Mois: juillet 2017

Chaque semaine, Sève propose une parole biblique que chacun reçoit comme si elle lui était adressée personnellement pour éclairer sa vie aujourd’hui. Les membres de Sève méditent chaque jour cette parole et la partagent lors de leurs réunions régulières, pour se laisser transformer personnellement et ensemble.

du 31 juillet au 6 août 2017

« Combien étroite est la porte et resserré le chemin qui mène à la vie. »
Mt 7, 14

du 24 au 30 juillet 2017

« Seigneur, à qui irions-nous, tu as les paroles de la vie éternelle. »
Jn 6, 68

Évangile du dimanche 30 juillet 2017

« Le Royaume des cieux est comparable à un trésor qui était caché dans un champ et qu’un homme a découvert : il le cache à nouveau et, dans sa joie, il s’en va, met en vente tout ce qu’il a et il achète ce champ. Le Royaume des cieux est encore comparable à un marchand qui cherchait des perles fines. Ayant trouvé une perle de grand prix, il s’en est allé vendre tout ce qu’il avait et il l’a achetée.
« Le Royaume des cieux est encore comparable à un filet qu’on jette en mer et qui ramène toutes sortes de poissons. Quand il est plein, on le tire sur le rivage, puis on s’assied, on ramasse dans des paniers ce qui est bon et l’on rejette ce qui ne vaut rien. Ainsi en sera-t-il à la fin du monde : les anges surviendront et sépareront les mauvais d’avec les justes, et ils les jetteront dans la fournaise de feu ; là seront les pleurs et les grincements de dents. »
« Avez-vous compris tout cela ? » — « Oui », lui répondent-ils. Et il leur dit : « Ainsi donc, tout scribe instruit du Royaume des cieux est comparable à un maître de maison qui tire de son trésor du neuf et du vieux. »
Mt 13, 44-52

Où est notre cœur au milieu de tous ces trésors, de tous ces avoirs ? Comment pouvons-nous, malgré eux, préférer Dieu, miser sur Dieu, choisir la perle unique ?
Ne croyez pas que je vous amènerai fatalement à conclure : donnons tout ce que nous possédons…
Il y a des biens qui ne se vendent pas et dont nous sommes parfois plus avares que de notre argent. (…)
Rien n’est négatif dans le christianisme. Il ne nous commande pas d’aimer moins, mais d’aimer plus. Pour préférer, il faut aimer davantage, il faut aimer « follement ». Or, seul le Christ peut nous introduire à cette folie. Pour cela, il nous faut partir à sa recherche à travers l’Évangile, entrer peu à peu dans son intimité et le découvrir comme une Personne vivante.
Et si, nous attachant fidèlement à ses pas, nous nous nourrissons de sa Vie, il exerce alors progressivement sur nous une telle attraction, une telle séduction, que nous ne pouvons plus nous détacher de lui.
A ce point, ce n’est plus nous qui nous efforçons de lui être fidèle, c’est lui qui nous tient.
Marguerite Ph. Hoppenot
Vers le Royaume, ch. Les voies de l’Amour

du 17 au 23 juillet 2017

« L’homme ne vit pas seulement de pain mais de toute parole qui vient de la bouche de Dieu. »
Mt 4, 4

Évangile du dimanche 23 juillet 2017

Il leur proposa une autre parabole : « Il en va du Royaume des cieux comme d’un homme qui a semé du bon grain dans son champ. Pendant que les gens dormaient, son ennemi est venu ; par-dessus, il a semé de l’ivraie en plein milieu du blé et il s’en est allé. Quand l’herbe eut poussé et produit l’épi, alors apparut aussi l’ivraie. Les serviteurs du maître de maison vinrent lui dire : “Seigneur, n’est-ce pas du bon grain que tu as semé dans ton champ ? D’où vient donc qu’il s’y trouve de l’ivraie ? ” Il leur dit : “C’est un ennemi qui a fait cela.” Les serviteurs lui disent : “Alors, veux-tu que nous allions la ramasser ? ” — “Non, dit-il, de peur qu’en ramassant l’ivraie vous ne déraciniez le blé avec elle. Laissez l’un et l’autre croître ensemble jusqu’à la moisson, et au temps de la moisson je dirai aux moissonneurs : Ramassez d’abord l’ivraie et liez-la en bottes pour la brûler ; quant au blé, recueillez-le dans mon grenier.”  »
Mt 13, 24-30

Edifier le Royaume… travailler au règne du Christ… être les ouvriers de la vigne, non pas en paroles mais effectivement. Essayons d’entrevoir ce que ces mots peuvent recouvrir pour nous de réalité vécue jour après jour.
Pour nous tous, travailler sans relâche à édifier le Royaume, c’est faire converger tous nos efforts afin que règnent la lumière et l’amour, où que nous soyons, dans le détail de notre cœur comme dans le détail de notre vie ; être partout cette présence d’amour qui rend transparent ce qui est opaque entre les êtres, pur ce qui est mêlé, qui réconcilie ce qui est divisé, qui relie, unit, rassemble tout, à cause de Jésus-Christ.
N’est-ce pas déjà faire pressentir le Royaume ?
Marguerite Ph. Hoppenot
Vers le Royaume, ch. Aux sources vives

du 10 au 16 juillet 2017

« Soit que vous mangiez, soit que vous buviez et quoi que vous fassiez, faites tout pour la gloire de Dieu. »
1 Co 10, 31   

Évangile du dimanche 16 juillet 2017

En ce jour-là, Jésus sortit de la maison et s’assit au bord de la mer. De grandes foules se rassemblèrent près de lui, si bien qu’il monta dans une barque où il s’assit ; toute la foule se tenait sur le rivage.
Il leur dit beaucoup de choses en paraboles. « Voici que le semeur est sorti pour semer. Comme il semait, des grains sont tombés au bord du chemin ; et les oiseaux du ciel sont venus et ont tout mangé. D’autres sont tombés dans les endroits pierreux, où ils n’avaient pas beaucoup de terre ; ils ont aussitôt levé parce qu’ils n’avaient pas de terre en profondeur ; le soleil étant monté, ils ont été brûlés et, faute de racine, ils ont séché. D’autres sont tombés dans les épines ; les épines ont monté et les ont étouffés. D’autres sont tombés dans la bonne terre et ont donné du fruit, l’un cent, l’autre soixante, l’autre trente. Entende qui a des oreilles ! »
Les disciples s’approchèrent et lui dirent : « Pourquoi leur parles-tu en paraboles ? » Il répondit : « Parce qu’à vous il est donné de connaître les mystères du Royaume des cieux, tandis qu’à ceux-là ce n’est pas donné. Car à celui qui a, il sera donné, et il sera dans la surabondance ; mais à celui qui n’a pas, même ce qu’il a lui sera retiré. Voici pourquoi je leur parle en paraboles : parce qu’ils regardent sans regarder et qu’ils entendent sans entendre ni comprendre ; et pour eux s’accomplit la prophétie d’Esaïe, qui dit :
Vous aurez beau entendre, vous ne comprendrez pas ;
vous aurez beau regarder, vous ne verrez pas.
Car le cœur de ce peuple s’est épaissi,
ils sont devenus durs d’oreille,
ils se sont bouché les yeux,
pour ne pas voir de leurs yeux,
ne pas entendre de leurs oreilles,
ne pas comprendre avec leur cœur,
et pour ne pas se convertir.
Et je les aurais guéris !
« Mais vous, heureux vos yeux parce qu’ils voient, et vos oreilles parce qu’elles entendent. En vérité, je vous le déclare, beaucoup de prophètes, beaucoup de justes ont désiré voir ce que vous voyez et ne l’ont pas vu, entendre ce que vous entendez et ne l’ont pas entendu.
 « Vous donc, écoutez la parabole du semeur. Quand l’homme entend la parole du Royaume et ne comprend pas, c’est que le Malin vient et s’empare de ce qui a été semé dans son cœur ; tel est celui qui a été ensemencé au bord du chemin. Celui qui a été ensemencé en des endroits pierreux, c’est celui qui, entendant la Parole, la reçoit aussitôt avec joie ; mais il n’a pas en lui de racine, il est l’homme d’un moment : dès que vient la détresse ou la persécution à cause de la Parole, il tombe. Celui qui a été ensemencé dans les épines, c’est celui qui entend la Parole, mais le souci du monde et la séduction des richesses étouffent la Parole, et il reste sans fruit. Celui qui a été ensemencé dans la bonne terre, c’est celui qui entend la Parole et comprend : alors, il porte du fruit et produit l’un cent, l’autre soixante, l’autre trente. »
Mt 13, 1-23

Si chacun travaillait uniquement pour le Royaume de Dieu et non pour le petit champ clos de sa propriété, le Royaume, servi par cet incommensurable surcroît de forces convergentes, s’édifierait comme par miracle, visiblement sous nos yeux.
Mais le démon veille au grain. Il s’en donne à cœur joie dans les rangs des dévoués serviteurs de Dieu qu’il veut à tout prix désunir. Il suscite et alimente en leur cœur la conviction que la notion de « jouer des coudes » ou de « se marcher sur les pieds » peut avoir cours, dans le champ du Père de famille, là, tout comme ailleurs.
Le « tien » et le « mien » de ces purs serviteurs que nous sommes et qui ne devraient connaître que « le vôtre », mon Dieu, deviennent l’objet de toutes les vigilances, de toutes les susceptibilités, de tous les appétits, de toutes les oppositions, de toutes les combinaisons !… au nom même de la Vérité et de l’Amour. (…)
Et cependant, l’Amour crie sa soif d’être vécu en vérité par ceux qui l’annoncent, clercs et laïcs !
Marguerite Ph. Hoppenot
Vers le Royaume, ch. On vous reconnaîtra

du 7 au 13 août 2017

« En vérité, en vérité, je vous le dis, à moins de naître d’eau et d’Esprit, nul ne peut entrer dans le Royaume de Dieu. Ce qui est né de la chair est chair, et ce qui est né de l’Esprit est esprit. »
Jn 3, 5-6

du 3 au 9 juillet 2017

« Accueillez-vous donc les uns les autres comme le Christ vous a accueillis, pour la gloire de Dieu. »
Rm 15, 7

Évangile du dimanche 9 juillet 2017

En ce temps-là, Jésus prit la parole et dit : « Je te loue, Père, Seigneur du ciel et de la terre, d’avoir caché cela aux sages et aux intelligents et de l’avoir révélé aux tout-petits. Oui, Père, c’est ainsi que tu en as disposé dans ta bienveillance. Tout m’a été remis par mon Père. Nul ne connaît le Fils si ce n’est le Père, et nul ne connaît le Père si ce n’est le Fils, et celui à qui le Fils veut bien le révéler.
« Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi je vous donnerai le repos. Prenez sur vous mon joug et mettez-vous à mon école, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos de vos âmes. Oui, mon joug est facile à porter et mon fardeau léger. »
Mt 11, 25-30

Voulez-vous que nous nous recueillions un moment, pour écouter l’Esprit de Dieu nous parler au cœur et nous appeler à nous faire un cœur d’enfant. (…) Nous faire un cœur d’enfant ! Car il a plu à Dieu de « révéler aux petits ce qui est caché aux puissants et aux orgueilleux ». (…)
Il nous faut avoir un cœur d’enfant, pour rendre grâce. Un cœur disponible. Un cœur de pauvre. Un cœur attentif, toujours à l’écoute et ouvert, afin de pouvoir découvrir sans cesse les lumières que nous dévoile ce chemin. Il ne faut jamais nous installer sur ce chemin de Jésus-Christ, pour qu’il n’en finisse jamais d’être chemin, puisqu’il conduit à la vie en plénitude, l’infini, l’éternel.
Marguerite Ph; Hoppenot
Pèlerinage aux sources