Mois: juillet 2020

Chaque semaine, Sève propose une parole biblique que chacun reçoit comme si elle lui était adressée personnellement pour éclairer sa vie aujourd’hui. Les membres de Sève méditent chaque jour cette parole et la partagent lors de leurs réunions régulières, pour se laisser transformer personnellement et ensemble.

Paroles de la semaine – août 2020

du 27 juillet au 2 août
1 Co 13, 7-8 :
L’amour excuse tout, il croit tout, il espère tout, il endure tout. 8 L’amour ne disparaît jamais. Les prophéties ? Elles seront abolies. Les langues ? Elles prendront fin. La connaissance ? Elle sera abolie.
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du 3 au 9
Mt 8,26
Pourquoi avez-vous peur, hommes de peu de foi ?____________________________________
du 10 au 16 août
Lc 2, 19 :
Quant à Marie, elle retenait tous ces événements et les méditait dans son coeur.
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du 17 au 23 août
Mc 5, 36 :
Sois sans crainte, crois seulement.
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du 24 au 30 août
Col 2, 6-7 :
Poursuivez donc votre route dans le Christ, Jésus le Seigneur, tel que vous l’avez reçu ; soyez enracinés et fondés en lui, affermis ainsi dans la foi telle qu’on vous l’a enseignée, et débordants de reconnaissance.

Création nouvelle

Seigneur, ouvre mon cœur à l’Amour toujours davantage
afin qu’il s’ouvre à ta lumière.
Alors du « tout » comme du « peu » que je suis,
du peu que je fais,
du peu que je vis,
fais une création nouvelle …
indéfiniment.

Voici ma prière.

Alors, rien n’est jamais la fin,
c’est toujours un nouveau commencement,
c’est toujours Noël.

S’interroger sur le sens de sa vie, c’est cela se convertir.
La conversion n’est pas réservée aux chrétiens.
C’est retourner son cœur et l’ouvrir à d’autres valeurs,
pour les chrétiens, celles de l’Evangile.
Pour certains, c’est l’œuvre soudaine d’une certaine turbulence de l’Esprit
mais généralement, c’est une œuvre de longue durée.

A travers ta quête de bonheur, ta soif de vivre,
quel chemin vas-tu faire ?
quel chemin dois-tu faire pour devenir un vivant éternel,
« présence vivante » là où tu es,
artisan de Royaume,
pionnier d’une civilisation de l’Amour ?

Jésus-Christ nous a dit : « Je suis le chemin » Jn 14,6
Fils de Dieu qui est Amour,
le chemin est donc l’amour vécu,
l’amour incarné, sans limites.

                                                                                    Marguerite Hoppenot, 1981
Un être nouveau pour un monde nouveau

Dieu a besoin des hommes

La relation d’amour, celle que nous sommes appelés à vivre avec nos frères, trouve son modèle et sa possible perfection dans notre relation d’amour avec Dieu. Elle est mutuellement – bien qu’à une échelle totalement disproportionnée – don et accueil, besoin de l’autre.

C’est bouleversant pour notre humilité et pour notre pauvreté, mais quel honneur et quelle responsabilité de découvrir que Dieu a besoin des hommes…de chacun de nous, pour exister davantage dans le monde.

Lorsqu’on dit que Dieu est tout-puissant, je comprends que l’Amour est tout-puissant. C’est une vérité qui m’est devenue évidente au niveau de la vie. Cependant l’amour est « liberté ». Il ne s’impose pas. Dieu ne s’impose pas, Il se propose. C’est pourquoi les êtres humains ont la possibilité de dire « oui » ou « non » à l’amour. Ce sont leurs leurs refus d’aimer qui, en limitant la toute puissance de l’amour, limitent donc la toute-puissance de Dieu qui est l’Amour.

Dieu a besoin des hommes…N’est-ce-pas bouleversant ?

Réfléchissons à ce que pourrait être l’humanité et le monde si tous les êtres humains étaient fidèles à vivre l’Esprit d’amour dont ils sont marqués.

  Marguerite Hoppenot, 1985
Un être nouveau pour un monde nouveau

La devise des Français

Liberté – Egalité – Fraternité 

Cela pourrait devenir une merveilleuse devise chrétienne. Elle pourrait s’accorder parfaitement avec l’Evangile, avec notre devise « Être, Aimer, Servir, Uni « . Or, telle qu’elle est comprise, cette devise des Français est l’objet de redoutables confusions.
La liberté est confondue avec l’indépendance.
L’égalité est confondue avec la similitude, l’uniformité.
La fraternité est confondue avec la camaraderie.
Ces trois réalités si importantes dans la vie des hommes et dans la vie du monde sont vues toujours dans le « faire » et jamais dans l’ « être ».
La lumière de la spiritualité de Sève pourrait aider à faire passer cette devise de l’extérieur à l’intérieur afin qu’elle devienne promotrice de véritable liberté, de véritable égalité et de véritable fraternité…..
Tous les hommes aspirent à la liberté et cette volonté s’accroît au fur et à mesure que les hommes deviennent plus adultes. Nous le constatons chez nos enfants : plus ils avancent dans l’adolescence, plus ils veulent leur liberté (ce qui généralement veut dire indépendance).
La liberté entraîne la soif d’égalité et seule l’égalité permet d’édifier une authentique fraternité….
Toutefois si la vraie liberté, celle de l’amour, peut faire comprendre ce qu’est la vraie égalité, qui n’est pas uniformité ni similitude mais égalité dans l’être, elle seule peut conduire à une authentique fraternité qui suppose la reconnaissance de nos diversités, dans le respect mutuel.
Seules ces diversités convergeant au-delà de chacune peuvent contribuer à l’élaboration d’un projet commun, le grand dessein du Créateur, ce Royaume fraternel des hommes, ébauche du Royaume de Dieu.
Mais il y a une condition à l’accomplissement de ce grand projet de Dieu, c’est la fameuse « pauvreté de soi ». Nous n’allons pas l’oublier. Il faut mourir à soi-même, dit Jésus-Christ : non pas faire mourir notre « être », mais l’ennemi mortel de notre « être », notre « moi-centre », notre « moi-égocentrique ». Ce « moi-centre » qui m’empêche d’aimer, qui me referme sur moi-même, qui m’empêche donc d’exister en plénitude et de connaître la vraie liberté, celle de l’amour. Tout cela se tient.

                                                      Marguerite Hoppenot , 1985
Un être nouveau pour un monde nouveau

Pyramide renversée

Combien ceux qui détiennent une part de pouvoir sur leurs frères, selon la hiérarchie des hommes, devraient souvent s’interroger pour connaître s’ils ne sont pas personnellement « le rideau de fer » de quelque captif, voire de quelque martyr innocent !
Ainsi plus s’accroît le poids du pouvoir, plus devrait apparaître et s’imposer à l’esprit des responsables de ce pouvoir, comme étant l’exigence et le principe vital d’une hiérarchie selon Jésus-Christ, une image aussi paradoxale qu’inhabituelle : celle d’une pyramide renversée.
Les racines d’un arbre, sa partie vitale, ne s’enfoncent-elles pas d’autant plus profond en terre que grandit l’arbre dont elles doivent assurer la vie ? De même l’exercice de tout pouvoir ne doit pas conduire à s’élever pour dominer et couronner l’édifice, mais à s’enfoncer pour le porter et le supporter.
A partir de cet essentiel renversement, tout m’apparaît pouvoir être allégé et libéré en la Maison du Père pour l’épanouissement, dans la fidélité, du peuple de Dieu.
Si tout détenteur de quelque pouvoir était un serviteur de l’Amour en regard de ceux sur lesquels il a autorité afin que cette dernière soit, en vérité, le fruit d’un pouvoir de pauvre, et s’il se comportait selon cette impérieuse logique, alors serions-nous proches, sans doute, d’aborder aux rives de cette sainte liberté des enfants de Dieu que l’Evangile nous fait contempler comme la promesse du Libérateur.

Marguerite Hoppenot,1964
Le temps du Feu