Mois: mars 2016

De nos amis Sève de Bruxelles, à propos des attentats

…Merci beaucop de ce coup de fil qui nous a toutes touchées dans ces moments d’horreur qui ont frappé Bruxelles…et avec elle tant d’innocents…
…Votre message nous a été droit au coeur.
…Il nous faut maintenant prier pour les disparus et leur famille et même les tueurs, que l’amour remplace la haine. Mais je crois dorénavant que nous devons accepter de vivre dans l’insécurité et nous tenir prêts.
…Nous restons en lien de coeur et de prières avec tous ceux qui ont choisi la voie de l’Amour

Quand on passe au Foyer…

La Visitation
J’ai passé un moment génial au Foyer du mouvement Sève.
On voit clairement que les personnes là-bas aiment ce qu’elles font. En même temps, je les comprends, leur objectif, de partager du bonheur, est bénéfique.
De plus, les collègues sont vraiment agréables entre elles. Et c’est avec joie que j’ai aidé à préparer l’anniversaire d’une arrivante à Sève.
Merci de m’avoir accueillie,

Mathilde, 13 ans
le 23 mars 2016

Evangile du 3 avril 2016

Jn 20, 19-31

Le soir de ce même jour qui était le premier de la semaine, alors que, par crainte des Juifs, les portes de la maison où se trouvaient les disciples étaient verrouillées, Jésus vint, il se tint au milieu d’eux et il leur dit : « La paix soit avec vous. » Tout en parlant, il leur montra ses mains et son côté. En voyant le Seigneur, les disciples furent tout à la joie. Alors, à nouveau, Jésus leur dit : « La paix soit avec vous. Comme le Père m’a envoyé, à mon tour je vous envoie. » Ayant ainsi parlé, il souffla sur eux et leur dit : « Recevez l’Esprit Saint ; ceux à qui vous remettrez les péchés, ils leur seront remis. Ceux à qui vous les retiendrez, ils leur seront retenus. »
Cependant Thomas, l’un des Douze, celui qu’on appelle Didyme, n’était pas avec eux lorsque Jésus vint. Les autres disciples lui dirent donc : « Nous avons vu le Seigneur ! » Mais il leur répondit : « Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous, si je n’enfonce pas mon doigt à la place des clous et si je n’enfonce pas ma main dans son côté, je ne croirai pas ! » Or huit jours plus tard, les disciples étaient à nouveau réunis dans la maison, et Thomas était avec eux. Jésus vint, toutes portes verrouillées, il se tint au milieu d’eux et leur dit : « La paix soit avec vous. » Ensuite il dit à Thomas : « Avance ton doigt ici et regarde mes mains ; avance ta main et enfonce-la dans mon côté, cesse d’être incrédule et deviens un homme de foi. » Thomas lui répondit : « Mon Seigneur et mon Dieu. » Jésus lui dit : « Parce que tu m’as vu, tu as cru ; bienheureux ceux qui, sans avoir vu, ont cru. »
Jésus a opéré sous les yeux de ses disciples bien d’autres signes qui ne sont pas rapportés dans ce livre. Ceux-ci l’ont été pour que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et pour que, en croyant, vous ayez la vie en son nom.

« La paix soit avec vous. »

Seigneur, toi qui nous as fait découvrir […] quelle paix tu fais régner parmi tes enfants lorsque, s’efforçant d’être fidèles à « s’aimer les uns les autres comme tu les a aimés », ils sont fondés dans l’unité… Aide-nous tous […] à vivre selon ce que tu nous as fait voir.
De la même manière, Seigneur, qu’à travers tous les chrétiens assoiffés de paix, la victoire de l’amour convertisse chaque communauté de vie : conjugale, paroissiale, apostolique, religieuse, en autant de petits foyers d’Eglise qui, tels ceux de la primitive Eglise, soient brûlants de ton amour et rayonnants de ta joie.
Que, fidèles à la divine inspiration de Jean XXIII, tous les croyants du monde, peu à peu saisis de la même passion de la paix, se laissent emporter par le courant provoqué par l’Esprit d’amour qui l’anime et, qu’à travers ces foyers d’Eglise, se propage, de proche en proche, le feu que tu es venu allumer sur la terre, parce que dans le cœur de tous tes enfants. Puisse alors ton Eglise, Seigneur, être le signe étincelant du Royaume qui vient, messagère d’espérance, de justice et de paix, le signe visible de la vivante Bonne Nouvelle que tu es venu révéler au monde : la parenté divine de tous les êtres humains.

Marguerite Ph. Hoppenot
PRIÈRES D’AMOUR, PRIÈRES DE VIE, « MYSTÈRE D’AMOUR, FOYER D’EGLISE »

du 28 mars au 3 avril 2016

Quand donc tu présentes ton offrande à l’autel, si là tu te souviens d’un grief que ton frère a contre toi, laisse là ton offrande devant l’autel et va d’abord te réconcilier avec ton frère puis reviens et alors présente ton offrande.

Mc 11, 25

Qui de nous ?

Nous pensons tous de bonne foi que nous aurions été de ceux qui n’auraient pas crucifié Jésus-Christ.

Peut-être cela est-il vrai, mais alors sommes-nous bien sûrs que nous n’aurions pas été de ceux qui l’auraient laissé crucifier ?

Le Christ, sous un visage ou sous un autre, est vivant parmi nous jusqu’à la fin du monde !

Qui d’entre nous, peut-être même surtout nous qui nous occupons tant de son règne, ne participe inconsciemment à l’entreprise collective de crucifixion ?

Car le Christ vivant « dérange » même ceux qui croient l’aimer et le veulent établir.

C’est dans les replis de nos cœurs qui, secrètement, refusent souvent le Christ pour ce qu’il est, que se cachent les innombrables points d’appui de son accusation.

Le Golgotha se vit tous les jours, à toutes les époques, au milieu de nous.

Il se trouve toujours :
un Judas pour trahir,
un Pierre pour renier,
des Pilate pour s’en laver les mains,
une foule aveugle pour hurler avec les loups… et réclamer Barabas,
quelques « bien renseignés » pour témoigner en accusation,
quelque docteur de la loi pour justifier la mort au nom de Dieu Lui-même,
quelque visage sans nom pour donner le coup de grâce,
des passants pour hocher la tête,
et des amis pour laisser faire !

Dimanche des Rameaux ! Vendredi Saint ! Que vous fûtes proches dans le temps ! Que vous êtes proches, ou même mêlés, dans nos pauvres cœurs d’hommes !

Marguerite Ph. Hoppenot
Extrait de « VERS LE ROYAUME »

du 21 au 27 mars 2016

Mais je vous exhorte, frères, au nom de notre Seigneur Jésus-Christ : soyez tous d’accord et qu’il n’y ait pas de divisions parmi vous.

1 Co 1, 10

du 14 au 20 mars 2016

C’est le Christ en effet qui est notre paix ; de ce qui était divisé il a fait une unité. Dans sa chair, il a détruit le mur de séparation : la haine.

Eph. 2, 14

D’un membre de l’équipe de Blainville au Québec

Pour moi « être » et « devenir » est un processus créatif. C’est-à-dire qu’à l’enfance nous ne sommes qu’une esquisse de nous-même, un dessin à grands traits. Avec le temps, pour toutes sortes de raisons extérieures à nous, souvent on se construit un personnage, on devient comme un dessin trompe-l’œil. Puis à l’âge adulte, si l’on accepte de retravailler le dessin de notre être et que l’on se libère des blessures qui nous empêchent d’être soi, alors notre conscience s’élargit et il est possible de découvrir notre être véritable.

On devient alors artiste et on peut se recréer  et se redessiner selon notre unicité, notre appel profond. C’est un acte de création qui s’effectue dans la foi, car on ne connaît pas le résultat, le devenir. Il suffit d’être fidèle à cette voix intérieure et à la mouvance de l’Esprit Saint qui nous habite.

Je crois que nous sommes des œuvres sacrées toujours en devenir et qu’il est possible de laisser émerger notre essence, notre être véritable de façon toujours authentique et libre.

En chemin vers Pâques

La croix est le signe visible de Celui qui « vient faire toutes choses nouvelles » et annoncer que « le monde ancien a disparu et que le monde nouveau est né ».
Elle est donc un signe pleinement positif, bien avant d’être le signe de la souffrance et de la mort auquel on l’a pour ainsi dire réduite.
Certes, la croix de Jésus Christ, signe du plus grand amour de Dieu pour nous n’exclut pas pour autant la souffrance. L’amour du Christ, vécu jusqu’au comble, car redonné inlassablement au-delà de toute offense, de tout abandon, de toute persécution, c’est à dire de toute souffrance, fut « par-don » d’amour, nouveau don d’amour jusqu’à et au-delà de la mort!
La croix de Jésus Christ nous rappelle ainsi que, dans le monde imparfait et pécheur dont « nous sommes » personnellement, ne l’oublions jamais, l’amour vécu à la suite de Jésus Christ conduit inévitablement à la souffrance d’amour. Celle de Jésus Christ nous rejoint alors au coeur des problèmes de notre propre vie, ceux qu’Il assuma Lui-même…démesurément.
La croix de Jésus Christ emblème du croisement du plus grand amour et de la plus grande souffrance humaine, nous rappelle alors, à temps et à contretemps, ce fameux « pardon d’amour », ce nouveau don d’amour qu’à la suite de Jésus Christ, nous devons donner non seulement « sept fois, mais septante fois sept fois » c’est-à-dire toujours.
C’est ainsi que les souffrances qui sont celles de l’amour en nous deviennent des souffrances « ressuscitantes », c’est-à-dire des chemins de résurrection.

Marguerite Ph. HoPpenot
S’établir dans l’essentiel