Mois: novembre 2016

Chaque dimanche, un évangile commun est proposé à tous par les églises chrétiennes. Pour ceux qui souhaitent approfondir, voici un éclairage de Marguerite Ph. Hoppenot.

Évangile du dimanche 4 décembre 2016

« Convertissez-vous car le royaume des Cieux est tout  proche » Mt 3, 1-12

Sur la conversion…

Le problème de la conversion chrétienne pourrait se poser de la façon suivante.
Se convertir, est-ce seulement changer peu à peu sa mentalité ? Est-ce modifier progressivement sa manière d’agir en conformité avec une morale type ? Est-ce poser des actes de religion ? Est-ce pratiquer un culte rendu à un Dieu extérieur à l’homme et appelant hommage, sacrifice et soumission absolue ?
Ou bien se convertir, est-ce avoir reconnu Celui qui est la source de sa vie, le principe vivant et l’accomplissement de son être, et se laisser saisir par lui du dedans afin que, s’ouvrant peu à peu au mystère divin qui, en puissance, habite déjà tout homme, on retourne progressivement son cœur ?
Retourner son cœur, c’est le décentrer de son « moi » – ce centre naturel hélas ! si puissamment attractif – pour l’orienter vers un « au-delà de soi » devenant son centre naturel.
Ce retournement du cœur qui nous ordonne à l’amour, secret de toute vie de société, introduit notre être dans une sorte de gravitation universelle, ce mouvement combien significatif d’attraction et de communion pour lequel il est fait et auquel nul ne peut échapper sous peine d’être « perdu ».

Marguerite Ph. Hoppenot
N’Eteignez pas l’Esprit

du 28 novembre au 4 décembre 2016

« Le Seigneur ne retarde pas l’accomplissement de ce qu’il a promis mais il use de sa patience envers nous, voulant que personne ne périsse, mais que tous arrivent au repentir. » 2P 3, 9

 

Évangile du dimanche 27 novembre 2016

« Veillez pour être prêts »  Mt 24, 37-44

[L’attente de la venue du Seigneur] : Elle appelle au silence, au recueillement, à la prière et à la fidélité.(…)
Faisons ainsi [du temps] qui s’ouvre devant nous une halte féconde de prises de conscience, de lumière et de vie… semblable au temps de la nature où la terre se recueille sur elle-même afin de rassembler ses énergies vitales en vue de l’effervescence prochaine d’une sève plus riche et plus dynamique, pour un nouveau printemps.

Marguerite Ph. Hoppenot
S’établir dans l’essentiel

du 21 au 27 novembre 2016

 » Seigneur, quand mon frère commettra une faute à mon égard, combien de fois lui pardonnerai-je ? Jusqu’à sept fois ? 
Jésus lui répondit : « Je ne te dis pas jusqu’à sept fois, mais jusqu’à soixante-dix fois sept fois. » Mt 18, 21-22

Évangile du dimanche 20 novembre 2016

« Jésus, souviens-toi de moi quand tu viendras dans ton Royaume » Lc 23, 35-43

Sur la croix s’achève publiquement la vie terrestre de Jésus-Christ.
C’est pour certains un déconcertant achèvement que cette mort ignominieuse, incompréhensible à la raison, traumatisante pour le cœur, scandaleuse du point de vue de la justice et combien troublante quant à la foi en la divinité de Jésus-Christ.
Ainsi, par le mystère de sa mort, le Christ fut et demeure pour l’humanité tout entière  « la pierre de scandale et le signe de contradiction », comme il l’avait annoncé.
En effet, aux disciples qui avaient reçu du Maître le message de la Bonne Nouvelle, la mort sur la croix – décevante à l’extrême pour qui attendait la manifestation de la gloire – imposa inéluctablement la suprême et décisive interrogation de la foi : échec de la vie ou victoire définitive sur la mort ?
A la suite des disciples, chaque chrétien est acculé à donner sa propre réponse, car la question que la mort pose à la vie concerne chacun personnellement.

Marguerite Ph. Hoppenot
Cette vie qui m’est donnée
Chapitre « La vie qui demeure »

du 14 au 20 novembre 2016

 » Soyez bons les uns pour les autres, ayez du coeur ;  pardonnez-vous mutuellement, comme Dieu vous a pardonné en Christ. » Éph 4, 32

Évangile du dimanche 13 novembre 2016

« C’est par votre persévérance que vous garderez votre vie »  Lc 21, 5-19

Après avoir cheminé, après avoir porté le poids du jour et de la chaleur, tôt ou tard, les disciples de Jésus-Christ sont amenés à découvrir que celui-là même qui leur dit : « Je suis la Voie, la Vérité, la Vie » ajoute, lorsqu’ils sont capables de l’entendre, qu’il sera motif de scandale et signe de contradiction. […]
Oui, c’est bien ce Christ-là qu’il nous faut aussi choisir, si nous voulons le suivre fidèlement et ne pas risquer de l’abandonner en chemin.
Car Jésus-Christ n’est pas seulement le Dieu des miracles extérieurs à qui nous nous accrochons parfois désespérément, ou le Dieu des miracles de la foi à qui nous aspirons de toutes les forces de notre être.
Mais il est, au-delà de tout, le Dieu du suprême miracle, du miracle de l’Amour, qui, pour nous faire accéder à la vie, consentit à mourir par nous et pour nous par amour.
Oui, l’option décisive de notre vie chrétienne est notre fidélité à ce choix de Jésus-Christ.
Ce choix doit être une préférence décisive, préférence à tout, surtout à soi, si nous voulons aller, comme Jésus-Christ, jusqu’au terme de notre amour.

Marguerite Ph. Hoppenot
Vers le Royaume
chapitre « l’Absolu de l’Amour ou le scandale de Jésus-Christ »

du 7 au 13 novembre 2016

« Je vous ai dit cela pour qu’en moi, vous ayez la paix. En ce monde, vous êtes dans la détresse, mais prenez courage. J’ai vaincu le monde. » Jn 16,33