Mois: janvier 2016

Chaque semaine, Sève propose une parole biblique que chacun reçoit comme si elle lui était adressée personnellement pour éclairer sa vie aujourd’hui. Les membres de Sève méditent chaque jour cette parole et la partagent lors de leurs réunions régulières, pour se laisser transformer personnellement et ensemble.

du 25 au 31 janvier 2015

Portez les fardeaux les uns des autres, accomplissez ainsi la loi du Christ.

Gal 6, 8

Evangile du 31 janvier 2016

Lc 4, 21-30

Alors il commença à leur dire : « Aujourd’hui, cette écriture est accomplie pour vous qui l’entendez. » Tous lui rendaient témoignage ; ils s’étonnaient du message de la grâce qui sortait de sa bouche, et ils disaient : « N’est-ce pas là le fils de Joseph ? » Alors il leur dit : « Sûrement vous allez me citer ce dicton : « Médecin, guéris-toi toi-même. » Nous avons appris tout ce qui s’est passé à Capharnaüm, fais-en donc autant ici dans ta patrie. » Et il ajouta : « Oui, je vous le déclare, aucun prophète ne trouve accueil dans sa patrie.

En toute vérité, je vous le déclare, il y avait beaucoup de veuves en Israël aux jours d’Elie, quand le ciel fut fermé trois ans et six mois et que survint une grande famine sur tout le pays ; pourtant ce ne fut à aucune d’entre elles qu’Elie fut envoyé, mais bien dans le pays de Sidon, à une veuve de Sarepta. Il y avait beaucoup de lépreux en Israël au temps du prophète Elisée ; pourtant aucun d’entre eux ne fut purifié, mais bien Naamân le Syrien. »

Tous furent remplis de colère, dans la synagogue, en entendant ces paroles. Ils se levèrent, le jetèrent hors de la ville et le menèrent jusqu’à un escarpement de la colline sur laquelle était bâtie leur ville, pour le précipiter en bas. Mais lui, passant au milieu d’eux, alla son chemin.

L’appelé de Dieu, signe de contradiction

Ta fidélité à incarner l’Amour, c’est-à-dire à devenir si peu que ce soit « présence » du Christ et donc à le « révéler », va attirer les êtres… L’amour est l’aimant du monde… son aimantation. Mais il peut attirer des « oui » ou susciter des « non »… et l’appelé de Dieu devient un signe de contradiction qui peut susciter les entreprises et les agressions du Malin dans le cœur des êtres et une grande souffrance dans le cœur de ce messager de l’amour lorsqu’il découvre les multiples formes que peut prendre le Malin… « notre petit malin », le menteur, le troubleur, le diviseur, le jaloux, pour tenter « de non amour » les pauvres hommes que nous sommes, voire au nom de Dieu ! même ceux auxquels nous avons donné toute notre confiance.

Quelle découverte déchirante, parfois scandaleuse que celle de ce chemin d’ombre et de lumière où l’on entrevoit que c’est la lumière qui suscite les ombres.

Voilà qu’une nouvelle question se pose au cœur du messager de Dieu : vas-tu souffrir pour toi de ces échecs incompréhensibles, vont-ils te faire hésiter… te faire chercher à plaire… car le Malin va aussi te tenter… même au nom de Dieu afin de réussir soi-disant l’œuvre de Dieu… Ou bien vas-tu souffrir d’amour, souffrir pour Celui qui est cette « présence » en toi, qui précisément suscite le Malin et ces obstacles et ces ombres incompréhensibles.

Et voici qu’apparaît à mes yeux l’envers scandaleux de ta passion d’amour, ta passion de souffrance, Seigneur, ce nouveau croisement de l’amour en toi et de cette incompréhensible souffrance, ce calvaire qu’il te fallut parcourir en ne cessant jamais d’aimer jusqu’au bout. C’est ainsi que Tu révélas que Dieu est amour sans limite. Quelle merveilleuse nouvelle pour les pauvres pécheurs que nous sommes hélas souvent !

Marguerite Ph. Hoppenot
Ecrit du 29 décembre 1990

du 18 au 24 janvier 2016

Accordez votre vie à l’appel que vous avez reçu ; en toute  humilité et douceur, avec patience, supportez-vous les uns les autres dans l’amour ; appliquez-vous à garder l’unité par le lien de la paix.

Eph 4, 1-3

Evangile du 24 janvier 2016

Lc 1, 1-4 et 4, 14-21

Puisque beaucoup ont entrepris de composer un récit des événements accomplis parmi nous, d’après ce que nous ont transmis ceux qui furent dès le début témoins oculaires et qui sont devenus serviteurs de la parole, il m’a paru bon, à moi aussi, après m’être soigneusement informé de tout à partir des origines, d’en écrire pour toi un récit ordonné, très honorable Théophile, afin que tu puisses constater la solidité des enseignements que tu as reçus.[…]
Alors Jésus, avec la puissance de l’Esprit, revint en Galilée, et sa renommée se répandit dans toute la région. Il enseignait dans leurs synagogues et tous disaient sa gloire.
Il vint à Nazareth où il avait été élevé. Il entra suivant la coutume le jour du sabbat dans la synagogue, et il se leva pour faire la lecture. On lui donna le livre du prophète Isaïe, et en le déroulant il trouva le passage où il était écrit :
« L’Esprit du Seigneur est sur moi parce qu’il m’a conféré l’onction pour annoncer la Bonne Nouvelle aux pauvres.
Il m’a envoyé proclamer aux captifs la libération et aux aveugles le retour à la vue,
renvoyer les opprimés en liberté, proclamer une année d’accueil par le Seigneur. »
Il roula le livre, le rendit au servant et s’assit ; tous dans la synagogue avaient les yeux fixés sur lui. Alors il commença à leur dire : « Cette parole de l’Ecriture que vous venez d’entendre, c’est aujourd’hui qu’elle s’accomplit. »

Cette parole de l’Ecriture … c’est aujourd’hui qu’elle s’accomplit.

Nous constatons sans cesse, dans la rédaction de l’Evangile, cette préoccupation de faire coïncider les événements de la vie de Jésus-Christ avec la parole des prophètes. […]
Il m’apparaît que ce ne sont pas les prophètes qui authentifient Jésus-Christ, mais Jésus-Christ qui peut authentifier les intuitions et annonces des prophètes. […]
Il me semble que cette prise de conscience pourrait aider à purifier notre enseignement chrétien de ses incohérences. Elle pourrait contribuer à éclairer le difficile chemin vers l’unité de tous les fils d’un même Père… de tous les croyants du monde, et, avant tout, de tous les chrétiens.
Ce ne sont pas les prophètes qui authentifient la vérité de Jésus-Christ. C’est Jésus-Christ qui, désormais, peut seul authentifier la vérité des prophètes sur leur chemin vers l’unique vérité.
Je dis « désormais », car il est évident, même normal, voire essentiel, qu’à l’apparition de Jésus-Christ celui qui se disait « Fils de Dieu » ait été regardé, vérifié si je puis dire, à la lumière de la parole de ceux qui, au long des âges, l’avaient annoncé.

Marguerite Ph. Hoppenot
N’ETEIGNEZ PAS L’ESPRIT

du 11 au 17 janvier 2016

A quoi bon, mes frères, dire qu’on a la foi si on n’a pas les œuvres ?

Jc 2, 14

Evangile du 17 janvier 2016

Jn 2, 1-11

Or, le troisième jour, il y eut une noce à Cana de Galilée et la mère de Jésus était là. Jésus lui aussi fut invité à la noce ainsi que ses disciples. Comme le vin manquait, la mère de Jésus lui dit : « Ils n’ont pas de vin. » Mais Jésus lui répondit : « Que me veux-tu, femme ? Mon heure n’est pas encore venue. » Sa mère dit aux serviteurs : « Quoi qu’il vous dise, faites-le. » Il y avait là six jarres de pierre destinées aux purifications des Juifs ; elles contenaient chacune de deux à trois mesures. Jésus dit aux serviteurs : « Remplissez d’eau ces jarres » ; et ils les emplirent jusqu’au bord. Jésus leur dit : « Maintenant puisez et portez-en au maître du repas. » Ils lui en portèrent, et il goûta l’eau devenue vin — il ne savait pas d’où il venait, à la différence des serviteurs qui avaient puisé l’eau —, aussi il s’adresse au marié et lui dit : « Tout le monde offre d’abord le bon vin et, lorsque les convives sont gris, le moins bon ; mais toi, tu as gardé le bon vin jusqu’à maintenant ! » Tel fut, à Cana de Galilée, le commencement des signes de Jésus. Il manifesta sa gloire, et ses disciples crurent en lui.

Remplissez d’eau ces jarres

Cet épisode des noces de Cana a eu lieu lors d’un mariage. Tout cela n’est pas indifférent.

C’était le premier acte de la vie de Jésus-Christ et dans ce premier acte, il livre le secret du Royaume pour tout mariage, toute alliance, tout alliage d’être, tout monde nouveau. C’est le secret de la transformation essentielle – j’ose dire presque de la « transsubstantiation », si petite soit-elle, de l’être humain, en être spirituel, en être si peu que ce soit divinisé par l’Esprit de Dieu, en un mot « christianisé ».

Cependant, n’oublions pas la recommandation de Jésus-Christ :   « remplissez d’eau ces jarres » – Jésus-Christ n’est pas un  magicien. Il ne fait pas quelque chose avec rien. On veut toujours demander à Jésus-Christ des choses magiques. Non ! : « Remplissez d’eau ces jarres », c’est-à-dire soyez d’abord des hommes. Telle est la condition absolue pour que l’Esprit puisse faire naître un homme nouveau.

Soyez déjà des hommes et des femmes debout ! Alors je pourrai faire naître en vous cet homme nouveau, ce fils de Dieu, vitalement fils, capable de devenir vitalement frère, apte à la communion, à l’unité, au Royaume.

Les noces de Cana sont le premier acte de la vie publique de Jésus-Christ à travers lequel il révèle d’emblée  le secret de son message, le secret essentiel. Ne ravalons pas les noces de Cana à une historiette. Jésus-Christ parle à travers les événements humains, mais tout a une portée essentielle et universelle.

Marguerite Ph. Hoppenot
Bulletin 158 – Ultime appel de notre vocation

Vœux pour 2016

« Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix. Je ne vous la donne pas comme le monde la donne. » Jn 14, 27

Comment recevoir une telle parole aujourd’hui ? Comment être en paix pour servir la paix ? Ce temps que nous vivons nous invite à accueillir en notre cœur cette paix qui fait tomber les murs : ces murs qui génèrent incompréhension, agressivité, peur, indifférence, violence …
La paix de Jésus-Christ, c’est le fruit d’une attitude intérieure profonde d’ouverture à l’Autre et à l’autre qui, seule, peut faire advenir la fraternité.
C’est notre espérance pour le monde !

Ce rêve n’est pas une utopie. Il n’est pas loyal de se passionner pour ce grand rêve de paix fraternelle collective sans prendre la ferme décision de s’engager personnellement dans l’aventure, en changeant quelque chose dans son propre cœur et dans sa vie, afin de contribuer à son ébauche de réalisation. »

Marguerite Ph. Hoppenot
CETTE VIE QUI M’EST DONNÉE
La Bonne Nouvelle affrontée à l’actualité de l’histoire

Que l’année 2016 se vive davantage sous le signe de la paix, dans nos familles et dans le monde, c’est notre souhait le plus ardent.

Evangile du 10 janvier 2016

Lc 3, 15-16.21-22

Le peuple était dans l’attente et tous se posaient en eux-mêmes des questions au sujet de Jean : ne serait-il pas le Messie ? Jean répondit à tous : « Moi, c’est d’eau que je vous baptise ; mais il vient, celui qui est plus fort que moi, et je ne suis pas digne de délier la lanière de ses sandales. Lui, il vous baptisera dans l’Esprit Saint et le feu ; […]
Or comme tout le peuple était baptisé, Jésus, baptisé lui aussi, priait ; alors le ciel s’ouvrit ; l’Esprit Saint descendit sur Jésus sous une apparence corporelle, comme une colombe, et une voix vint du ciel : « Tu es mon fils, moi, aujourd’hui, je t’ai engendré. »

Jésus-Christ, fils de Dieu en vérité

J’ai pris une conscience vive que l’unité fraternelle des hommes, dans le respect de leurs diversités, ce miracle de l’amour, inconnu jusqu’alors, vécu par les chrétiens, sur tous les plans de leur vie, jusques et y compris l’unité de nos Eglises, est et serait la preuve irréfutable de la divinité de Jésus-Christ aux yeux du monde ; la preuve tangible que Jésus-Christ n’est pas simplement un prophète, fût-il le plus grand des prophètes, comme le prétendent les musulmans eux-mêmes, mais qu’Il est en vérité le Fils de Dieu.
Jésus-Christ est non seulement le messager de son Père, mais le Message vivant. Il est venu révéler que l’homme appelé à sa suite à se laisser engendrer fils de Dieu, si peu que ce soit, par l’Esprit d’Amour vivant en lui, est l’unique et essentiel secret du parachèvement de la création, du Royaume fraternel des enfants du même Père.

Marguerite Ph. Hoppenot
LA DYNAMIQUE DE L’UNIVERSEL

du 4 au 10 janvier 2016

Vous êtes chargés d’annoncer les merveilles de Celui qui vous a appelés des ténèbres à son admirable lumière.

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