Mois: juin 2020

A propos des partis politiques

Est-ce une raison d’être, pour les partis politiques, de se nommer tour à tour « l’opposition » ? Cela suppose-t-il une attitude constructive ?

Avec un peu d’humour, ne pourrions-nous tous réfléchir à cette attitude négative, non seulement en regardant les autres, mais en nous regardant d’abord nous-mêmes.

Alors pourrait peut-être s’imposer à nous la conviction commune qu’une construction solide ne peut s’édifier sur un envers permanent de destruction.

Alors les mots concurrence et convergence pourraient-ils prendre peu à peu tout leur sens et s’imposer à tous les partis et hommes politiques à une heure où est en danger le navire qu’ils ont tous en responsabilité.

Si l’on se respectait mutuellement et si l’on s’écoutait fraternellement, les divers angles de vue et les avis différents pourraient être source d’enrichissement mutuel et servir la qualité d’un projet commun … qui est et doit être rigoureusement le bien de la France, le bien de tous les Français.

Puis-je oser me poser également la question : cette réflexion ne pourrait-elle poser une réelle interrogation aux différentes confessions chrétiennes en regard du rayonnement de leur trésor commun : la Bonne Nouvelle du message d’amour et d’unité de Jésus- Christ pour le monde, dans le respect et la richesse des diversités.

Au seuil du troisième millénaire, parvenus à cette étape de super-civilisation, à quel point notre monde occidental, dit chrétien, ne gaspille-t-il pas ses incommensurables richesses par une guerre larvée sur tous les plans, et de quels progrès considérables ne serait-il pas la source et le dispensateur pour le monde s’il le voulait en vérité.

« Seuls les artisans de paix seront appelés fils de Dieu. » Mt 5,9

                                                           Marguerite Hoppenot
20 août 1993

Paroles de la semaine – Juillet 2020

Juillet 2020

du 29 juin au 5
2 Tm 1,7
Car ce n’est pas un esprit de peur que Dieu nous a donné, mais un        esprit de force, d’amour et de maîtrise de soi.

du 6 au 12
Jn 15, 5
Je suis la vigne, vous êtes les sarments : celui qui demeure en moi et en qui je demeure, celui-là portera du fruit en abondance car, en dehors de moi, vous ne pouvez rien faire.

du 13 au 19
1 P 3, 8
Enfin, soyez tous dans de mêmes dispositions, compatissants, animés d’un amour fraternel, miséricordieux, humbles.

du 20 au 26
1 Jn 4, 7-8      Mes bien-aimés, aimons-nous les uns les autres, car l’amour vient de Dieu, et quiconque aime est né de Dieu et parvient à la connaissance de Dieu. 8 Qui n’aime pas n’a pas découvert Dieu, puisque Dieu est amour.

Rencontres Eté 2020

RENCMédia Gaillardin été 2020ONTRES et PARTAGES autour du livre*
« Un être nouveau pour un monde nouveau »
de Marguerite Hoppenot
 Mardi 4, mercredi 5 et jeudi 6 août 2020
de 10h à 12h & de 17 à 19h.

* Si nous avons la possibilité, d’autres livres plus récemment publiés de Marguerite Hoppenot pourront être évoqués.
Contacts :           Laurence      06 67 32 79 92  ou   Emmanuel    06 83 97 80 13

A propos du racisme

Être « pour » les uns au lieu d’être « avec » tous révèle que l’on est « face à » ou « contre » les autres.
Les signes de racisme en notre cœur …Nos secrets racismes, moins voyants que le racisme de couleur, mais non moins homicides. Notre racisme se manifeste et s’exerce toujours en regard de ce que nous jugeons « inférieur à nous » et que nous ne voulons à aucun prix voir se mêler et se confondre avec nous. Le plus grand danger vient donc de ce qui est le plus près, le plus voisin.
Être conscient … être vrai … en regard de cet obstacle à l’amour en notre cœur.
Que chacun dépiste loyalement ses petits racismes personnels.
Que chaque milieu prenne conscience de ses attitudes collectives, mortelles pour l’unité du peuple de Dieu et l’édification du Royaume.
Les racismes sont des barrières invisibles, infranchissables, savamment dressées et camouflées par le Malin à travers les hommes. Tous ces « moi », individuels ou collectifs, qui se défendent ou se préservent, et se ferment à l’autre ou aux autres … subtiles manifestations d’anti-amour, contre-courant de l’amour. Tous les racismes engendrent un cloisonnement, des séparations, une fermeture :  germe d’enfer … germe anti-Royaume.
La présence de l’authentique amour en notre cœur l’entraîne inévitablement vers l’universel. Car l’amour ne connaît ni limites, ni exclusive.
La tendance contraire, restrictive sur le plan de l’amour, est significative de l’amour de soi (amour propre).
Interrogation par rapport à l’esprit du monde :
« Dis-moi qui tu hantes, je te dirai qui tu es ».
Creuser cette affirmation. Nous la prenons trop facilement sur le plan simplement moral.
Bien au-delà, il nous faut voir : « Dis-moi ceux dont tu t’entoures … et cherches-en lucidement les motifs » !
Est-ce le résultat de ton amour ?
Est-ce le fruit d’un labeur de ton amour-propre ?
Ton « moi » qui se pare du brillant des autres … ou qui s’en défend, par crainte d’être éclipsé !                                                                                                                             Marguerite  Hoppenot, 1967

Le cœur qui parle

On te montrait des peuples qui mourraient de faim,
Et tu savais que tu n’étais pas coupable,
Mais ton cœur,
Oui…ton cœur
Te redisait de quoi tu es capable,
Et c’est le mot « partage » qui te revint.
Alors, cet être, dont tu disais qu’il était insignifiant…
Je t’ai vu courir vers lui comme on court vers un ami
Pour lui donner ce à quoi tu tenais tant !
Et j’ai compris que tu avais compris….

On te montrait des exilés, rejetés au plus bas,
Et tu savais que tu n’étais pas coupable,
Mais ton cœur,
Oui…ton cœur
Te redisait de quoi tu es capable,
Et c’est le mot « intégration » qui te frappa.
Alors, cet être dont tu disais qu’il était irrécupérable…
Je t’ai vu t’approcher de lui comme on s’approche d’un ami
Et l’introduire dans ta famille en l’invitant à ta table !
Et j’ai compris que tu avais compris….

On te montrait des pays qui étaient en guerre
Et tu savais que tu n’étais pas coupable,
Mais ton cœur,
Oui… ton cœur
Te redisait de quoi tu es capable,
Et c’est le mot « paix » qui seul pouvait te satisfaire.
Alors, ce collègue à qui tu mettais des bâtons dans les roues…
Je t’ai vu t’intéresser à lui comme on s’intéresse à un ami
Et l’aider ensuite à accomplir sa tâche jusqu’au bout !
Et j’ai compris que tu avais compris…

On te montrait des cohortes de drogués,
Et tu savais que tu n’étais pas coupable,
Mais ton cœur,
Oui… ton cœur
Te redisait de quoi tu es capable,
Et c’est le mot « détresse » qui te choquait.
Alors ce délinquant dont tu disais qu’il n’était bon à rien
J’ai vu que tu posais sur lui le regard qu’on pose sur un ami,
Pour ensuite marcher à ses côtés et porter son chagrin !
Et j’ai compris que tu avais compris…

Oui…tu avais compris que l’infiniment petit est à l’échelle de l’infiniment grand,
Et que, par conséquent, pour toi ce poème… n’était déjà plus un poème…
Mais le chemin où t’avait conduit ton premier « oui »…
En un mot…à ta petite mesure…ta nouvelle vie !

Agnès de Pontbriand (+)
« Je dédie ce poème à Marguerite Hoppenot qui m’a fait faire un formidable nombre de prises de conscience, qui me permettent d’affirmer aujourd’hui que, seul, l’Amour est la solution pour le monde. »