Catégorie: Eclairage sur l’Evangile (Page 1 sur 11)

Chaque dimanche, un évangile commun est proposé à tous par les églises chrétiennes. Pour ceux qui souhaitent approfondir, voici un éclairage de Marguerite Ph. Hoppenot.

Évangile du dimanche 30 juillet 2017

« Le Royaume des cieux est comparable à un trésor qui était caché dans un champ et qu’un homme a découvert : il le cache à nouveau et, dans sa joie, il s’en va, met en vente tout ce qu’il a et il achète ce champ. Le Royaume des cieux est encore comparable à un marchand qui cherchait des perles fines. Ayant trouvé une perle de grand prix, il s’en est allé vendre tout ce qu’il avait et il l’a achetée.
« Le Royaume des cieux est encore comparable à un filet qu’on jette en mer et qui ramène toutes sortes de poissons. Quand il est plein, on le tire sur le rivage, puis on s’assied, on ramasse dans des paniers ce qui est bon et l’on rejette ce qui ne vaut rien. Ainsi en sera-t-il à la fin du monde : les anges surviendront et sépareront les mauvais d’avec les justes, et ils les jetteront dans la fournaise de feu ; là seront les pleurs et les grincements de dents. »
« Avez-vous compris tout cela ? » — « Oui », lui répondent-ils. Et il leur dit : « Ainsi donc, tout scribe instruit du Royaume des cieux est comparable à un maître de maison qui tire de son trésor du neuf et du vieux. »
Mt 13, 44-52

Où est notre cœur au milieu de tous ces trésors, de tous ces avoirs ? Comment pouvons-nous, malgré eux, préférer Dieu, miser sur Dieu, choisir la perle unique ?
Ne croyez pas que je vous amènerai fatalement à conclure : donnons tout ce que nous possédons…
Il y a des biens qui ne se vendent pas et dont nous sommes parfois plus avares que de notre argent. (…)
Rien n’est négatif dans le christianisme. Il ne nous commande pas d’aimer moins, mais d’aimer plus. Pour préférer, il faut aimer davantage, il faut aimer « follement ». Or, seul le Christ peut nous introduire à cette folie. Pour cela, il nous faut partir à sa recherche à travers l’Évangile, entrer peu à peu dans son intimité et le découvrir comme une Personne vivante.
Et si, nous attachant fidèlement à ses pas, nous nous nourrissons de sa Vie, il exerce alors progressivement sur nous une telle attraction, une telle séduction, que nous ne pouvons plus nous détacher de lui.
A ce point, ce n’est plus nous qui nous efforçons de lui être fidèle, c’est lui qui nous tient.
Marguerite Ph. Hoppenot
Vers le Royaume, ch. Les voies de l’Amour

Évangile du dimanche 23 juillet 2017

Il leur proposa une autre parabole : « Il en va du Royaume des cieux comme d’un homme qui a semé du bon grain dans son champ. Pendant que les gens dormaient, son ennemi est venu ; par-dessus, il a semé de l’ivraie en plein milieu du blé et il s’en est allé. Quand l’herbe eut poussé et produit l’épi, alors apparut aussi l’ivraie. Les serviteurs du maître de maison vinrent lui dire : “Seigneur, n’est-ce pas du bon grain que tu as semé dans ton champ ? D’où vient donc qu’il s’y trouve de l’ivraie ? ” Il leur dit : “C’est un ennemi qui a fait cela.” Les serviteurs lui disent : “Alors, veux-tu que nous allions la ramasser ? ” — “Non, dit-il, de peur qu’en ramassant l’ivraie vous ne déraciniez le blé avec elle. Laissez l’un et l’autre croître ensemble jusqu’à la moisson, et au temps de la moisson je dirai aux moissonneurs : Ramassez d’abord l’ivraie et liez-la en bottes pour la brûler ; quant au blé, recueillez-le dans mon grenier.”  »
Mt 13, 24-30

Edifier le Royaume… travailler au règne du Christ… être les ouvriers de la vigne, non pas en paroles mais effectivement. Essayons d’entrevoir ce que ces mots peuvent recouvrir pour nous de réalité vécue jour après jour.
Pour nous tous, travailler sans relâche à édifier le Royaume, c’est faire converger tous nos efforts afin que règnent la lumière et l’amour, où que nous soyons, dans le détail de notre cœur comme dans le détail de notre vie ; être partout cette présence d’amour qui rend transparent ce qui est opaque entre les êtres, pur ce qui est mêlé, qui réconcilie ce qui est divisé, qui relie, unit, rassemble tout, à cause de Jésus-Christ.
N’est-ce pas déjà faire pressentir le Royaume ?
Marguerite Ph. Hoppenot
Vers le Royaume, ch. Aux sources vives

Évangile du dimanche 16 juillet 2017

En ce jour-là, Jésus sortit de la maison et s’assit au bord de la mer. De grandes foules se rassemblèrent près de lui, si bien qu’il monta dans une barque où il s’assit ; toute la foule se tenait sur le rivage.
Il leur dit beaucoup de choses en paraboles. « Voici que le semeur est sorti pour semer. Comme il semait, des grains sont tombés au bord du chemin ; et les oiseaux du ciel sont venus et ont tout mangé. D’autres sont tombés dans les endroits pierreux, où ils n’avaient pas beaucoup de terre ; ils ont aussitôt levé parce qu’ils n’avaient pas de terre en profondeur ; le soleil étant monté, ils ont été brûlés et, faute de racine, ils ont séché. D’autres sont tombés dans les épines ; les épines ont monté et les ont étouffés. D’autres sont tombés dans la bonne terre et ont donné du fruit, l’un cent, l’autre soixante, l’autre trente. Entende qui a des oreilles ! »
Les disciples s’approchèrent et lui dirent : « Pourquoi leur parles-tu en paraboles ? » Il répondit : « Parce qu’à vous il est donné de connaître les mystères du Royaume des cieux, tandis qu’à ceux-là ce n’est pas donné. Car à celui qui a, il sera donné, et il sera dans la surabondance ; mais à celui qui n’a pas, même ce qu’il a lui sera retiré. Voici pourquoi je leur parle en paraboles : parce qu’ils regardent sans regarder et qu’ils entendent sans entendre ni comprendre ; et pour eux s’accomplit la prophétie d’Esaïe, qui dit :
Vous aurez beau entendre, vous ne comprendrez pas ;
vous aurez beau regarder, vous ne verrez pas.
Car le cœur de ce peuple s’est épaissi,
ils sont devenus durs d’oreille,
ils se sont bouché les yeux,
pour ne pas voir de leurs yeux,
ne pas entendre de leurs oreilles,
ne pas comprendre avec leur cœur,
et pour ne pas se convertir.
Et je les aurais guéris !
« Mais vous, heureux vos yeux parce qu’ils voient, et vos oreilles parce qu’elles entendent. En vérité, je vous le déclare, beaucoup de prophètes, beaucoup de justes ont désiré voir ce que vous voyez et ne l’ont pas vu, entendre ce que vous entendez et ne l’ont pas entendu.
 « Vous donc, écoutez la parabole du semeur. Quand l’homme entend la parole du Royaume et ne comprend pas, c’est que le Malin vient et s’empare de ce qui a été semé dans son cœur ; tel est celui qui a été ensemencé au bord du chemin. Celui qui a été ensemencé en des endroits pierreux, c’est celui qui, entendant la Parole, la reçoit aussitôt avec joie ; mais il n’a pas en lui de racine, il est l’homme d’un moment : dès que vient la détresse ou la persécution à cause de la Parole, il tombe. Celui qui a été ensemencé dans les épines, c’est celui qui entend la Parole, mais le souci du monde et la séduction des richesses étouffent la Parole, et il reste sans fruit. Celui qui a été ensemencé dans la bonne terre, c’est celui qui entend la Parole et comprend : alors, il porte du fruit et produit l’un cent, l’autre soixante, l’autre trente. »
Mt 13, 1-23

Si chacun travaillait uniquement pour le Royaume de Dieu et non pour le petit champ clos de sa propriété, le Royaume, servi par cet incommensurable surcroît de forces convergentes, s’édifierait comme par miracle, visiblement sous nos yeux.
Mais le démon veille au grain. Il s’en donne à cœur joie dans les rangs des dévoués serviteurs de Dieu qu’il veut à tout prix désunir. Il suscite et alimente en leur cœur la conviction que la notion de « jouer des coudes » ou de « se marcher sur les pieds » peut avoir cours, dans le champ du Père de famille, là, tout comme ailleurs.
Le « tien » et le « mien » de ces purs serviteurs que nous sommes et qui ne devraient connaître que « le vôtre », mon Dieu, deviennent l’objet de toutes les vigilances, de toutes les susceptibilités, de tous les appétits, de toutes les oppositions, de toutes les combinaisons !… au nom même de la Vérité et de l’Amour. (…)
Et cependant, l’Amour crie sa soif d’être vécu en vérité par ceux qui l’annoncent, clercs et laïcs !
Marguerite Ph. Hoppenot
Vers le Royaume, ch. On vous reconnaîtra

Évangile du dimanche 9 juillet 2017

En ce temps-là, Jésus prit la parole et dit : « Je te loue, Père, Seigneur du ciel et de la terre, d’avoir caché cela aux sages et aux intelligents et de l’avoir révélé aux tout-petits. Oui, Père, c’est ainsi que tu en as disposé dans ta bienveillance. Tout m’a été remis par mon Père. Nul ne connaît le Fils si ce n’est le Père, et nul ne connaît le Père si ce n’est le Fils, et celui à qui le Fils veut bien le révéler.
« Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi je vous donnerai le repos. Prenez sur vous mon joug et mettez-vous à mon école, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos de vos âmes. Oui, mon joug est facile à porter et mon fardeau léger. »
Mt 11, 25-30

Voulez-vous que nous nous recueillions un moment, pour écouter l’Esprit de Dieu nous parler au cœur et nous appeler à nous faire un cœur d’enfant. (…) Nous faire un cœur d’enfant ! Car il a plu à Dieu de « révéler aux petits ce qui est caché aux puissants et aux orgueilleux ». (…)
Il nous faut avoir un cœur d’enfant, pour rendre grâce. Un cœur disponible. Un cœur de pauvre. Un cœur attentif, toujours à l’écoute et ouvert, afin de pouvoir découvrir sans cesse les lumières que nous dévoile ce chemin. Il ne faut jamais nous installer sur ce chemin de Jésus-Christ, pour qu’il n’en finisse jamais d’être chemin, puisqu’il conduit à la vie en plénitude, l’infini, l’éternel.
Marguerite Ph; Hoppenot
Pèlerinage aux sources

Évangile du dimanche 18 juin 2017

« Je suis le pain vivant qui descend du ciel. Celui qui mangera de ce pain vivra pour l’éternité. Et le pain que je donnerai, c’est ma chair, donnée pour que le monde ait la vie. » Sur quoi, les Juifs se mirent à discuter violemment entre eux : « Comment celui-là peut-il nous donner sa chair à manger ? » Jésus leur dit alors : « En vérité, en vérité, je vous le dis, si vous ne mangez pas la chair du Fils de l’homme et si vous ne buvez pas son sang, vous n’aurez pas en vous la vie. Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle, et moi, je le ressusciterai au dernier jour.
Car ma chair est vraie nourriture, et mon sang vraie boisson. Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi et moi en lui. Et comme le Père qui est vivant m’a envoyé et que je vis par le Père, ainsi celui qui me mangera vivra par moi. Tel est le pain qui est descendu du ciel : il est bien différent de celui que vos pères ont mangé ; ils sont morts, eux, mais celui qui mangera du pain que voici vivra pour l’éternité. »
Jn 6, 51-58

L’Eucharistie est un mystère d’Amour, celui de Dieu. C’est l’aventure d’une relation d’amour, et l’amour ne se vit pas à soi tout seul. Il s’agit bien d’une double présence, d’une mutuelle présence : la présence de Jésus-Christ dont nous sommes sûrs – c’est un acte de foi – et la nôtre. Or, nous nous posons toujours des questions sur la présence de Jésus-Christ et bien rarement sur la nôtre. Comment sommes-nous présents au Seigneur dans nos rencontres eucharistiques ? Voilà ce qui doit nous habiter au plus haut point.
La communion avec Jésus-Christ nous engage à la communion avec nos frères. L’une est la branche verticale de la croix, l’autre, la branche horizontale. Le christianisme est « signe de croix » : croisement. (…)
Alors vient la décision, décision de vraiment réfléchir à notre présence à nous, à la qualité de notre présence personnelle – car la présence du Christ dont nous sommes sûrs engage la nôtre – mais elle nous provoque aussi à être présents aux autres, que ce soit dans notre foyer, notre famille, notre équipe, notre paroisse, avec les gens que nous rencontrons, avec les incroyants, etc. Après une telle communion, quel regard posons-nous sur les autres ? Si on ne pose pas si peu que ce soit le regard du Christ sur les autres, si on reste critique, sceptique, je ne sais pas ce qu’a été cette communion.

Marguerite Hoppenot
Bulletin n° 149 – 1981

Évangile du dimanche 11 juin 2017

« Dieu, en effet, a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils, son unique, pour que tout homme qui croit en lui ne périsse pas mais ait la vie éternelle. Car Dieu n’a pas envoyé son Fils dans le monde pour juger le monde, mais pour que le monde soit sauvé par lui. Qui croit en lui n’est pas jugé ; qui ne croit pas est déjà jugé, parce qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu. »
Jn 3, 16-18

La révélation de Dieu Trinité ne fait pas moins évoluer la notion de liberté. Elle transforme le besoin instinctif d’échapper à toute contrainte extérieure – trompeuse libération de l’homme ! – en une soif de se libérer de la seule contrainte mortelle, la captivité de son « moi » centre, en se livrant paradoxalement à la seule dépendance libératrice, celle de l’Amour. Cette expérience nous prouve peu à peu que seule la dépendance de l’Amour conduit à la vraie liberté des enfants de Dieu qui est total respect de la liberté de l’autre. (…)
Une fois de plus, je le répète, j’ai la certitude que seule la lumière de Pentecôte qui éclaire la révélation de Jésus-Christ et ses conséquences incalculables est capable d’illuminer ce monde, de l’orienter, de lui donner l’intelligence de son véritable destin, en un mot de le sauver de sa propre destruction.

Marguerite Hoppenot
Cette vie qui m’est donnée chapitre « Pentecôte, bonne nouvelle pour l’humanité »

 

Évangile du dimanche 4 juin 2017

Le soir de ce même jour qui était le premier de la semaine, alors que, par crainte des Juifs, les portes de la maison où se trouvaient les disciples étaient verrouillées, Jésus vint, il se tint au milieu d’eux et il leur dit : « La paix soit avec vous. » Tout en parlant, il leur montra ses mains et son côté. En voyant le Seigneur, les disciples furent tout à la joie. Alors, à nouveau, Jésus leur dit : « La paix soit avec vous. Comme le Père m’a envoyé, à mon tour je vous envoie. » Ayant ainsi parlé, il souffla sur eux et leur dit : « Recevez l’Esprit Saint ; ceux à qui vous remettrez les péchés, ils leur seront remis. Ceux à qui vous les retiendrez, ils leur seront retenus. »
Jn 20, 19-23

Le Christ a dit à ses disciples : Comme mon Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie. […]Voulez-vous que nous essayions de prendre au sérieux et de nous appliquer à nous-mêmes cette parole extraordinaire : « Comme mon Père m’a envoyé… » ? Que nous dit-elle ? Que nous sommes envoyés par le Christ de la même manière que le Christ fut envoyé par son Père.
N’y a-t-il pas de quoi être bouleversés par cette similitude, cette sorte d’équivalence contenue dans le mot « comme » ? Bouleversés et envahis d’une inexprimable fierté de recevoir un tel honneur.
Par ce mot « comme », le Christ ne semble-t-il pas nous dire : Il est indispensable que moi aussi je t’envoie… C’est la chaîne d’amour… C’est le prolongement… C’est le flambeau qui passe de main en main. J’ai allumé ce flambeau au feu de mon Père, mais qu’en serait-il si, toi, tu ne le passais pas, ou si tu passais un flambeau éteint ?
Devant l’urgence du problème du monde, entends-moi bien : il est aussi nécessaire que tu sois fidèle à témoigner pour moi, que j’ai été fidèle, tout au long de ma vie, à témoigner pour mon Père !

Marguerite Hoppenot
Vers le Royaume ch. Envoyés

Évangile du dimanche 21 mai 2017

Jn 14, 15-21

« Si vous m’aimez, vous vous appliquerez à observer mes commandements ; moi, je prierai le Père : il vous donnera un autre Paraclet qui restera avec vous pour toujours. C’est lui l’Esprit de vérité, celui que le monde est incapable d’accueillir parce qu’il ne le voit pas et qu’il ne le connaît pas. Vous, vous le connaissez, car il demeure auprès de vous et il est en vous. Je ne vous laisserai pas orphelins, je viens à vous. Encore un peu, et le monde ne me verra plus ; vous, vous me verrez vivant et vous vivrez vous aussi. En ce jour-là, vous connaîtrez que je suis en mon Père et que vous êtes en moi et moi en vous. Celui qui a mes commandements et qui les observe, celui-là m’aime : or celui qui m’aime sera aimé de mon Père et, à mon tour, moi je l’aimerai et je me manifesterai à lui. » Jude, non pas Judas l’Iscariote, lui dit : « Seigneur, comment se fait-il que tu aies à te manifester à nous et non pas au monde ? »

Questions simples mais brûlantes qui depuis l’origine ne cessent de hanter les êtres humains : qui sommes-nous ? Où allons-nous ? Comment vivre ensemble ?
Or l’unique réponse à ces interrogations, c’est Jésus-Christ, Celui qui se nomme le Fils de Dieu, c’est-à-dire l’engendré de l’Esprit d’Amour, l’Homme-Dieu. C’est lui qui nous appelle non seulement à vivre fidèlement son message évangélique, mais à travers lui à pénétrer peu à peu son mystère de vie afin de devenir à notre tour cette créature sur-naturelle, cet être divino-humain, non pas ce Fils parfait, mais ces fils imparfaits, devenant frères entre eux, seuls artisans possible du Royaume.
Marguerite Ph. Hoppenot
Cette vie qui m’est donnée
ch. Lumière centrale

Évangile du dimanche 14 mai 2017

Jn 14, 1-12

« Que votre cœur ne se trouble pas : vous croyez en Dieu, croyez aussi en moi. Dans la maison de mon Père, il y a beaucoup de demeures : sinon vous aurais-je dit que j’allais vous préparer le lieu où vous serez ? Lorsque je serai allé vous le préparer, je reviendrai et je vous prendrai avec moi, si bien que là où je suis, vous serez vous aussi. Quant au lieu où je vais, vous en savez le chemin. » Thomas lui dit : « Seigneur, nous ne savons même pas où tu vas, comment en connaîtrions-nous le chemin ? » Jésus lui dit : « Je suis le chemin et la vérité et la vie. Personne ne va au Père si ce n’est par moi. Si vous me connaissiez, vous connaîtriez aussi mon Père. Dès à présent vous le connaissez et vous l’avez vu. » Philippe lui dit : « Seigneur, montre-nous le Père et cela nous suffit. » Jésus lui dit : « Je suis avec vous depuis si longtemps, et cependant, Philippe, tu ne m’as pas reconnu ! Celui qui m’a vu a vu le Père. Pourquoi dis-tu : “Montre-nous le Père” ? Ne crois-tu pas que je suis dans le Père et que le Père est en moi ? Les paroles que je vous dis, je ne les dis pas de moi-même ! Au contraire, c’est le Père qui, demeurant en moi, accomplit ses propres œuvres. Croyez-moi, je suis dans le Père, et le Père est en moi ; et si vous ne croyez pas ma parole, croyez du moins à cause de ces œuvres. En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui croit en moi fera lui aussi les œuvres que je fais ; il en fera même de plus grandes, parce que je vais au Père ».

Face au buisson ardent, Dieu dit : « Je suis. » C’est le seul à pouvoir dire « Je suis. »
Il est l’Être. Il est la source vive et la finalité de toute vie, l’Absolu, l’Éternel.
Il est l’Être du monde, le Vivant.
Jésus-Christ dit aussi : «Je suis la vie. » Il dit : « Je suis la voie, la vérité, la vie… »La voie qui conduit à la vérité de la vie… qui est Dieu, l’Être… la vie, universelle et éternelle.
Faire lever des vocations, des vocations à Celui qui est la vie et qui est l’amour.
La vocation à la sainteté qui est la perfection de l’amour. L’Église a besoin de vocations, vocations de saints…et vocations de pasteurs de ses brebis.
« Je suis le Bon pasteur »

Marguerite Ph. Hoppenot
N’éteignez pas l’Esprit
ch. « Je suis »

Évangile du dimanche 7 mai 2017

Jn 10, 1-10

« En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui n’entre pas par la porte dans l’enclos des brebis mais qui escalade par un autre côté, celui-là est un voleur et un brigand. Mais celui qui entre par la porte est le berger des brebis. Celui qui garde la porte lui ouvre, et les brebis écoutent sa voix ; les brebis qui lui appartiennent, il les appelle, chacune par son nom, et il les emmène dehors. Lorsqu’il les a toutes fait sortir, il marche à leur tête, et elles le suivent parce qu’elles connaissent sa voix. Jamais elles ne suivront un étranger ; bien plus, elles le fuiront parce qu’elles ne connaissent pas la voix des étrangers. ». Jésus leur dit cette parabole, mais ils ne comprirent pas la portée de ce qu’il disait. Jésus reprit : « En vérité, en vérité, je vous le dis, je suis la porte des brebis. Tous ceux qui sont venus avant moi sont des voleurs et des brigands, mais les brebis ne les ont pas écoutés. Je suis la porte : si quelqu’un entre par moi, il sera sauvé, il ira et viendra et trouvera de quoi se nourrir. Le voleur ne se présente que pour voler, pour tuer et pour perdre ; moi, je suis venu pour que les hommes aient la vie et qu’ils l’aient en abondance. »

Un certain jour, l’affirmation quelque peu hermétique à mes yeux aveugles : « Je suis la porte », s’éclaira pour moi et prit dans ma vie une signification décisive.
A la lumière de mes précédentes découvertes, je prenais conscience que cette porte, le Christ Vivant, était celle qui introduisait à la Vérité sans fin de la Vie, et je pressentis qu’elle commandait le chemin qui me conduirait jusqu’au but : la vérité sur l’Etre, la connaissance de Dieu.
Je connus alors clairement que la clef de cette porte, le secret qui, seul, permettrait de l’ouvrir, était au-dedans de moi, la pauvreté du cœur, condition rigoureuse de ma fidélité à incarner l’Amour.
(…) Par l’expérience vécue jour après jour du passage par cette porte – Jésus-Christ, incarnation permanente de l’Amour – ouverte par cette unique clef, la pauvreté de mon cœur, j’ai vérifié que telle est l’unique voie d’accès à la route qui, à la longue, ne se révèle pas être une impasse : impasse des idées pures, impasse de la raison, impasse du sentiment, impasse de l’action pour elle-même…

Marguerite Ph. Hoppenot
Cette vie qui m’est donnée
ch. Je suis la porte

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