Mois: septembre 2016

Chaque dimanche, un évangile commun est proposé à tous par les églises chrétiennes. Pour ceux qui souhaitent approfondir, voici un éclairage de Marguerite Ph. Hoppenot.

Évangile du dimanche 2 octobre 2016

« Si vous aviez de la foi ! » Lc 17, 5-10

Le Créateur est inscrit dans sa création.
Dieu invisible est présent dans le réel.
Il y a donc dans le réel, le créé, des parcelles de divin qui sont comme des pépites d’or… En suivant la trace des pépites, les chercheurs d’or ont fini par trouver le filon…
Ces parcelles de divin enfouies dans la réalité humaine appellent l’homme à découvrir le Créateur puis à se laisser transformer par lui afin d’être porteur d’une « énergie nouvelle », cette énergie divino-humaine seule capable d’orienter et de soulever la pâte du monde et de donner son véritable sens à la vie.

Marguerite Ph. Hoppenot,
N’Éteignez pas l’Esprit

 

du 26 septembre au 2 octobre 2016

« Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux : ne vous posez pas en juges et vous ne serez pas jugés, ne condamnez pas et vous ne serez pas condamnés, acquittez et vous serez acquittés, donnez et on vous donnera. »
Lc 6, 36-38

Évangile du dimanche 25 septembre 2016

« Tu as reçu le bonheur, et Lazare, le malheur. Maintenant lui, il trouve ici la consolation, et toi, la souffrance » Lc 16, 19-31

Dieu nous montre qu’il y a deux manières de conduire ou de réveiller son peuple infidèle : prévenir et punir.
D’abord, il le prévient, il le rappelle à l’ordre à temps et à contretemps par la voix des prophètes et des événements.
Mais si son peuple s’entête et demeure sourd à sa voix, alors Dieu « punit », et ce geste de punir est encore un geste de son amour. Dieu ne punit pas pour se venger. C’est l’acte d’infidélité lui-même qui porte son fruit amer, prenant l’aspect immanent d’une « punition » et, par contre-coup, d’un appel pressant à une nouvelle fidélité. C’est en ce sens que cette « punition » même est aussi miséricorde de Dieu.
Nous le savons bien nous-mêmes. Ces deux attitudes ne sont-elles pas les nôtres vis-à-vis de nos enfants lorsqu’ils s’égarent dans de mauvais chemins et demeurent sourds à nos avertissements ?

Marguerite Ph. Hoppenot
Vers le Royaume, chapitre « Un amour qui engage toute une vie »

du 19 au 25 septembre 2016

« Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice : ils seront rassasiés. »
Mt 5, 6

Que se passe-t-il sur notre planète ?

[…] Nous sommes tous embarqués sur le même navire… le navire « Terre des hommes ». Quelle est la loi qui va régner à bord ?
Si c’est la loi du plus fort, toujours en vigueur, alors le refus des différences, le goût inné du pouvoir et l’instinct de domination détruiront peu à peu les habitants du navire… et ceux-ci, disposant désormais des armes totales issues du génie créatif de l’homme, auront sans doute recours à elles… et, dans un moment de folie collective, détruiront le navire !
[…] Si l’homme, au contraire, opte pour ce choix décisif de fraternité humaine, auquel je crois irréversiblement, ce sera grâce à deux autres lois acheminant notre planète vers une issue pleinement positive.
La loi de justice sociale, détrônant la loi du plus fort… « tu aimeras ton prochain comme toi-même » Mt 22, 39, donc « ne fais pas à l’autre ce que tu ne voudrais pas qu’on te fasse ! » L’autre est un autre toi-même ! Deviens enfin un être humain, cet être prêt à recevoir en vérité la Bonne Nouvelle de sa parenté divine, révélée en Jésus Christ !
La loi divine : « Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés » Jn 15, 12. La loi d’amour nous ouvre la porte de la liberté, ultime étape de la dignité de la personne humaine, appelée non plus à l’obéissance à la loi, mais à la fidélité à l’amour.
Pourquoi ces deux lois ne s’imposeraient-elles pas progressivement à tous les êtres humains ?

Marguerite Ph. Hoppenot
Un être nouveau dans un monde nouveau

Évangile du dimanche 18 septembre 2016

« Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’argent »
Lc 16, 1-13

Seigneur, aide-nous à être fidèles à ne jamais donner sans qu’un peu de notre vie s’attache à notre don.
Que notre charité ne soit jamais un « bienfait » tombant de haut, mais un « service de serviteurs ».
Que se révèle à nous la joie du service désintéressé et gratuit. Que nous ne reprenions jamais, sous une forme ou sous une autre, ne serait-ce qu’en honneurs ou en considérations, ce que nous avons donné.
Seigneur, que le service de nos frères n’en asservisse jamais aucun, mais qu’il soit toujours pour eux une voie de libération…
Que nous soyons disponible à celui qui passe, sans que nous cherchions à le choisir, car c’est toi qui le mets sur notre chemin…
Que notre service soit pénétré d’amour, à l’image de ton amour.
Que notre don soit comme ton don, Seigneur.Qu’ainsi toutes nos découvertes spirituelles se transforment en forces vives sous l’action de ton Esprit Saint, et qu’elles tissent un réseau d’amour qui, s’étendant à travers le monde, manifeste partout ta miséricorde. Amen !

Marguerite Ph. Hoppenot,
Prières d’amour, prières de vie « Seigneur apprends-nous à servir »

du 12 au 18 septembre 2016

« Que la parole du Christ habite parmi vous dans toute sa richesse ; instruisez-vous et avertissez-vous les uns les autres avec pleine sagesse. »
Col 3, 16

Évangile du dimanche 11 septembre 2016

« Il y aura de la joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se convertit. »
Lc 15, 1-32

Dans l’évangile de la brebis perdue, nous voyons le bon pasteur courir après la brebis perdue, tout lâcher pour aller à sa recherche. C’est à la fois merveilleux et noble.
La parabole de la drachme perdue est moins noble ; il faut se mettre à quatre pattes par terre pour chercher sous le lit une toute petite piécette, cette petite drachme perdue.
Cela me fait rêver. Qu’est-ce que cela signifie ? Qu’est-ce que la drachme perdue ? C’est le secret, l’unique secret : cet appel à incarner l’amour qui nous est adressé à chacun. Si tu retrouves la drachme que tu as perdue, « ton essentiel », alors tu vas retrouver toutes les brebis perdues d’Israël.
Actuellement, on s’agite. On ne sait plus qu’inventer pour rattraper les brebis perdues de toutes sortes. Ne nous agitons pas, faisons silence, sachons nous baisser très bas pour retrouver notre drachme perdue, cet essentiel. C’est ainsi que les chrétiens pourraient retrouver comme par miracle toutes les brebis perdues que l’on ne sait plus comment rejoindre.
Ces deux évangiles ne disent pas la même chose. Le second rappelle l’essentiel : il s’agit « d’être » pour « faire ». Il faut parfois savoir perdre du temps pour en gagner beaucoup.

Marguerite Ph. Hoppenot, Bulletin 173

du 5 au 11 septembre 2016

« C’est la miséricorde que je veux, non le sacrifice. Car je suis venu appeler non pas les justes mais les pécheurs. »
Mt 9, 13