encens et de la myrrhe. Puis, divinement avertis en songe de ne pas retourner auprès d’Hérode, ils se retirèrent dans leur pays par un autre chemin.

Les Mages

Ces mages avaient entendu parler d’un Messie ! Or chacun avait été alerté par une étoile inhabituelle… Sans doute le germe divin qui les habitait les poussait-il à chercher Dieu ! Avons-nous été alertés dans notre vie par une étoile inhabituelle, une lumière, un signe de Dieu dans notre vie ?
Ils ont été attentifs au point d’être saisis… Sommes-nous attentifs ? Avons-nous été saisis par une lumière entrevue ?
Ils ont « quitté » … ils se sont dérangés. Avons-nous quitté quelque chose ? Nous sommes-nous dérangés pour suivre cette lumière entrevue ?
Les Mages se sont mis en route sans assurance… Ils se sont engagés dans une aventure sans preuve. Alors l’étoile des Mages sur laquelle ils n’avaient pas cessé de fixer leur regard s’est arrêtée. Imaginez la scène !
On annonçait un Messie, un Roi ! Quelle surprise ! Les Mages Le découvrent « un enfant ». Sans doute ont-ils été quelque peu déçus. C’est intéressant que ce soit un enfant. Un enfant n’est pas achevé. C’est un commencement de vie, une promesse, une espérance.
Le Messie, un enfant ! Et non un roi, un monarque, signe de la Toute Puissance, du pouvoir, de l’avoir et du savoir. Tous ces signes que nous ambitionnons si souvent pour nous-mêmes sont les signes extérieurs de ceux qui ont « réussi dans la vie », de tout ce qui s’éteindra avec nous : le périssable.

Marguerite Ph. Hoppenot
Pèlerinage aux sources de l’Evangile

du 28 décembre 2015 au 3 janvier 2016

Heureux ceux qui font œuvre de paix, ils seront appelés fils de Dieu.

Mt 5, 9

Message de Noël

Vous tous, les parents, je sais que vous pensez déjà à Noël : les cadeaux, la crèche, les réunions de famille … Et c’est très bien. Mais pensons à remettre nos cœurs en forme de crèche, c’est à dire dans une grande disponibilité à l’amour, une grande attente pour que la munificence de l’amour puisse y trouver sa place.

Marguerite Ph. Hoppenot

Evangile du 27 décembre 2015

Lc 2, 41-52

Ses parents allaient chaque année à Jérusalem pour la fête de la Pâque. Quand il eut douze ans, comme ils y étaient montés suivant la coutume de la fête et qu’à la fin des jours de fête ils s’en retournaient, le jeune Jésus resta à Jérusalem sans que ses parents s’en aperçoivent. Pensant qu’il était avec leurs compagnons de route, ils firent une journée de chemin avant de le chercher parmi leurs parents et connaissances. Ne l’ayant pas trouvé, ils retournèrent à Jérusalem en le cherchant. C’est au bout de trois jours qu’ils le retrouvèrent dans le temple, assis au milieu des maîtres, à les écouter et les interroger. Tous ceux qui l’entendaient s’extasiaient sur l’intelligence de ses réponses. En le voyant, ils furent frappés d’étonnement et sa mère lui dit : « Mon enfant, pourquoi as-tu agi de la sorte avec nous ? Vois, ton père et moi, nous te cherchons tout angoissés. » Il leur dit : « Pourquoi donc me cherchiez-vous ? Ne saviez-vous pas qu’il me faut être chez mon Père ? » Mais eux ne comprirent pas ce qu’il leur disait. Puis il descendit avec eux pour aller à Nazareth ; il leur était soumis ; et sa mère retenait tous ces événements dans son cœur. Jésus progressait en sagesse et en taille, et en faveur auprès de Dieu et auprès des hommes.

Devenir libre

Tous les hommes aspirent à la liberté et cette volonté s’accroît à la mesure où ils deviennent plus adultes. Nous le constatons chez nos enfants : plus ils approchent de l’adolescence, plus ils veulent leur liberté (ce qui sous-entend généralement leur indépendance). […]

Et cependant, chaque être humain a une possibilité plus ou moins grande de liberté, c’est-à-dire une aptitude, si réduite soit-elle, à faire des choix.

Nous discernons aussi la grande confusion qui existe entre la liberté et l’indépendance : possibilité de faire ce que je veux ? Ou possibilité de devenir celui que je suis appelé à être et que je dois être, quel que soit le donné de ma vie ? Il s’agit toujours de savoir si nous donnons le primat au  « faire » ou à  « l’être », afin d’agir alors en vérité.

Marguerite Ph. Hoppenot
LA DYNAMIQUE DE L’UNIVERSEL

du 21 au 27 décembre 2015

Moi, je suis venu pour que les hommes aient la vie et qu’ils l’aient en plénitude.

Jn 10, 10

Evangile du 20 décembre 2015

Lc 1, 39-45

En ce temps-là, Marie partit en hâte pour se rendre dans le haut pays, dans une ville de Juda. Elle entra dans la maison de Zacharie et salua Elisabeth. Or, lorsque Elisabeth entendit la salutation de Marie, l’enfant bondit dans son sein et Elisabeth fut remplie du Saint Esprit. Elle poussa un grand cri et dit : « Tu es bénie plus que toutes les femmes, béni aussi est le fruit de ton sein ! Comment m’est-il donné que vienne à moi la mère de mon Seigneur ? Car lorsque ta salutation a retenti à mes oreilles, voici que l’enfant a bondi d’allégresse en mon sein. Bienheureuse celle qui a cru : ce qui lui a été dit de la part du Seigneur s’accomplira ! »

Mystère de la « présence intérieure »

Quant au mystère de la Visitation, avons-nous levé toute confusion à son sujet ? Y voyons-nous désormais autre chose qu’une simple « histoire de femmes » ? Le mystère de la Visitation nous plonge au cœur de la vocation chrétienne, ce mystère de la  « Présence » intérieure, secret de toute communion créative de vie. C’est pourquoi il est le fondement de la vocation du Mouvement Sève, ainsi qu’en témoigne la fresque qui nous accueille à la porte du Foyer.

Elle nous rappelle jour après jour : est-ce un Autre qui accueille en nous ? Est-ce un Autre qui, à travers nous, va être contagieux ? Va-t-il être, invisible en nous, le secret de notre rayonnement, de notre accueil ? Est-ce qu’un Autre en nous va faire tressaillir la vie dans l’âme de ceux que nous allons rencontrer ?

La fresque de la Visitation n’est pas seulement là parce qu’elle est belle, elle est un signe qui, chaque fois, doit nous faire signe.

Marguerite Ph. Hoppenot
LA DYNAMIQUE DE L’UNIVERSEL

 

du 14 au 20 décembre 2015

Soyez tous dans les mêmes dispositions, compatissants, animés d’un amour fraternel, miséricordieux, humbles.

1 P 3, 8

Évangile du 13 décembre 2015

Lc 3, 10-18

Les foules demandaient à Jean : « Que nous faut-il donc faire ? » Il leur répondait : « Si quelqu’un a deux tuniques, qu’il partage avec celui qui n’en a pas ; si quelqu’un a de quoi manger, qu’il fasse de même. » Des collecteurs d’impôts aussi vinrent se faire baptiser et lui dirent : « Maître, que nous faut-il faire ? » Il leur dit : « N’exigez rien de plus que ce qui vous a été fixé. » Des militaires lui demandaient : « Et nous, que nous faut-il faire ? » Il leur dit : « Ne faites ni violence ni tort à personne, et contentez-vous de votre solde. »
Le peuple était dans l’attente et tous se posaient en eux-mêmes des questions au sujet de Jean : ne serait-il pas le Messie ? Jean répondit à tous : « Moi, c’est d’eau que je vous baptise ; mais il vient, celui qui est plus fort que moi, et je ne suis pas digne de délier la lanière de ses sandales. Lui, il vous baptisera dans l’Esprit Saint et le feu ; il a sa pelle à vanner à la main pour nettoyer son aire et pour recueillir le blé dans son grenier ; mais la balle, il la brûlera au feu qui ne s’éteint pas. » Ainsi, avec bien d’autres exhortations encore, il annonçait au peuple la Bonne Nouvelle.

La Bonne Nouvelle

… Et soudain, dans un éblouissement, j’ai vu : Dieu est l’Être divin avec un grand  « E », l’homme est un être humain avec un  petit   « e ». Il y a une parenté divine entre Dieu et l’être humain. Tous les êtres humains portent donc en eux quelque chose de Dieu. J’ai appelé cela   « un germe divin », un germe d’amour, puisque Dieu est Amour.

Ce germe est fait pour germer dans nos petites terres humaines, toutes différentes les unes des autres, pour les apparenter.

La Bonne Nouvelle, c’est cette parenté divine de l’être humain.

Tous les êtres humains naissent donc enfants de Dieu…

Marguerite Ph. Hoppenot
Un Être nouveau pour un Monde nouveau
La Bonne Nouvelle

du 7 au 13 décembre 2015

L’étranger qui réside avec vous sera pour vous comme un compatriote et tu l’aimeras comme toi-même.

Lv 19, 34

Évangile du 6 décembre 2015

Lc 3, 1-6

L’an quinze du gouvernement de Tibère César, Ponce Pilate étant gouverneur de la Judée, Hérode tétrarque de Galilée, Philippe son frère tétrarque du pays d’Iturée et de Trachonitide, et Lysanias tétrarque d’Abilène, sous le sacerdoce de Hanne et Caïphe, la parole de Dieu fut adressée à Jean fils de Zacharie dans le désert. Il vint dans toute la région du Jourdain, proclamant un baptême de conversion en vue du pardon des péchés, comme il est écrit au livre des oracles du prophète Esaïe : Une voix crie dans le désert : Préparez le chemin du Seigneur, rendez droits ses sentiers.
Tout ravin sera comblé, toute montagne et toute colline seront abaissées ; les passages tortueux seront redressés, les chemins rocailleux aplanis ; et tous verront le salut de Dieu.

Vers une promesse …

« Cette grande route, non loin de là, que je voulais atteindre, car elle conduit au lieu où je dois aller, je m’aperçois qu’à mon insu, je m’en suis écarté, et que pour la rejoindre, il me faut retourner en arrière.
Je m’étais trompé… ce n’était qu’une impasse !
Le soleil cependant est déjà loin dans sa course.
Il faut que je me hâte pour rejoindre la grand-route avant qu’il ne fasse nuit…
Oui, la grand-route qui relie tout, qui ne retient rien, qui n’en finit jamais d’être route et ne se confond jamais avec le terme… »

Marguerite Ph. Hoppenot
VERS LE ROYAUME
Impasse ou Vie qui passe

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