Mois: mars 2019

Sève dans la Vie Professionnelle, du 15 au 17 mars 2019

Sève dans la vie professionnelle propose d’ouvrir un chemin pour une nouvelle relation à soi et aux autres « expérimentée » dans la vie professionnelle, reliée, nourrie et confirmée par la devise «  Être – Aimer – Servir – Unir ».
Un chemin s’ouvre, l’incarnation de l’amour est-elle possible dans la vie professionnelle ?
Une session a eu lieu au Gaillardin. Voici quelques points de notre réflexion.
Quel que soit le monde professionnel, il y a un besoin de supplément d’humanité, puis-je veiller à toujours l’apporter ?
Aimer, dans le monde professionnel, est possible sans se perdre soi-même. Ce « germe d’amour » est à faire advenir.
Remettre l’humain au cœur des organisations, importance de mettre des mots sur ce qui nous rassemble, promouvoir la personne et ne pas « l’utiliser » ni « l’instrumentaliser »…
Nous sommes dans ce bureau  au Gaillardin, mon bureau dans ma vie professionnelle peut-il être ce même lieu d’échanges et de partages en vérité ?
L’Être inspire l’agir. L’agir respire l’Être.
Quand on aime, on ne regarde pas les mêmes choses.
C’est le regard d’amour qui change les choses dans la vie professionnelle aussi
Le regard, c’est la porte du cœur.
Réussir « sa vie » ou réussir « dans la vie »
Nous sommes engagés sur ce chemin dont nous essayons d’entrevoir les étapes qu’il pourrait avoir. La devise de Sève s’applique tellement à notre vie professionnelle qu’elle en devient indissociable.

L’Être Église est malade…

Ce qui manque dans l’Église, c’est la réalité vivante de Jésus-Christ. On semble perdre le secret de ce mystère chrétien.
Seule la Présence vivante de l’Esprit est source de vie qui demeure. Autrement, c’est construire sur le sable.
Il faut que le mystère de Jésus Christ soit vivant au cœur de l’Église. Le mystère de l’Église n’est pas autre que le fruit du mystère de l’incarnation de Jésus Christ, c’est-à-dire de l’incarnation de l’amour, qui engendre cette réalité vivante du mystère de communion.
Si l’Église n’est pas vivante de la réalité substantielle qu’elle doit exprimer, elle est comme ces magnifiques arbres, dont le cœur est mort et qui, peu à peu, rongés par le dedans, se dégradent et tombent en poussière. Tout pourrit par le cœur. Tout vit par le cœur.
De main d’homme, on édifie une solide organisation ecclésiastique et non le corps vivant de Jésus Christ.
Il y a actuellement un trop grand déficit, un trop grand manque de vie surnaturelle dans l’Église du Maître.
Le mystère du Christ n’est pas suffisamment vécu, alors son corps vivant ne s’élabore pas et l’aspect institutionnel de l’Église prend le pas sur le mystère de vie qu’elle doit exprimer.
L’ Être Église, à l’heure actuelle, étant malade, c’est l’Être Église qu’il faut restaurer par une plongée dans la vie des profondeurs de l’Église.

Marguerite Hoppenot, 1971