Mois: mai 2016 (Page 1 sur 2)

Chaque semaine, Sève propose une parole biblique que chacun reçoit comme si elle lui était adressée personnellement pour éclairer sa vie aujourd’hui. Les membres de Sève méditent chaque jour cette parole et la partagent lors de leurs réunions régulières, pour se laisser transformer personnellement et ensemble.

du 30 mai au 5 juin 2016

« J’ai d’autres brebis qui ne sont pas de cet enclos et celles-là aussi, il faut que je les mène ; elles écouteront ma voix et il y aura un seul troupeau et un seul berger. »
Jn 10, 16

 

Rencontre de responsables de Sève avec Mgr Moutel, évêque de St Brieuc

Points d’attention retenus par Mgr Moutel :
1. Rendez témoignage de votre foi auprès des enfants et même des tout petits pour qu’ils sachent très vite que vous avez Jésus pour ami et que c’est d’ailleurs Lui qui a déjà mis, par son Esprit Saint, de la bonté et de la beauté dans leur coeur d’enfant. Recherchez des pédagogies innovantes pour cette transmission de la foi, avec une attention aux parents surtout quand ils commencent à ouvrir de grands yeux sur ce qui habite le coeur de leurs enfants.
2. Soyez porteurs de la joie de l’Évangile dans le quotidien de la vie familiale, professionnelle, associative, politique, ecclésiale même. Ne délaissez pas la source qui coule en vous tandis que vous vous engagez dans les rencontres multiples et diverses de la vie dans le monde, en y étant vraiment présents, non pas en confrontation mais en « conversation » comme un ferment, par l’intérieur.
3. Dans la mission d’évangélisation de l’Église, il me semble que votre quête  spirituelle et votre désir d’incarnation vous rendent particulièrement aptes à aider des catéchumènes, en les écoutant là où ils en sont et en entrant en résonance (en vibration) avec cette rencontre singulière qu’ils ont faite avec le Christ. Ne vous imposez pas mais proposez gentiment votre service.
4. Avec quelques autres mouvements chrétiens, vous partagez une attention particulière à l’unité et à la paix. Soyez facteurs d’unité dans l’Église et aussi dans la société si souvent marquée par les opinions tranchées, les jugements sévères, voire les comportements blessants. Apportez bienveillance et douceur là où Dieu vous a plantés ! Inventez des petits laboratoires de fraternité.

Évangile du dimanche 29 mai 2016

Lc 9, 11b-17
« Ils mangèrent et ils furent tous rassasiés. »

L’ayant su, les foules le suivirent. Jésus les accueillit ; il leur parlait du Règne de Dieu et il guérissait ceux qui en avaient besoin. Contemplons Jésus-Christ, son attitude devant les foules qui n’ont pas de berger. Et nous, sommes-nous attentifs à ceux qui cherchent un sens à leur vie, des raisons de croire, d’exister, de vivre, qui ont besoin d’une parole d’espérance ?
Renvoie la foule : Comme les apôtres, n’avons-nous pas parfois de bonnes raisons pour ne pas nous sentir concernés ?
Donnez-leur à manger vous-mêmes… Qu’est-ce que j’entends dans cette demande de Jésus ? Est-ce que dans mes réponses, je ne me limite pas à mes seuls moyens humains ? Croyons-nous que nous sommes habités par l’Esprit d’amour ? Croyons-nous que lui seul pourra inspirer toutes les intuitions de l’amour, toutes les initiatives d’un service fraternel pour combler la faim des hommes ?
Jésus prit les cinq pains et les deux poissons et, levant son regard vers le ciel, il prononça sur eux la bénédiction, les rompit, et il les donnait aux disciples pour les offrir à la foule. Ils mangèrent et furent tous rassasiés : D’où naît cette surabondance, cette munificence ? Qu’est-ce que Jésus-Christ confie à ses disciples et donc à nous aujourd’hui ?
Il me semble que nous regardons le problème de nos limites avec des vues trop humaines. Seule une vue de foi peut nous introduire à l’unique solution de cet insoluble problème. Ce qui n’est plus à notre dimension d’homme ne peut être qu’à la dimension du Christ en nous. […] Ainsi, notre responsabilité, quelle qu’elle soit, ne nous appelle pas à un tour de force humain ni à un prodige d’organisation. L’œuvre de Dieu ne peut pas être notre œuvre, mais seulement l’œuvre de Dieu.

Marguerite Ph. Hoppenot
Bulletin 206 et VERS LE ROYAUME
ch Nos limites face au sans limites

du 23 au 29 mai 2016

« Si quelqu’un veut être grand parmi vous, qu’il soit votre serviteur, et si quelqu’un veut être le premier parmi vous, qu’il soit votre esclave. »
Mt 20, 26-27

Évangile du dimanche 22 mai 2016

« Tout ce que possède le Père est à moi ; l’Esprit reçoit ce qui vient de moi pour vous le faire connaître » Jn 16, 12-15

C’est ma nouvelle compréhension de Dieu Trinité qui a éclairé ma vue de l’Esprit Saint comme étant l’esprit de communication entre le don absolu et l’accueil absolu. Cette vue a été confirmée par la parole du Symbole de Nicée relative à l’Esprit Saint qui « procède » du Père et du Fils. J’ai été bien heureuse le jour où j’ai découvert cela ! Il procède du don et de l’accueil. L’Esprit Saint n’est donc pas un  personnage céleste que nous prierions sans cesse de nous assister et de nous éclairer gratuitement, de l’extérieur, en tendant la main simplement. Moi je le vois comme cet Esprit de communication de l’amour qu’il ne suffit pas d’appeler à notre secours, mais qui nous appelle, lui, à vivre l’attitude de l’amour, cette double attitude qui impose de donner et de recevoir. J’appelle cela : se mettre en état d’Esprit Saint, se mettre dans cette attitude du cœur qui se prépare longuement, qui se vit, qui s’inscrit peu à peu dans le silence et dans la prière. Dans les équipes, mettons-nous en état d’Esprit Saint : donner, recevoir, communiquer. […]
Dieu est Amour. Dieu est Trinité. Il est la révélation du mystère de la vie. Il est sa propre loi et la loi de tout.

Marguerite Ph. Hoppenot
PÈLERINAGE AUX SOURCES
ch L’Esprit Saint

du 16 au 22 mai 2016

« C’est le Christ qui nous a rendus capables  d’être ministres d’une Alliance nouvelle, non de la lettre, mais de l’Esprit; car la lettre tue, mais l’Esprit donne la vie. »
2 Co 3, 6

Du Visible à l’Invisible

(…), avec toute la discrétion et les délicatesses de l’Amour, le Christ ressuscité révèle sa présence et s’emploie à faire l’ultime éducation de ses apôtres, celle de leur regard et de leur intelligence afin qu’ils parviennent à voir au-delà de ce qu’ils voient et s’ouvrent pleinement au mystère de sa Vie.
Pendant quarante jours, Jésus s’ingénie en effet à faire passer ses amis esseulés de sa présence visible à la conscience de sa présence invisible, en les conduisant progressivement à le reconnaître vivant sous d’autres apparences. (…)
Pour reconnaître le Christ au-delà du visible, il faut désormais d’autres yeux que ceux de la chair. Cela implique un changement de regard : le passage d’un regard extérieur à un regard intérieur, le regard de l’amour…
C’est en effet l’Amour vivant en nous qui, peu à peu, transforme notre regard et lui donne cette intelligence du coeur qui permet de voir progressivement l’invisible à travers le visible et au-delà de lui.

Marguerite PH. Hoppenot
CETTE VIE QUI M’EST DONNÉE

Évangile du dimanche 15 mai 2016

Jn 14, 15-16. 23b-26
 » L’Esprit Saint vous enseignera tout. »

Le Christ a dit à ses disciples : Comme mon Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie. […]
Voulez-vous que nous essayions de prendre au sérieux et de nous appliquer à nous-mêmes cette parole extraordinaire : « Comme mon Père m’a envoyé… » ?
Que nous dit-elle ? Que nous sommes envoyés par le Christ de la même manière que le Christ fut envoyé par son Père.
N’y a-t-il pas de quoi être bouleversés par cette similitude, cette sorte d’équivalence contenue dans le mot « comme » ? Bouleversés et envahis d’une inexprimable fierté de recevoir un tel honneur.
Par ce mot « comme », le Christ ne semble-t-il pas nous dire :
Il est indispensable que moi aussi je t’envoie… C’est la chaîne d’amour… C’est le prolongement… C’est le flambeau qui passe de main en main. J’ai allumé ce flambeau au feu de mon Père, mais qu’en serait-il si, toi, tu ne le passais pas, ou si tu passais un flambeau éteint ?
Devant l’urgence du problème du monde, entends-moi bien : il est aussi nécessaire que tu sois fidèle à témoigner pour moi, que j’ai été fidèle, tout au long de ma vie, à témoigner pour mon Père !

Marguerite Ph. Hoppenot
Vers le Royaume
ch Envoyés

du 9 au 15 mai 2016

« Dieu nous a réconciliés avec lui par le Christ et il nous a donné pour ministère de travailler à cette réconciliation…Nous sommes donc les ambassadeurs du Christ. »
2 Co 5, 18-20

Évangile du 8 mai 2016

Jn 17, 20-26
« Qu’ils deviennent parfaitement un. »

En citant cette prière du Christ : « Père qu’ils soient un comme toi et moi nous sommes un afin que le monde croie que tu m’as envoyé », je m’arrêtais presque toujours après « afin que le monde croie ». Depuis quelque temps, je suis saisie par les derniers mots de cette prière : « afin que le monde croie que tu m’as envoyé ».
Cet appel, cette supplication poignante de Jésus-Christ à son Père m’a percutée. J’ai pris une conscience vive que l’unité fraternelle dans le respect des diversités, ce miracle de l’amour vécu par les chrétiens, sur tous les plans de leur vie, jusques et y compris l’unité de nos Eglises, est et serait la preuve irréfutable de la divinité de Jésus-Christ aux yeux du monde ; la preuve tangible que Jésus-Christ n’est pas simplement un prophète, fût-il le plus grand des prophètes comme le prétendent les musulmans, mais qu’il est en vérité le Fils de Dieu.
Jésus-Christ est non seulement le messager de son Père, mais le message vivant, venu éclairer le parachèvement de la création : Dieu vivant parmi nous, au sein du monde.
Je vous dis ces choses graves parce que j’ai soif de partager avec vous ce qui m’habite avec une telle force ! Lorsqu’on constate une certaine déchristianisation des peuples sur-développés, soi-disant les plus intelligents, comment ne pas souffrir que tant de choses importantes ne soient pas mieux éclairées !

Marguerite Ph. Hoppenot
Bulletin 158 p 90

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