Mois: juillet 2016

Chaque semaine, Sève propose une parole biblique que chacun reçoit comme si elle lui était adressée personnellement pour éclairer sa vie aujourd’hui. Les membres de Sève méditent chaque jour cette parole et la partagent lors de leurs réunions régulières, pour se laisser transformer personnellement et ensemble.

du 1er au 7 août 2016

« Déchirez votre cœur, et non vos vêtements, revenez à Yahvé, votre Dieu, car il est tendresse et pitié, lent à la colère, riche en grâce, et il a regret du mal. »
Jl 2, 13

Évangile du dimanche 31 juillet 2016

« Ce que tu auras accumulé, qui l’aura ? » Lc 12, 13-21

La possession d’immenses biens de toutes sortes s’accompagne rarement des signes de l’homme comblé.
Lorsqu’un homme n’a soi-disant plus rien à désirer dans l’ordre de « l’avoir » apparaissent paradoxalement alors des symptômes d’insatisfaction profonde de son « être ». Il y a là de quoi nous faire réfléchir.
N’est-ce pas dans les pays les plus développés matériellement, ceux où tous les besoins matériels sont en grande partie satisfaits, que se répand le suicide ? N’est-ce pas dans les classes sociales les plus matériellement comblées que prolifèrent les dépressions nerveuses ?
Tout nous prouve aujourd’hui que l’aspiration essentielle de l’être humain n’est pas dans l’ordre de « l’avoir » mais dans l’ordre de « l’être ».
Par-delà le « possédant » souvent envahissant en nous, c’est le « vivant », étincelle de l’Etre éternel dont nous procédons, qui enfin se manifeste et fait entendre sa voix. Il revendique ses droits inaliénables à l’existence et crie, souvent, hélas ! avec désespoir, la soif de Celui qui est sa source et son achèvement, Celui qui est la Vie et que je nomme Dieu.
Insensés sommes-nous, qui dépensons tant d’énergies à posséder des biens extérieurs qui, tôt ou tard, nous tomberont des mains, et oublions parfois totalement que nous sommes appelés à l’existence pour devenir à jamais vivants.
« Cette nuit même on te redemandera ta vie ».
Ces réflexions me font apparaître dans une lumière sans cesse plus vive le malentendu fondamental en lequel une multitude d’hommes de bonne volonté sont encore immobilisés, malentendu qui paralyse ou sape secrètement leur foi.

Marguerite Ph. Hoppenot,
Un être nouveau pour un Monde nouveau
chapitre « Réflexions sur les mots « avoir » et « être » ».

 

du 25 au 31 juillet 2016

« L’amour prend patience, l’amour rend service, il ne jalouse pas … il ne s’enfle pas d’orgueil, … il ne cherche pas son intérêt, il ne s’irrite pas, il n’entretient pas de rancune, il ne se réjouit pas de l’injustice mais il trouve sa joie dans la vérité. »
1 Co 13, 4-7

Évangile du dimanche 24 juillet 2016

« Demandez, et on vous donnera. » Lc 11, 1-13

Prier, pour moi, c’est d’abord faire silence, écouter l’Esprit de Dieu me dire Je te parlerai au cœur. C’est une intimité. Mais faire silence ne signifie pas faire le « vide ». C’est faire un autre « plein » en tapissant mon cœur d’Evangile afin d’être habitée par la Parole. En mes temps de recueillement dans l’Amour, la Parole se fait alors parole de vie puis lumière sur la vie, sur tout ce qui concerne et interroge mon existence personnelle et commune, mais aussi les problèmes de l’Eglise et du monde dont nous sommes participants et donc responsables à notre faible mesure.…
Comment des fils ne pourraient-ils confier à leur Père tout ce qui les habite : leurs soucis, leurs peines, leurs joies, les êtres qu’ils aiment, la souffrance de leurs frères, les problèmes qui les préoccupent, ceux de l’Eglise et du monde, tout ce qui constitue le cœur de leur vie.
Cependant n’oublions-nous pas trop souvent ce que l’Esprit de Dieu veut nous dire ? J’ai pris conscience que nous passions notre temps à supplier Dieu de faire ce que précisément Il nous demande de faire nous-mêmes.
Par exemple, nous Le supplions de faire la paix, de donner à manger à ceux qui ont faim, de faire l’unité de Son Eglise. Mais n’est-ce pas Lui qui nous le demande ? Dieu ne nous a-t-il pas confié un germe de sa Vie pour agir en son nom ?

Marguerite Ph Hoppenot,
L’homme est une histoire sacrée, chapitre « Tapisser son cœur d’Évangile »

du 18 au 24 juillet 2016

« Père, j’ai péché envers le ciel et contre toi, je ne mérite plus d’être appelé ton fils … Le père fut pris de pitié : il courut se jeter à son cou et le couvrit de baisers. »
Lc 15, 18 et 20

Évangile du dimanche 17 juillet 2016

« Marthe le reçut. Marie a choisi la meilleure part. » Lc 10, 38-42

De même que beaucoup ont tendance à séparer Dieu et nos frères, il en est d’autres qui opposent constamment, dans leur esprit, vie spirituelle et action concrète.
Combien de fois n’ai-je pas entendu dire : « Moi, j’ai soif de spirituel ! Moi, je ne crois qu’au concret ! » Les Marthe se sentent toujours un peu dépréciées par rapport aux Marie… Comme si l’action et la vie spirituelle n’étaient pas les deux volets d’un même diptyque.
Chacun de nous peut trouver peu à peu, en dépit de nos lenteurs et de nos réticences, le chemin d’un vrai amour.
Mais, chacune de ces deux voies mène nécessairement à l’autre. Elles doivent réaliser, en nous, l’unité profonde de notre charité et lui donner, progressivement, toute sa dimension…
Toi qui ne crois qu’à l’action, es-tu fidèle à « perdre » chaque jour, avec moi, ce quart d’heure de silence et de prière, apparemment inutile ? Sais-tu qu’il transformerait, peu à peu, ta vie en me rendant « présent » à tout ce que tu « fais » !

Marguerite Ph Hoppenot,
Vers le Royaume, chapitre « Les deux voies de l’unique amour »

du 11 au 17 juillet 2016

« Voici le fruit de l’Esprit : amour, joie, paix, patience, bonté, bienveillance, foi, douceur, maîtrise de soi ; contre de telles choses, il n’y a pas de loi. »
Gal 5, 22-23

Évangile du dimanche 10 juillet 2016

« Qui est mon prochain ?  » Lc 10, 25-37

Aimer son prochain comme soi-même, qu’est-ce que cela représente pour nous ? Je pense que c’est un peu se confondre avec lui, avoir partie liée avec lui. Est-ce bien cela que nous vivons ? Nous sommes avant tout « nous ». Et les autres sont « les autres ».Nous nous comparons à eux. Nous nous opposons à eux. Nous sommes spectateurs de ces autres.
Alors qu’aimer ce serait se projeter dans l’autre pour le comprendre de l’intérieur. Ce serait, en quelque sorte, « devenir l’autre », tout en demeurant « soi ».
Ne faire qu’un avec le prochain, s’identifier peu à peu à lui, est-ce bien l’attitude de notre cœur ?
Constatez notre aveuglement, la sècheresse de notre cœur envers ce prochain à côté de qui nous vivons, près de qui nous passons comme des étrangers. Nous ne le voyons pas, nous ne soupçonnons rien de ce qui, parfois, se cache de misère, d’inquiétude, d’espoir, d’attente, derrière tel masque ou telle apparence.
Notre objet final est la communion totale, dans l’éternité, à Dieu et à tous les êtres…en ce Dieu que nous aurons préféré. Ce sera la grande communauté d’amour. Elle ne se réalisera parfaitement qu’au ciel. Mais l’éternité commence dès ici-bas, et, si maladroits sommes-nous, il faut nous assurer d’y avoir fait les premiers pas.

Marguerite Ph Hoppenot,
Vers le Royaume, chapitre « Mon prochain comme moi-même »

La devise des Français : Liberté – Égalité – Fraternité

Cela pourrait devenir une merveilleuse devise chrétienne. Elle pourrait s’accorder parfaitement avec l’Évangile, avec notre devise « Être – Aimer – Servir – Unir ». Or, telle qu’elle est comprise, cette devise des Français est l’objet de redoutables confusions.
La liberté est confondue avec l’indépendance.
L’égalité est confondue avec la similitude, l’uniformité.
La fraternité est confondue avec la camaraderie.
Ces trois réalités si importantes dans la vie des hommes et dans la vie du monde sont vues toujours dans le « faire » et jamais dans l' »être ».
La lumière de la spiritualité de Sève pourrait aider à faire passer cette devise de l’extérieur à l’intérieur afin qu’elle devienne promotrice de véritable liberté, de véritable égalité et de véritable fraternité.[…]
La liberté entraîne la soif d’égalité et seule l’égalité permet d’édifier une authentique fraternité.
Alors, j’ai vu dans la joie que les trois mots de la devise des Français étaient d’une cohérence absolue et qu’ils s’enchaînaient les uns aux autres.
La vraie liberté, celle de l’amour, peut faire comprendre ce qu’est la vraie égalité, qui n’est pas uniformité ni similitude mais égalité dans l’être. Elle seule peut conduire à une authentique fraternité qui suppose la reconnaissance de nos diversités, dans le respect mutuel. Seules ces diversités convergeant au-delà de chacune peuvent contribuer à l’élaboration d’un projet commun, le grand dessein du Créateur, ce Royaume fraternel des hommes, ébauche du Royaume fraternel des hommes, ébauche du Royaume de Dieu. […]
Mais il y a une condition à l’accomplissement de ce grand projet de Dieu – toujours le paradoxe chrétien -, c’est la fameuse « pauvreté de soi ». Nous n’allons pas l’oublier. Il faut mourir à soi-même, dit Jésus Christ: non pas faire mourir notre « être », mais l’ennemi mortel de notre « être », notre « moi-centre », notre « moi égocentrique ». Ce « moi-centre » qui m’empêche d’aimer, qui me referme sur moi-même, qui m’empêche donc d’exister en plénitude et de connaître la vraie liberté, celle de l’amour. Tout cela se tient.
« Bienheureux les pauvres de coeur, le Royaume des cieux est à eux » Mt 5,3
Nous retrouvons de nouveau la promesse et la condition. Tout l’Évangile est ainsi : Il fait briller une promesse et pose une condition. Rien n’est magique. C’est l’appel à un chemin de vie. « Je suis la voie, la vérité, la vie » Jn 14,6

Marguerite Ph. Hoppenot,  1985
Un être nouveau pour un monde nouveau

 

du 4 au 10 juillet 2016

« Jésus leur dit de nouveau : la paix soit avec vous ! Comme le Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie. Après ces paroles, il souffla sur eux et leur dit : « Recevez le Saint-Esprit« .
Jn 20, 21-22