Mois: février 2016 (Page 1 sur 2)

Chaque dimanche, un évangile commun est proposé à tous par les églises chrétiennes. Pour ceux qui souhaitent approfondir, voici un éclairage de Marguerite Ph. Hoppenot.

Évangile du 27 mars 2016 – Dimanche de Pâques

Jn 20, 1 – 9
« Il vit, et il crut »

Résurrection

A l’aube de Pâques, (…) la première, [Marie-Madeleine] est le témoin bouleversé du tombeau vide. Elle court aussitôt en avertir Pierre et Jean qui arrivent en hâte. Ayant constaté l’authenticité de la nouvelle bouleversante annoncée par Marie-Madeleine, ils vérifient les détails de la disparition de Jésus ainsi que l’exige la raison.

La lumière se fait alors vive en eux sur cette vérité de la Résurrection du Maître, annoncée par l’Ecriture et qui, jusqu’ici, leur était demeurée voilée.

Ils comprennent enfin ce dont ils sont les témoins, et ils croient …

Marguerite Ph. Hoppenot
Cette Vie qui m’est donnée, « Résurrection »

 

Évangile du 20 mars 2016 – Dimanche des Rameaux et de la Passion

Luc 22, 14 – 23, 56
Jésus crucifié

Amour sans limites

La passion de souffrance de son amour refusé est celle dont nous ne pouvons pas nous désolidariser, car qui de nous peut croire ne pas y avoir participé, si peu que ce soit, par ses propres refus d’aimer ? Qui peut se croire absent de ce vaste désert d’amour et de communion qui, actuellement, asphyxie l’humanité ? Ce refus d’aimer qui crucifie encore Celui dont le don d’amour absolu n’est pas reçu. Sans doute notre participation à cette souffrance de Jésus-Christ, de l’amour donné et non reçu à sa mesure, fera-t-elle écho dans le cœur de certains d’entre nous et donnera-t-elle à leur propre souffrance un sens plus profond, une lumière plus vive et une dimension nouvelle… éclairée par celle que Jésus donna à sa propre souffrance, celle de la communion à la souffrance de l’humanité. […]

A l’heure ultime, pour Jésus-Christ, il n’était plus question de lui, pour lui. Il n’était plus question que de son Père.
Sa fidélité à son Père était d’achever sa mission destinée à révéler au monde l’identité de Dieu son Père : « Amour sans limites ».
Tel est l’ultime témoignage qu’au Calvaire Jésus devait et pouvait donner… Le témoignage de sa mort fut le message qu’il donna pleinement, pour être fidèle jusqu’au bout… C’est alors qu’il aima jusqu’à la fin. En rendant amour pour non-amour, Il donna et redonna son par-don d’amour, par-delà toute offense, toute lâcheté, tout abandon, toute trahison, toute persécution, et cela jusque et au-delà de la mort.

Marguerite Ph. Hoppenot
Pèlerinage aux sources, « Passion d’amour, passion de souffrance »

Évangile du dimanche 13 mars 2016

Jn 8, 1-11
« Moi non plus, je ne te condamne pas. Va, et désormais ne pèche plus »

Pour déceler la manière dont nous définissons le péché, il importe au préalable d’être au clair sur l’idée que nous nous faisons de Dieu […] car notre notion du péché en dépend étroitement.
Le péché n’est souvent pour nous que transgression d’une loi, atteinte aux principes de la morale ou manquement aux commandements de la pratique religieuse. Derrière cette idée de péché, on peut déceler une certaine représentation de Dieu : celle d’un Dieu extérieur à l’homme, législateur et juge, un Dieu de la seule Toute-Puissance, mais non celui de la toute-puissance de l’Amour. Or, face à la Révélation chrétienne de Dieu […], le péché ne peut apparaître, dans son essence, que comme une atteinte à la relation d’amour. […]
Seule, la logique de l’amour peut nous faire comprendre ce qu’est le pardon […]. Dieu est à l’absolu pardon d’amour qui va toujours plus loin et ne se reprend jamais.

Marguerite Ph. Hoppenot
Bulletin « Au service de tous » n° 134

Évangile du dimanche 6 mars 2016

Lc 15, 1-3. 11-32
« Mon fils que voilà était mort, et il est revenu à la vie »

Le Père miséricordieux

Pardonner, est-ce oublier l’offense ? Non !
Si Dieu nous a donné une bonne mémoire, comment oublier ?
Pardonner, est-ce effacer la faute, faire comme si elle n’avait pas existé ?
Alors, qu’est-ce que pardonner ? C’est dépasser l’offense.
Seul l’amour en nous, plus grand que notre cœur peut nous faire faire ce dépassement d’amour, alors que la rancune est le cancer du cœur. Le par-don d’amour, ce nouveau don d’amour est un chemin sans fin de l’être humain que nous rappelle sans cesse le Notre Père. Un appel à incarner l’amour sans cesse davantage afin de devenir davantage fils de Dieu.
Pardonner chrétiennement, ce n’est donc ni oublier, ni effacer, c’est dépasser en aimant sans cesse davantage, comme Dieu nous le dit sans cesse au fond du cœur : « tu sais bien que je t’aime » (Jn 21, 17), parce que je ne cesserai jamais de croire en toi, c’est-à-dire d’espérer en toi.

Marguerite Ph. Hoppenot
Pèlerinage aux sources

Lettre ouverte à M. Boutros Boutros-Ghali

A l’occasion de la mort récente de l’ancien Secrétaire général des Nations Unies, voici un échange de courrier entre  Marguerite Hoppenot et M. Boutros Boutros-Ghali.

Noirmoutier, le 3 juillet 1995

Monsieur le Secrétaire général,

[…] Les frontières sont décloisonnées entre les peuples. On est parvenu à l’universel et les armes sont totales. Un sentiment de peur latente se répand. On se méfie les uns des autres et ce sont les cœurs humains qui se cloisonnent. On sent une sorte de dérive… comme si on ne voyait plus très bien où l’on va. De toute évidence, l’homme n’est plus à la mesure du monde qu’il a engendré.

Ce problème de l’avenir du monde au seuil de l’an 2000… et donc de l’urgence de s’acheminer vers la fraternité humaine, est ma préoccupation majeure, tant il me paraît capital, voire décisif pour les générations à venir.

Réfléchissant à la parole qui se fit entendre à la conscience humaine à l’aube de l’évolution fabuleuse qu’elle allait connaître : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même », autrement dit « ne fais pas à l’autre ce que tu ne voudrais pas que l’on te fasse », cette parole m’est apparue dans toute sa simplicité et sa clarté. Elle est compréhensible pour tous, quelles que soient la race, la civilisation, la culture, la génération qui la reçoit.

« Ne fais pas à l’autre ce que tu ne voudrais pas que l’on te fasse à toi-même » est un principe essentiel et donc universel. C’est une loi de justice. N’est-elle pas le fondement de la morale sociale universelle ? C’est la loi spirituelle qu’ont reçue, et les juifs, et les musulmans, et les chrétiens ! Pour y être fidèle ne les appelle-t-elle pas à converger au-delà de chacun, au lieu de s’opposer sans cesse les uns aux autres ?

C’est pourquoi, depuis quelques années, je crois que l’ONU pourrait, à cette ultime étape de l’universalité des problèmes du monde, proposer cette loi de référence à l’engagement de toutes les nations. Cet appel à la réciprocité et à la solidarité serait une loi de sagesse. Sans doute réveillerait-elle en beaucoup d’êtres humains cette source de générosité, d’amour même, enfouie au fond de leur cœur, mais dont la tendance égocentrique a progressivement eu raison. Cette loi ferait peu à peu prendre conscience que lorsqu’on fait du mal à l’autre, on se fait du mal à soi-même. Nous en vérifions la rigoureuse actualité en maints endroits du globe.

J’ai la conviction qu’il ne faut jamais lutter « contre » mais lutter « pour » un grand but qui nous dépasse tous, mais qui transcende chacun de nous. L’infiniment petit est concerné et responsable, à sa mesure, de l’infiniment grand.

[…] Ce n’est pas rêver que de ne jamais cesser d’espérer !

Marguerite Ph. Hoppenot

Réponse personnelle du Secrétaire général des Nations Unies  :

le 9 août 1995

Chère Madame,

Je viens d’avoir l’occasion de lire la lettre que vous avez bien voulu m’adresser par l’intermédiaire du Journal de Genève du 7 juillet dernier.

Je vous en remercie vivement et je voulais vous dire combien je me sens en communion avec votre pensée.

Il est réconfortant pour moi de constater que les efforts de l’Organisation mondiale peuvent trouver dans l’opinion publique des échos si profonds. […]

Boutros Boutros-Ghali

 

 

Évangile du 28 février 2016

Lc 13, 1-9

A ce moment survinrent des gens qui lui rapportèrent l’affaire des Galiléens dont Pilate avait mêlé le sang à celui de leurs sacrifices. Il leur répondit : « Pensez-vous que ces Galiléens étaient de plus grands pécheurs que tous les autres Galiléens pour avoir subi un tel sort ? Non, je vous le dis, mais si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous de même.
« Et ces dix-huit personnes sur lesquelles est tombée la tour à Siloé, et qu’elle a tuées, pensez-vous qu’elles étaient plus coupables que tous les autres habitants de Jérusalem ? Non, je vous le dis, mais si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous de la même manière. »
Et il dit cette parabole : « Un homme avait un figuier planté dans sa vigne. Il vint y chercher du fruit et n’en trouva pas. Il dit alors au vigneron : “Voilà trois ans que je viens chercher du fruit sur ce figuier et je n’en trouve pas. Coupe-le. Pourquoi faut-il encore qu’il épuise la terre ? ” Mais l’autre lui répond : “Maître, laisse-le encore cette année, le temps que je bêche tout autour et que je mette du fumier. Peut-être donnera-t-il du fruit à l’avenir. Sinon, tu le couperas.”

Appel à la conversion

Le problème de la conversion chrétienne pourrait se poser de la façon suivante.
Se convertir, est-ce seulement changer peu à peu sa mentalité ? Est-ce modifier progressivement sa manière d’agir en conformité avec une morale type ? Est-ce poser des actes de religion ? Est-ce pratiquer un culte rendu à un Dieu extérieur à l’homme et appelant hommage, sacrifice et soumission absolue ?
Ou bien, se convertir, est-ce avoir reconnu Celui qui est la source de sa vie, le principe vivant et l’accomplissement de son être, et se laisser saisir par lui du dedans afin que, s’ouvrant peu à peu au mystère divin qui, en puissance, habite déjà tout homme, on retourne progressivement son cœur ?
Retourner son cœur, c’est le décentrer de son « moi » – ce centre naturel hélas ! si puissamment attractif – pour l’orienter vers un « au-delà de soi » devenant son centre surnaturel.
Ce retournement du cœur – qui nous ordonne à l’amour – secret de toute vie de société, introduit notre être dans une sorte de gravitation universelle, ce mouvement combien significatif d’attraction et de communion pour lequel il est fait et auquel nul ne peut échapper sous peine d’être « perdu ».
Etre sauvé, n’est-ce pas échapper enfin à la mortelle prison de son « moi » égocentrique ?

Marguerite Ph. Hoppenot
N’Eteignez pas l’Esprit

du 7 au 13 mars 2016

En quelque maison que vous entriez, dites d’abord : « Paix à cette maison ».

Lc 10, 5

du 29 février au 6 mars 2016

Avancez en eau profonde et jetez vos filets pour la pêche.

Lc 5, 4

du 22 au 28 février 2016

Qui demeure en moi comme moi en lui, porte beaucoup de fruit ; car hors de moi vous ne pouvez rien faire.

Jn 15, 5

du 15 au 21 février 2016

Si quelqu’un est dans le Christ, c’est une créature nouvelle : l’être ancien a disparu, un être nouveau est là. Tout vient de Dieu qui nous a réconciliés avec lui par le Christ et  nous a confié le ministère de la réconciliation.

2 Co 5, 17-18

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