Être « pour » les uns au lieu d’être « avec » tous révèle que l’on est « face à » ou « contre » les autres.
Les signes de racisme en notre cœur …Nos secrets racismes, moins voyants que le racisme de couleur, mais non moins homicides. Notre racisme se manifeste et s’exerce toujours en regard de ce que nous jugeons « inférieur à nous » et que nous ne voulons à aucun prix voir se mêler et se confondre avec nous. Le plus grand danger vient donc de ce qui est le plus près, le plus voisin.
Être conscient … être vrai … en regard de cet obstacle à l’amour en notre cœur.
Que chacun dépiste loyalement ses petits racismes personnels.
Que chaque milieu prenne conscience de ses attitudes collectives, mortelles pour l’unité du peuple de Dieu et l’édification du Royaume.
Les racismes sont des barrières invisibles, infranchissables, savamment dressées et camouflées par le Malin à travers les hommes. Tous ces « moi », individuels ou collectifs, qui se défendent ou se préservent, et se ferment à l’autre ou aux autres … subtiles manifestations d’anti-amour, contre-courant de l’amour. Tous les racismes engendrent un cloisonnement, des séparations, une fermeture :  germe d’enfer … germe anti-Royaume.
La présence de l’authentique amour en notre cœur l’entraîne inévitablement vers l’universel. Car l’amour ne connaît ni limites, ni exclusive.
La tendance contraire, restrictive sur le plan de l’amour, est significative de l’amour de soi (amour propre).
Interrogation par rapport à l’esprit du monde :
« Dis-moi qui tu hantes, je te dirai qui tu es ».
Creuser cette affirmation. Nous la prenons trop facilement sur le plan simplement moral.
Bien au-delà, il nous faut voir : « Dis-moi ceux dont tu t’entoures … et cherches-en lucidement les motifs » !
Est-ce le résultat de ton amour ?
Est-ce le fruit d’un labeur de ton amour-propre ?
Ton « moi » qui se pare du brillant des autres … ou qui s’en défend, par crainte d’être éclipsé !                                                                                                                             Marguerite  Hoppenot, 1967