Mois: novembre 2017

Chaque dimanche, un évangile commun est proposé à tous par les églises chrétiennes. Pour ceux qui souhaitent approfondir, voici un éclairage de Marguerite Ph. Hoppenot.

Évangile du dimanche 3 décembre

 « Prenez garde, restez éveillés, car vous ne savez pas quand ce sera le moment. C’est comme un homme qui part en voyage : il a laissé sa maison, confié à ses serviteurs l’autorité, à chacun sa tâche, et il a donné au portier l’ordre de veiller. Veillez donc, car vous ne savez pas quand le maître de la maison va venir, le soir ou au milieu de la nuit, au chant du coq ou le matin, de peur qu’il n’arrive à l’improviste et ne vous trouve en train de dormir.
Ce que je vous dis, je le dis à tous : veillez. »
Mc 13, 33-37

A une heure où nous sommes témoins d’événements bouleversants et profondément graves parce qu’ils vont marquer l’histoire de l’humanité, soyons interpellés par ces événements et n’en demeurons pas spectateurs angoissés ou critiques. Il est urgent que ceux qui fuient une sorte d’asservissement trouvent des chrétiens éveillés, debout, concernés, vivant l’amour, fidèles et responsables.
Alors ils connaîtront en vérité ce qu’est la véritable liberté, celle de l’amour qui rend libre. Oui, le Royaume fraternel passe par notre propre cœur… En sommes-nous convaincus ? La dimension de notre cœur paraît dérisoire à côté du Royaume de Dieu, mais l’infiniment petit n’est-il pas le secret de l’infiniment grand ?
(…)
Si tu veux changer les choses, change ton cœur devant et les choses changeront.

Marguerite Ph. Hoppenot
L’homme est une histoire sacrée

du 27 au 3 décembre

« Jésus dit à Marie de Magdala : « Marie ». Elle se retourna et lui dit en hébreu « Rabbouni » ce qui veut dire maître. Jésus lui dit : « Ne me retiens pas ! Car je ne suis pas encore monté vers mon Père. Pour toi, va trouver mes frères et dis leur que je vais monter vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu qui est votre Dieu. »
Jn 20, 16-17

Contre ? À côté ? Avec ?

Le problème du monde se vit dans chacune de nos vies.
Le problème du monde, c’est le problème des relations humaines, celui de l’unité des diversités ou de leur division.
Il peut se définir par trois attitudes décisives :
° les uns CONTRE les autres,
° les uns À CÔTÉ des autres,
° les uns AVEC les autres.
Ces trois petits mots : « contre », « à côté » ou « avec », marquent le poteau indicateur des trois chemins qui s’ouvrent devant chacune de nos vies.

Ces trois mots correspondent à trois attitudes qui orientent toute une vie :
° être contre conduit à l’enfer de la division;
° être à côté conduit au désert de l’indifférence et de la solitude;
° être avec conduit progressivement au chemin du Royaume, ce chemin du paradis de l’amour, de la communion fraternelle, de la paix et de la joie.

Il faut que chacun choisisse son chemin.

Marguerite Hoppenot
Un être nouveau pour un monde nouveau

Évangile du dimanche 26 novembre

 « Quand le Fils de l’homme viendra dans sa gloire, accompagné de tous les anges, alors il siégera sur son trône de gloire. Devant lui seront rassemblées toutes les nations, et il séparera les hommes les uns des autres, comme le berger sépare les brebis des chèvres. Il placera les brebis à sa droite et les chèvres à sa gauche. Alors le roi dira à ceux qui seront à sa droite : “Venez, les bénis de mon Père, recevez en partage le Royaume qui a été préparé pour vous depuis la fondation du monde. Car j’ai eu faim et vous m’avez donné à manger ; j’ai eu soif et vous m’avez donné à boire ; j’étais un étranger et vous m’avez recueilli ; nu, et vous m’avez vêtu ; malade, et vous m’avez visité ; en prison, et vous êtes venus à moi.” Alors les justes lui répondront : “Seigneur, quand nous est-il arrivé de te voir affamé et de te nourrir, assoiffé et de te donner à boire ? Quand nous est-il arrivé de te voir étranger et de te recueillir, nu et de te vêtir ? Quand nous est-il arrivé de te voir malade ou en prison, et de venir à toi ? ” Et le roi leur répondra : “En vérité, je vous le déclare, chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces plus petits, qui sont mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait ! ” Alors il dira à ceux qui seront à sa gauche : “Allez-vous-en loin de moi, maudits, au feu éternel qui a été préparé pour le diable et pour ses anges. Car j’ai eu faim et vous ne m’avez pas donné à manger ; j’ai eu soif et vous ne m’avez pas donné à boire ; j’étais un étranger et vous ne m’avez pas recueilli ; nu, et vous ne m’avez pas vêtu ; malade et en prison, et vous ne m’avez pas visité.” Alors eux aussi répondront : “Seigneur, quand nous est-il arrivé de te voir affamé ou assoiffé, étranger ou nu, malade ou en prison, sans venir t’assister ? ” Alors il leur répondra : “En vérité, je vous le déclare, chaque fois que vous ne l’avez pas fait à l’un de ces plus petits, à moi non plus vous ne l’avez pas fait.” Et ils s’en iront, ceux-ci au châtiment éternel, et les justes à la vie éternelle.
Mt 25, 31-46

  • Aimer Dieu par-dessus toutes choses – « Dieu est Amour ».
  • Aimer son prochain comme soi-même.
  • Aimer son prochain comme Dieu l’aime (Jn 15,v 12).

Il y a trois étapes de l’amour et il y a trois pôles d’attraction, mais il n’y a qu’un seul amour et ses trois fidélités :

  • à soi,
  • à l’autre,
  • à Dieu.

S’il y en a une qui prend le pas sur les deux autres, celles-ci en pâtissent.

Marguerite Ph. Hoppenot
N’éteignez pas l’Esprit
ch. Un seul amour

du 20 au 26 novembre

La mère de Jésus lui dit : « Ils n’ont plus de vin »…Elle dit aux serviteurs : « Quoi qu’il vous dise, faites-le. »
Jn 2, 3 et 5

Évangile du dimanche 19 novembre

 « En effet, il en va comme d’un homme qui, partant en voyage, appela ses serviteurs et leur confia ses biens. A l’un il remit cinq talents, à un autre deux, à un autre un seul, à chacun selon ses capacités ; puis il partit. Aussitôt celui qui avait reçu les cinq talents s’en alla les faire valoir et en gagna cinq autres. De même celui des deux talents en gagna deux autres. Mais celui qui n’en avait reçu qu’un s’en alla creuser un trou dans la terre et y cacha l’argent de son maître. Longtemps après, arrive le maître de ces serviteurs, et il règle ses comptes avec eux. Celui qui avait reçu les cinq talents s’avança et en présenta cinq autres, en disant : “Maître, tu m’avais confié cinq talents ; voici cinq autres talents que j’ai gagnés.” Son maître lui dit : “C’est bien, bon et fidèle serviteur, tu as été fidèle en peu de choses, sur beaucoup je t’établirai ; viens te réjouir avec ton maître.” Celui des deux talents s’avança à son tour et dit : “Maître, tu m’avais confié deux talents ; voici deux autres talents que j’ai gagnés.” Son maître lui dit : “C’est bien, bon et fidèle serviteur, tu as été fidèle en peu de choses, sur beaucoup je t’établirai ; viens te réjouir avec ton maître.” S’avançant à son tour, celui qui avait reçu un seul talent dit : “Maître, je savais que tu es un homme dur : tu moissonnes où tu n’as pas semé, tu ramasses où tu n’as pas répandu ; par peur, je suis allé cacher ton talent dans la terre : le voici, tu as ton bien.” Mais son maître lui répondit : “Mauvais serviteur, timoré ! Tu savais que je moissonne où je n’ai pas semé et que je ramasse où je n’ai rien répandu. Il te fallait donc placer mon argent chez les banquiers : à mon retour, j’aurais recouvré mon bien avec un intérêt. Retirez-lui donc son talent et donnez-le à celui qui a les dix talents. Car à tout homme qui a, l’on donnera et il sera dans la surabondance ; mais à celui qui n’a pas, même ce qu’il a lui sera retiré. Quant à ce serviteur bon à rien, jetez-le dans les ténèbres du dehors : là seront les pleurs et les grincements de dents.”
Mt 25, 14-30

 

Oui, je le vois et peu à peu j’ose moi-même l’affirmer, la ligne de démarcation de l’avenir du monde passe par le cœur de l’homme : le cœur de l’homme – centre de son être – dont l’attitude invisible et cependant décisive, orientée à « soi » ou à « l’autre », décide du bonheur ou du malheur, de l’épanouissement ou de l’asservissement des êtres qui composent son univers personnel. (…)
Combien il est donc pressant d’instaurer une pédagogie du cœur qui soit une vivante pédagogie de l’amour ! (…)
Cette pédagogie du cœur serait destinée à élaborer progressivement en chacun un être ordonné à l’Amour, c’est-à-dire ouvert à autrui, cet au-delà de soi, différent de soi, première étape vers l’Autrui absolu.
Cette orientation à l’autre susciterait en lui une attitude positive et des gestes fraternels qui convertiraient peu à peu son être et toute sa vie.
Il deviendrait alors, à travers ses dons et ses biens, comme à travers le pouvoir qu’il détient, dans l’ordre social, économique, scientifique, technique, matériel et spirituel, un vivant serviteur de l’Amour, donc de la Vie.

Marguerite Ph. Hoppenot
Cette Vie qui m’est donnée
ch. L’aventure du cœur

du 13 au 19 novembre

« L’amour excuse tout, il croit tout, il espère tout, il endure tout. L’amour ne disparaît jamais. »
1Co 13, 7-8

Évangile du dimanche 12 novembre

« Alors il en sera du Royaume des cieux comme de dix jeunes filles qui prirent leurs lampes et sortirent à la rencontre de l’époux. Cinq d’entre elles étaient insensées et cinq étaient avisées. En prenant leurs lampes, les filles insensées n’avaient pas emporté d’huile ; les filles avisées, elles, avaient pris, avec leurs lampes, de l’huile dans des fioles. Comme l’époux tardait, elles s’assoupirent toutes et s’endormirent. Au milieu de la nuit, un cri retentit : “Voici l’époux ! Sortez à sa rencontre.” Alors toutes ces jeunes filles se réveillèrent et apprêtèrent leurs lampes. Les insensées dirent aux avisées : “Donnez-nous de votre huile, car nos lampes s’éteignent.” Les avisées répondirent : “Certes pas, il n’y en aurait pas assez pour nous et pour vous ! Allez plutôt chez les marchands et achetez-en pour vous.” Pendant qu’elles allaient en acheter, l’époux arriva ; celles qui étaient prêtes entrèrent avec lui dans la salle des noces, et l’on ferma la porte. Finalement, arrivent à leur tour les autres jeunes filles, qui disent : “Seigneur, seigneur, ouvre-nous ! ” Mais il répondit : “En vérité, je vous le déclare, je ne vous connais pas.” Veillez donc, car vous ne savez ni le jour ni l’heure.
Mt 25, 1-13

L’épisode des vierges sages et des vierges folles est scandaleux apparemment. Les vierges sages ont tout ce qu’il leur faut pour aller aux noces et ne veulent pas partager ! Qu’est-ce que cela veut dire ? Je peux tout donner, mais je ne peux pas donner de mon « être », mon être transformé. Je ne peux pas te passer cela. Mon  être, c’est une oeuvre de vie, ce n’est pas un truc que je peux partager. C’est très important pour nous, il ne suffit pas d’avoir entendu des choses. Il faut « être » cette chose et personne ne peut faire cela à notre place. (…)« Deviens » sinon tu n’entreras pas dans le festin des noces, c’est-à-dire la communion. Si tu n’es pas devenu un être amour, tu ne pourras pas vivre la communion d’amour. Ce n’est pas Jésus Christ qui va fermer la porte. Tu n’es pas en état de … C’est mon interprétation. Vous n’êtes pas obligés de l’adopter.

Marguerite Ph. Hoppenot
Entretien au Mouvement Sève, 25 janvier 1984

du 6 au 12 novembre

« Tu vois cette femme…ses nombreux péchés lui ont été pardonnés car elle a montré beaucoup d’amour. »
Lc 7, 47

du 30 octobre au 5 novembre

« Si quelqu’un garde ma parole, il ne verra jamais la mort. »
Jn 8, 51