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Évangile du dimanche 19 novembre

 « En effet, il en va comme d’un homme qui, partant en voyage, appela ses serviteurs et leur confia ses biens. A l’un il remit cinq talents, à un autre deux, à un autre un seul, à chacun selon ses capacités ; puis il partit. Aussitôt celui qui avait reçu les cinq talents s’en alla les faire valoir et en gagna cinq autres. De même celui des deux talents en gagna deux autres. Mais celui qui n’en avait reçu qu’un s’en alla creuser un trou dans la terre et y cacha l’argent de son maître. Longtemps après, arrive le maître de ces serviteurs, et il règle ses comptes avec eux. Celui qui avait reçu les cinq talents s’avança et en présenta cinq autres, en disant : “Maître, tu m’avais confié cinq talents ; voici cinq autres talents que j’ai gagnés.” Son maître lui dit : “C’est bien, bon et fidèle serviteur, tu as été fidèle en peu de choses, sur beaucoup je t’établirai ; viens te réjouir avec ton maître.” Celui des deux talents s’avança à son tour et dit : “Maître, tu m’avais confié deux talents ; voici deux autres talents que j’ai gagnés.” Son maître lui dit : “C’est bien, bon et fidèle serviteur, tu as été fidèle en peu de choses, sur beaucoup je t’établirai ; viens te réjouir avec ton maître.” S’avançant à son tour, celui qui avait reçu un seul talent dit : “Maître, je savais que tu es un homme dur : tu moissonnes où tu n’as pas semé, tu ramasses où tu n’as pas répandu ; par peur, je suis allé cacher ton talent dans la terre : le voici, tu as ton bien.” Mais son maître lui répondit : “Mauvais serviteur, timoré ! Tu savais que je moissonne où je n’ai pas semé et que je ramasse où je n’ai rien répandu. Il te fallait donc placer mon argent chez les banquiers : à mon retour, j’aurais recouvré mon bien avec un intérêt. Retirez-lui donc son talent et donnez-le à celui qui a les dix talents. Car à tout homme qui a, l’on donnera et il sera dans la surabondance ; mais à celui qui n’a pas, même ce qu’il a lui sera retiré. Quant à ce serviteur bon à rien, jetez-le dans les ténèbres du dehors : là seront les pleurs et les grincements de dents.”
Mt 25, 14-30

 

Oui, je le vois et peu à peu j’ose moi-même l’affirmer, la ligne de démarcation de l’avenir du monde passe par le cœur de l’homme : le cœur de l’homme – centre de son être – dont l’attitude invisible et cependant décisive, orientée à « soi » ou à « l’autre », décide du bonheur ou du malheur, de l’épanouissement ou de l’asservissement des êtres qui composent son univers personnel. (…)
Combien il est donc pressant d’instaurer une pédagogie du cœur qui soit une vivante pédagogie de l’amour ! (…)
Cette pédagogie du cœur serait destinée à élaborer progressivement en chacun un être ordonné à l’Amour, c’est-à-dire ouvert à autrui, cet au-delà de soi, différent de soi, première étape vers l’Autrui absolu.
Cette orientation à l’autre susciterait en lui une attitude positive et des gestes fraternels qui convertiraient peu à peu son être et toute sa vie.
Il deviendrait alors, à travers ses dons et ses biens, comme à travers le pouvoir qu’il détient, dans l’ordre social, économique, scientifique, technique, matériel et spirituel, un vivant serviteur de l’Amour, donc de la Vie.

Marguerite Ph. Hoppenot
Cette Vie qui m’est donnée
ch. L’aventure du cœur

du 13 au 19 novembre

« L’amour excuse tout, il croit tout, il espère tout, il endure tout. L’amour ne disparaît jamais. »
1Co 13, 7-8

Évangile du dimanche 12 novembre

« Alors il en sera du Royaume des cieux comme de dix jeunes filles qui prirent leurs lampes et sortirent à la rencontre de l’époux. Cinq d’entre elles étaient insensées et cinq étaient avisées. En prenant leurs lampes, les filles insensées n’avaient pas emporté d’huile ; les filles avisées, elles, avaient pris, avec leurs lampes, de l’huile dans des fioles. Comme l’époux tardait, elles s’assoupirent toutes et s’endormirent. Au milieu de la nuit, un cri retentit : “Voici l’époux ! Sortez à sa rencontre.” Alors toutes ces jeunes filles se réveillèrent et apprêtèrent leurs lampes. Les insensées dirent aux avisées : “Donnez-nous de votre huile, car nos lampes s’éteignent.” Les avisées répondirent : “Certes pas, il n’y en aurait pas assez pour nous et pour vous ! Allez plutôt chez les marchands et achetez-en pour vous.” Pendant qu’elles allaient en acheter, l’époux arriva ; celles qui étaient prêtes entrèrent avec lui dans la salle des noces, et l’on ferma la porte. Finalement, arrivent à leur tour les autres jeunes filles, qui disent : “Seigneur, seigneur, ouvre-nous ! ” Mais il répondit : “En vérité, je vous le déclare, je ne vous connais pas.” Veillez donc, car vous ne savez ni le jour ni l’heure.
Mt 25, 1-13

L’épisode des vierges sages et des vierges folles est scandaleux apparemment. Les vierges sages ont tout ce qu’il leur faut pour aller aux noces et ne veulent pas partager ! Qu’est-ce que cela veut dire ? Je peux tout donner, mais je ne peux pas donner de mon « être », mon être transformé. Je ne peux pas te passer cela. Mon  être, c’est une oeuvre de vie, ce n’est pas un truc que je peux partager. C’est très important pour nous, il ne suffit pas d’avoir entendu des choses. Il faut « être » cette chose et personne ne peut faire cela à notre place. (…)« Deviens » sinon tu n’entreras pas dans le festin des noces, c’est-à-dire la communion. Si tu n’es pas devenu un être amour, tu ne pourras pas vivre la communion d’amour. Ce n’est pas Jésus Christ qui va fermer la porte. Tu n’es pas en état de … C’est mon interprétation. Vous n’êtes pas obligés de l’adopter.

Marguerite Ph. Hoppenot
Entretien au Mouvement Sève, 25 janvier 1984

du 6 au 12 novembre

« Tu vois cette femme…ses nombreux péchés lui ont été pardonnés car elle a montré beaucoup d’amour. »
Lc 7, 47

du 30 octobre au 5 novembre

« Si quelqu’un garde ma parole, il ne verra jamais la mort. »
Jn 8, 51

du 23 au 29 octobre

« Nous avons parlé aux femmes réunies. L’une d’elles, nommée Lydie,  …était tout oreilles ; car le Seigneur avait ouvert son cœur pour la rendre attentive aux paroles de Paul. »
Ac 16, 14

Évangile du dimanche 29 octobre 2017

Apprenant qu’il avait fermé la bouche aux Sadducéens, les Pharisiens se réunirent. Et l’un d’eux, un légiste, lui demanda pour lui tendre un piège : « Maître, quel est le grand commandement dans la Loi ? » Jésus lui déclara : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta pensée. C’est là le grand, le premier commandement. Un second est aussi important : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. De ces deux commandements dépendent toute la Loi et les Prophètes. »
Mt 22, 34-40

L’amour dont le Seigneur nous fait un commandement d’aimer nos frères, cet amour qu’il lie dans une même exigence à l’amour de nous-mêmes et à l’amour que nous Lui portons est en effet un seul et même amour : unique amour dont la source et la fin sont Dieu, Amour trinitaire qui doit faire en nous sa demeure pour agréger peu à peu tout notre « être » à son courant de vie.

Marguerite Ph. Hoppenot
Midi sur le Monde
ch. S’aimer soi-même

du 16 au 22 octobre

« C’est l’Esprit qui vivifie, la chair ne sert à rien. Les paroles que je vous ai dites sont esprit et vie. »
Jn 6, 63

Évangile du dimanche 22 octobre 2017

Alors les Pharisiens allèrent tenir conseil afin de le prendre au piège en le faisant parler. Ils lui envoient leurs disciples, avec les Hérodiens, pour lui dire : « Maître, nous savons que tu es franc et que tu enseignes les chemins de Dieu en toute vérité, sans te laisser influencer par qui que ce soit, car tu ne tiens pas compte de la condition des gens. Dis-nous donc ton avis : Est-il permis, oui ou non, de payer le tribut à César ? » Mais Jésus, s’apercevant de leur malice, dit : « Hypocrites ! Pourquoi me tendez-vous un piège ? Montrez-moi la monnaie qui sert à payer le tribut. » Ils lui présentèrent une pièce d’argent. Il leur dit : « Cette effigie et cette inscription, de qui sont-elles ? » Ils répondent : « De César. » Alors il leur dit : « Rendez donc à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu. » A ces mots, ils furent tout étonnés et, le laissant, ils s’en allèrent.
Mt 22, 15-21

Dans sa simplicité, cette parole [de Jésus] est une de celle qui a le plus servi à l’affranchissement des consciences, à la distinction des deux pouvoirs, le pouvoir spirituel et le pouvoir temporel et la paix entre eux.
Jésus affirme d’abord que le pouvoir civil, même entre les mains des païens, n’est pas nécessairement malfaisant, comme certains sont portés à le croire. Il rend des services, fait régner la paix matérielle, sert au développement de la richesse temporelle. (…)
Dieu a des droits, droits fondés sur ce que nous recevons de Lui, droits que proclame son image empreinte sur tout ce que nous recevons de Lui. « L’image de César est gravée sur le métal, l’image de Dieu est gravée dans tout l’homme, dans son corps, son âme, sa volonté ; il est juste de lui rendre tout cela, puisque c’est lui qui nous en donne et la substance et l’accroissement » Saint Hilaire de Poitiers. Et Tertullien dit de son côté : « Si vous devez rendre à César l’image de César imprimée sur le métal, vous devez rendre à Dieu l’image de Dieu qui est imprimée dans l’homme, vous devez vous donner vous-mêmes à Dieu ».

Fr. Joseph de Almeida Monteiro o.p.  Homélie au Mouvement Sève
Bulletin n° 207

du 9 au 15 octobre

« Marie retenait tous ces événements et les méditait dans son coeur. »
Lc 2, 19

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