Mois: octobre 2016

Chaque semaine, Sève propose une parole biblique que chacun reçoit comme si elle lui était adressée personnellement pour éclairer sa vie aujourd’hui. Les membres de Sève méditent chaque jour cette parole et la partagent lors de leurs réunions régulières, pour se laisser transformer personnellement et ensemble.

du 31 octobre au 6 novembre 2016

« Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus Christ, le Père des miséricordes et le Dieu de toute consolation : Il nous console dans toutes nos détresses, pour nous rendre capables de consoler tous ceux qui sont en détresse, par la consolation que nous-mêmes recevons de Dieu. » 2 Co 1, 3-4

Évangile du dimanche 30 octobre 2016

« Le Fils de l’homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu » Lc 19, 1-10

Qu’est-ce qu’aimer ? C’est d’abord croire en l’autre : j’ai foi en toi. Non pas simplement en ce que tu es aujourd’hui, mais je crois que tu es plus grand que toi. […] Aimer c’est croire en l’autre d’abord. Ce n’est pas croire aveuglément et croire l’autre parfait ! Un regard de foi est un regard d’espérance. Je crois en ce que tu peux devenir car il y a en toi quelqu’un qui est plus grand que toi. Seul ce qui est peut devenir. Et tu n’es pas un être fini. Croire, c’est faire espérer quelqu’un en son devenir. C’est donc un regard de foi qui est un regard d’espérance. C’est l’amour qui fait exister les êtres. C’est un regard créateur. C’est le regard créateur de Dieu qui est Amour : foi, espérance et charité. Les trois vertus théologales, les trois vertus de Dieu. Un regard de foi est un regard d’espérance et c’est cela un regard d’amour. On ne peut pas aimer quelqu’un si l’on ne croit pas en lui.

Marguerite Ph. Hoppenot
Pèlerinage aux sources
chapitre « Le regard d’amour »

du 24 au 30 octobre 2016

 » Heureux les miséricordieux, il leur sera fait miséricorde. »
Mt 5, 7

Le but de la politique ?

[…] Le but de la politique est-il qu’il y ait un vainqueur et un vaincu, en opposant sans cesse un camp, un parti à un autre ? Ou bien le but de la politique est-il, pour tous, l’avenir positif d’un pays ? N’est-ce pas en aimant toute la population qui le compose, en voulant promouvoir chacun, à sa mesure, mettre en valeur ses multiples et différentes richesses humaines et les unir, que tous pourraient se connaître responsables et avoir la fierté de pouvoir contribuer pour leur part, si minime soit-elle, au plus grand bien commun ?
Lorsqu’on fit enfin cette prise de conscience, combien décisive et urgente, inspiratrice de la « démocratie », ne se glissa-t-il pas cependant une erreur capitale ? celle de la fonder seulement sur la notion, certes primordiale, des droits de l’homme, sans la jumeler aussitôt avec celle des devoirs de l’homme, qui lui correspond essentiellement ? Peut-il exister des droits auxquels ne correspondent pas des devoirs ? Pour moi, droits et devoirs sont inséparables. Ils sont l’endroit et l’envers d’une même médaille. C’est le défi actuel lancé à l’humanité appelée de toute urgence à faire la paix…en ne lui offrant plus de subtiles possibilités de guérillas!
Osons nous poser clairement la question : sommes-nous heureux d’être les uns « contre » les autres ? Ou bien serions-nous heureux d’être « à côté », ou enfin, les uns « avec » les autres, pour que soient mobilisées ensemble toutes nos énergies vitales vers un vaste projet, celui auquel nous aspirons tous plus ou moins consciemment : l’harmonie du monde ?
L’heure infiniment difficile et grave du monde actuel ne nous appelle-t-elle pas à abandonner définitivement égocentrisme, individualisme, esprit de supériorité, goût du pouvoir de domination, loi du plus fort ?

Marguerite Ph. hoppenot
Un être nouveau pour un monde nouveau

Évangile du dimanche 23 octobre 2016

« Le publicain redescendit dans sa maison ; c’est lui qui était devenu juste, plutôt que le pharisien » Lc 18, 9-14

La crèche est le lieu de la pauvreté essentielle. Elle évoque symboliquement pour nous le cœur de pauvre, ce cœur disponible à la venue d’un Autre, ce cœur désencombré de tout ce qui peut faire obstacle à la venue de l’Esprit. Hélas ! Dieu sait combien nos cœurs sont encombrés ! Reconnaissons-le. Il ne s’agit pas d’être détaché de tout. Il s’agit d’une priorité. Il y a une priorité des priorités, source de toute richesse. Sinon, tout devient obstacle à l’engendrement de Jésus-Christ en nous. Nous sommes tous appelés à faire de notre cœur une crèche : capacité ouverte à l’effusion et à l’habitation de l’Esprit.

Marguerite Ph. Hoppenot,
N’Éteignez pas l’Esprit
chapitre « A propos de la pauvreté de soi »

du 17 au 23 octobre 2016

« Si quelqu’un possède les biens de ce monde et voit son frère dans le besoin, et qu’il se ferme à toute compassion, comment l’amour de Dieu demeurerait-il en lui ? »
1Jn 3, 17

Évangile du dimanche 16 octobre 2016

Dieu fera justice à ses élus qui crient vers lui » Lc 18, 1-8

Ne demandons pas au Père Tout-Puissant de tout faire à notre place… en le suppliant de se conformer à notre volonté. Mettons-nous plutôt à l’écoute de ce que précisément Il nous demande d’être afin de pouvoir faire. Ne nous trompons pas de côté.
Puisque la prière est une intimité, j’écoute le Seigneur me parler au cœur, comme je lui parle moi-même dans mon cœur ; je lui confie tout ce qui habite les profondeurs de mon être, toute ma famille, tous ceux que j’aime, leurs épreuves, leurs problèmes… et progressivement les problèmes du monde, et ceux de l’Eglise du Christ, qui ne me quittent pas… toutes les détresses des hommes… Et peu à peu, toute ma vie deviendra prière.

Marguerite Ph. Hoppenot,
Bulletin 179 : Prière d’accordailles

du 10 au 16 octobre 2016

 » Voyant les foules, il fut pris de pitié pour elles, parce qu’elles étaient harassées et prostrées comme des brebis qui n’ont pas de berger. »
Mt 9, 36

Évangile du dimanche 9 octobre 2016

 Il ne s’est trouvé parmi eux que cet étranger pour revenir sur ses pas et rendre
gloire à Dieu ! »
(Lc 17, 11-19)

L’un d’eux, qui avait découvert comme les autres, qu’il était guéri, s’arrête, réfléchit et revient en arrière.
Ce lépreux qui s’arrête est un homme qui prend conscience, qui fait une prise de conscience. Qu’est-ce que cela signifie ? Il a su s’arrêter, il a mesuré ce qu’il « était » et ce qu’il « est devenu ». Il s’émerveille de cette transformation de son être et il prend conscience de l’homme nouveau qu’il est en train de devenir. « Il me faut remonter, dit-il, à la source de ce bienfait, et il me faut reconnaître celui qui a fait cela pour moi. »
Il constate avec joie qu’il est guéri, mais ce qui lui importe c’est de remonter à la source de cette guérison. « D’où me vient-elle ? Quel en est l’auteur ? Qui a fait cela pour moi ? »
La prise de conscience qu’a faite cet homme le fait accéder peu à peu à la véritable connaissance. Il est en train de naître à une vie nouvelle.
Vous vous souvenez de Nicodème : il n’avait pas accédé à cette connaissance… il n’avait pas découvert qu’il fallait renaître.
Le lépreux, lui, constate expérimentalement qu’il naît à une autre vie. Il en est bouleversé et émerveillé, et son regard se tourne vers l’origine de sa guérison. Le voilà mobilisé par ce qui lui est arrivé. Il reçoit sa guérison comme un « don » et non comme un « dû ».
Les autres lépreux : ils ont été bénéficiaires du même don, mais ils se l’accaparent. […]
Ils « prennent » et ne « reçoivent » pas.

Père Chevaleyre,
Bulletin 164, Homélie au Mouvement Sève

du 3 au 9 octobre 2016

 » Guérissez les malades, ressuscitez les morts, purifiez les lépreux, chassez les démons. Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement. »
Mt 10, 8