Catégorie: Où Sève croise l’actualité (Page 2 sur 12)

Évangile du dimanche 8 octobre 2017

« Écoutez une autre parabole. Il y avait un propriétaire qui planta une vigne, l’entoura d’une clôture, y creusa un pressoir et bâtit une tour ; puis il la donna en fermage à des vignerons et partit en voyage. Quand le temps des fruits approcha, il envoya ses serviteurs aux vignerons pour recevoir les fruits qui lui revenaient. Mais les vignerons saisirent ces serviteurs ; l’un, ils le rouèrent de coups ; un autre, ils le tuèrent ; un autre, ils le lapidèrent. Il envoya encore d’autres serviteurs, plus nombreux que les premiers ; ils les traitèrent de même. Finalement, il leur envoya son fils, en se disant : “Ils respecteront mon fils.” Mais les vignerons, voyant le fils, se dirent entre eux : “C’est l’héritier. Venez ! Tuons-le et emparons-nous de l’héritage.” Ils se saisirent de lui, le jetèrent hors de la vigne et le tuèrent. Eh bien ! lorsque viendra le maître de la vigne, que fera-t-il à ces vignerons-là ? » Ils lui répondirent : « Il fera périr misérablement ces misérables, et il donnera la vigne en fermage à d’autres vignerons, qui lui remettront les fruits en temps voulu. » Jésus leur dit : « N’avez-vous jamais lu dans les Ecritures :
La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs, c’est elle qui est devenue la pierre angulaire ; c’est là l’œuvre du Seigneur ; quelle merveille à nos yeux. Aussi je vous le déclare : le Royaume de Dieu vous sera enlevé, et il sera donné à un peuple qui en produira les fruits.
Mt 21, 33-43

En mourant sur la croix, Jésus-Christ, refusé, bafoué – comble de l’injustice – par ceux qu’Il aimait au point de leur avoir donné sa vie, alla jusqu’au terme de son message d’amour en les aimant… et en aimant jusqu’à la fin !
Par delà l’échec apparent de sa vie, c’est ainsi qu’Il accomplit pleinement la mission qu’Il avait reçue : assurer à la face du monde le triomphe définitif de son Père en témoignant, jusqu’à l’absolu, que Dieu Est Amour.

Marguerite Ph. Hoppenot
Cette vie qui m’est donnée
ch. Jusqu’à l’ultime fin

Évangile du dimanche 1er octobre 2017

En ce temps-là, Jésus disait aux grands prêtres et aux anciens du peuple : « Quel est votre avis ? Un homme avait deux fils. Il vint trouver le premier et lui dit :
‘Mon enfant, va travailler aujourd’hui à la vigne.’ Celui-ci répondit : ‘Je ne veux pas.’
Mais ensuite, s’étant repenti, il y alla. Puis le père alla trouver le second et lui parla de la même manière. Celui-ci répondit : ‘Oui, Seigneur !’ et il n’y alla pas.  Lequel des deux a fait la volonté du père ? » Ils lui répondent : « Le premier. »
Jésus leur dit : « Amen, je vous le déclare : les publicains et les prostituées
vous précèdent dans le royaume de Dieu. Car Jean le Baptiste est venu à vous sur le chemin de la justice, et vous n’avez pas cru à sa parole ; mais les publicains et les prostituées y ont cru. Tandis que vous, après avoir vu cela, vous ne vous êtes même pas repentis plus tard pour croire à sa parole. »  Mt 21, 28-32

Notre cœur demeure limité à la mesure de nos horizons, alors qu’à la tâche illimitée du Royaume ne pourrait correspondre qu’un cœur sans limites. Je sais bien que, pour la plupart d’entre nous, le « viens et suis-moi » du Christ semble s’opposer à leur vie dans le monde, voire à leur foyer, et leur fait douloureusement éprouver leurs limites humaines.
Les « affaires de notre Père » seraient-elles donc réservées à ceux qui ont tout le temps disponible… une vie bien en ordre… à ceux qui n’ont ni problèmes, ni difficultés particulières… aucune tentation… pas d’épreuves ? Qui n’en a pas ? De plus, comment pourrions-nous entraîner les autres là où nous ne sommes pas passés nous-mêmes ?
Il me semble que nous regardons le problème de nos limites avec des vues trop humaines. Seule une vue de foi peut nous introduire à l’unique solution de cet insoluble problème.
Ce qui n’est plus à notre dimension d’homme ne peut-être qu’à la dimension du Christ en nous.
Plus la tension devient grande entre les multiples exigences, apparemment divergentes du « fini » et de « l’infini » dans notre vie, plus nous sommes acculés à nous livrer à une autre dimension.
Marguerite Ph. Hoppenot
Vers le Royaume
ch. Nos limites face au sans limites

Évangile du dimanche 30 juillet 2017

« Le Royaume des cieux est comparable à un trésor qui était caché dans un champ et qu’un homme a découvert : il le cache à nouveau et, dans sa joie, il s’en va, met en vente tout ce qu’il a et il achète ce champ. Le Royaume des cieux est encore comparable à un marchand qui cherchait des perles fines. Ayant trouvé une perle de grand prix, il s’en est allé vendre tout ce qu’il avait et il l’a achetée.
« Le Royaume des cieux est encore comparable à un filet qu’on jette en mer et qui ramène toutes sortes de poissons. Quand il est plein, on le tire sur le rivage, puis on s’assied, on ramasse dans des paniers ce qui est bon et l’on rejette ce qui ne vaut rien. Ainsi en sera-t-il à la fin du monde : les anges surviendront et sépareront les mauvais d’avec les justes, et ils les jetteront dans la fournaise de feu ; là seront les pleurs et les grincements de dents. »
« Avez-vous compris tout cela ? » — « Oui », lui répondent-ils. Et il leur dit : « Ainsi donc, tout scribe instruit du Royaume des cieux est comparable à un maître de maison qui tire de son trésor du neuf et du vieux. »
Mt 13, 44-52

Où est notre cœur au milieu de tous ces trésors, de tous ces avoirs ? Comment pouvons-nous, malgré eux, préférer Dieu, miser sur Dieu, choisir la perle unique ?
Ne croyez pas que je vous amènerai fatalement à conclure : donnons tout ce que nous possédons…
Il y a des biens qui ne se vendent pas et dont nous sommes parfois plus avares que de notre argent. (…)
Rien n’est négatif dans le christianisme. Il ne nous commande pas d’aimer moins, mais d’aimer plus. Pour préférer, il faut aimer davantage, il faut aimer « follement ». Or, seul le Christ peut nous introduire à cette folie. Pour cela, il nous faut partir à sa recherche à travers l’Évangile, entrer peu à peu dans son intimité et le découvrir comme une Personne vivante.
Et si, nous attachant fidèlement à ses pas, nous nous nourrissons de sa Vie, il exerce alors progressivement sur nous une telle attraction, une telle séduction, que nous ne pouvons plus nous détacher de lui.
A ce point, ce n’est plus nous qui nous efforçons de lui être fidèle, c’est lui qui nous tient.
Marguerite Ph. Hoppenot
Vers le Royaume, ch. Les voies de l’Amour

Évangile du dimanche 23 juillet 2017

Il leur proposa une autre parabole : « Il en va du Royaume des cieux comme d’un homme qui a semé du bon grain dans son champ. Pendant que les gens dormaient, son ennemi est venu ; par-dessus, il a semé de l’ivraie en plein milieu du blé et il s’en est allé. Quand l’herbe eut poussé et produit l’épi, alors apparut aussi l’ivraie. Les serviteurs du maître de maison vinrent lui dire : “Seigneur, n’est-ce pas du bon grain que tu as semé dans ton champ ? D’où vient donc qu’il s’y trouve de l’ivraie ? ” Il leur dit : “C’est un ennemi qui a fait cela.” Les serviteurs lui disent : “Alors, veux-tu que nous allions la ramasser ? ” — “Non, dit-il, de peur qu’en ramassant l’ivraie vous ne déraciniez le blé avec elle. Laissez l’un et l’autre croître ensemble jusqu’à la moisson, et au temps de la moisson je dirai aux moissonneurs : Ramassez d’abord l’ivraie et liez-la en bottes pour la brûler ; quant au blé, recueillez-le dans mon grenier.”  »
Mt 13, 24-30

Edifier le Royaume… travailler au règne du Christ… être les ouvriers de la vigne, non pas en paroles mais effectivement. Essayons d’entrevoir ce que ces mots peuvent recouvrir pour nous de réalité vécue jour après jour.
Pour nous tous, travailler sans relâche à édifier le Royaume, c’est faire converger tous nos efforts afin que règnent la lumière et l’amour, où que nous soyons, dans le détail de notre cœur comme dans le détail de notre vie ; être partout cette présence d’amour qui rend transparent ce qui est opaque entre les êtres, pur ce qui est mêlé, qui réconcilie ce qui est divisé, qui relie, unit, rassemble tout, à cause de Jésus-Christ.
N’est-ce pas déjà faire pressentir le Royaume ?
Marguerite Ph. Hoppenot
Vers le Royaume, ch. Aux sources vives

Évangile du dimanche 16 juillet 2017

En ce jour-là, Jésus sortit de la maison et s’assit au bord de la mer. De grandes foules se rassemblèrent près de lui, si bien qu’il monta dans une barque où il s’assit ; toute la foule se tenait sur le rivage.
Il leur dit beaucoup de choses en paraboles. « Voici que le semeur est sorti pour semer. Comme il semait, des grains sont tombés au bord du chemin ; et les oiseaux du ciel sont venus et ont tout mangé. D’autres sont tombés dans les endroits pierreux, où ils n’avaient pas beaucoup de terre ; ils ont aussitôt levé parce qu’ils n’avaient pas de terre en profondeur ; le soleil étant monté, ils ont été brûlés et, faute de racine, ils ont séché. D’autres sont tombés dans les épines ; les épines ont monté et les ont étouffés. D’autres sont tombés dans la bonne terre et ont donné du fruit, l’un cent, l’autre soixante, l’autre trente. Entende qui a des oreilles ! »
Les disciples s’approchèrent et lui dirent : « Pourquoi leur parles-tu en paraboles ? » Il répondit : « Parce qu’à vous il est donné de connaître les mystères du Royaume des cieux, tandis qu’à ceux-là ce n’est pas donné. Car à celui qui a, il sera donné, et il sera dans la surabondance ; mais à celui qui n’a pas, même ce qu’il a lui sera retiré. Voici pourquoi je leur parle en paraboles : parce qu’ils regardent sans regarder et qu’ils entendent sans entendre ni comprendre ; et pour eux s’accomplit la prophétie d’Esaïe, qui dit :
Vous aurez beau entendre, vous ne comprendrez pas ;
vous aurez beau regarder, vous ne verrez pas.
Car le cœur de ce peuple s’est épaissi,
ils sont devenus durs d’oreille,
ils se sont bouché les yeux,
pour ne pas voir de leurs yeux,
ne pas entendre de leurs oreilles,
ne pas comprendre avec leur cœur,
et pour ne pas se convertir.
Et je les aurais guéris !
« Mais vous, heureux vos yeux parce qu’ils voient, et vos oreilles parce qu’elles entendent. En vérité, je vous le déclare, beaucoup de prophètes, beaucoup de justes ont désiré voir ce que vous voyez et ne l’ont pas vu, entendre ce que vous entendez et ne l’ont pas entendu.
 « Vous donc, écoutez la parabole du semeur. Quand l’homme entend la parole du Royaume et ne comprend pas, c’est que le Malin vient et s’empare de ce qui a été semé dans son cœur ; tel est celui qui a été ensemencé au bord du chemin. Celui qui a été ensemencé en des endroits pierreux, c’est celui qui, entendant la Parole, la reçoit aussitôt avec joie ; mais il n’a pas en lui de racine, il est l’homme d’un moment : dès que vient la détresse ou la persécution à cause de la Parole, il tombe. Celui qui a été ensemencé dans les épines, c’est celui qui entend la Parole, mais le souci du monde et la séduction des richesses étouffent la Parole, et il reste sans fruit. Celui qui a été ensemencé dans la bonne terre, c’est celui qui entend la Parole et comprend : alors, il porte du fruit et produit l’un cent, l’autre soixante, l’autre trente. »
Mt 13, 1-23

Si chacun travaillait uniquement pour le Royaume de Dieu et non pour le petit champ clos de sa propriété, le Royaume, servi par cet incommensurable surcroît de forces convergentes, s’édifierait comme par miracle, visiblement sous nos yeux.
Mais le démon veille au grain. Il s’en donne à cœur joie dans les rangs des dévoués serviteurs de Dieu qu’il veut à tout prix désunir. Il suscite et alimente en leur cœur la conviction que la notion de « jouer des coudes » ou de « se marcher sur les pieds » peut avoir cours, dans le champ du Père de famille, là, tout comme ailleurs.
Le « tien » et le « mien » de ces purs serviteurs que nous sommes et qui ne devraient connaître que « le vôtre », mon Dieu, deviennent l’objet de toutes les vigilances, de toutes les susceptibilités, de tous les appétits, de toutes les oppositions, de toutes les combinaisons !… au nom même de la Vérité et de l’Amour. (…)
Et cependant, l’Amour crie sa soif d’être vécu en vérité par ceux qui l’annoncent, clercs et laïcs !
Marguerite Ph. Hoppenot
Vers le Royaume, ch. On vous reconnaîtra

Évangile du dimanche 9 juillet 2017

En ce temps-là, Jésus prit la parole et dit : « Je te loue, Père, Seigneur du ciel et de la terre, d’avoir caché cela aux sages et aux intelligents et de l’avoir révélé aux tout-petits. Oui, Père, c’est ainsi que tu en as disposé dans ta bienveillance. Tout m’a été remis par mon Père. Nul ne connaît le Fils si ce n’est le Père, et nul ne connaît le Père si ce n’est le Fils, et celui à qui le Fils veut bien le révéler.
« Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi je vous donnerai le repos. Prenez sur vous mon joug et mettez-vous à mon école, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos de vos âmes. Oui, mon joug est facile à porter et mon fardeau léger. »
Mt 11, 25-30

Voulez-vous que nous nous recueillions un moment, pour écouter l’Esprit de Dieu nous parler au cœur et nous appeler à nous faire un cœur d’enfant. (…) Nous faire un cœur d’enfant ! Car il a plu à Dieu de « révéler aux petits ce qui est caché aux puissants et aux orgueilleux ». (…)
Il nous faut avoir un cœur d’enfant, pour rendre grâce. Un cœur disponible. Un cœur de pauvre. Un cœur attentif, toujours à l’écoute et ouvert, afin de pouvoir découvrir sans cesse les lumières que nous dévoile ce chemin. Il ne faut jamais nous installer sur ce chemin de Jésus-Christ, pour qu’il n’en finisse jamais d’être chemin, puisqu’il conduit à la vie en plénitude, l’infini, l’éternel.
Marguerite Ph; Hoppenot
Pèlerinage aux sources

Évangile du dimanche 18 juin 2017

« Je suis le pain vivant qui descend du ciel. Celui qui mangera de ce pain vivra pour l’éternité. Et le pain que je donnerai, c’est ma chair, donnée pour que le monde ait la vie. » Sur quoi, les Juifs se mirent à discuter violemment entre eux : « Comment celui-là peut-il nous donner sa chair à manger ? » Jésus leur dit alors : « En vérité, en vérité, je vous le dis, si vous ne mangez pas la chair du Fils de l’homme et si vous ne buvez pas son sang, vous n’aurez pas en vous la vie. Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle, et moi, je le ressusciterai au dernier jour.
Car ma chair est vraie nourriture, et mon sang vraie boisson. Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi et moi en lui. Et comme le Père qui est vivant m’a envoyé et que je vis par le Père, ainsi celui qui me mangera vivra par moi. Tel est le pain qui est descendu du ciel : il est bien différent de celui que vos pères ont mangé ; ils sont morts, eux, mais celui qui mangera du pain que voici vivra pour l’éternité. »
Jn 6, 51-58

L’Eucharistie est un mystère d’Amour, celui de Dieu. C’est l’aventure d’une relation d’amour, et l’amour ne se vit pas à soi tout seul. Il s’agit bien d’une double présence, d’une mutuelle présence : la présence de Jésus-Christ dont nous sommes sûrs – c’est un acte de foi – et la nôtre. Or, nous nous posons toujours des questions sur la présence de Jésus-Christ et bien rarement sur la nôtre. Comment sommes-nous présents au Seigneur dans nos rencontres eucharistiques ? Voilà ce qui doit nous habiter au plus haut point.
La communion avec Jésus-Christ nous engage à la communion avec nos frères. L’une est la branche verticale de la croix, l’autre, la branche horizontale. Le christianisme est « signe de croix » : croisement. (…)
Alors vient la décision, décision de vraiment réfléchir à notre présence à nous, à la qualité de notre présence personnelle – car la présence du Christ dont nous sommes sûrs engage la nôtre – mais elle nous provoque aussi à être présents aux autres, que ce soit dans notre foyer, notre famille, notre équipe, notre paroisse, avec les gens que nous rencontrons, avec les incroyants, etc. Après une telle communion, quel regard posons-nous sur les autres ? Si on ne pose pas si peu que ce soit le regard du Christ sur les autres, si on reste critique, sceptique, je ne sais pas ce qu’a été cette communion.

Marguerite Hoppenot
Bulletin n° 149 – 1981

Évangile du dimanche 11 juin 2017

« Dieu, en effet, a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils, son unique, pour que tout homme qui croit en lui ne périsse pas mais ait la vie éternelle. Car Dieu n’a pas envoyé son Fils dans le monde pour juger le monde, mais pour que le monde soit sauvé par lui. Qui croit en lui n’est pas jugé ; qui ne croit pas est déjà jugé, parce qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu. »
Jn 3, 16-18

La révélation de Dieu Trinité ne fait pas moins évoluer la notion de liberté. Elle transforme le besoin instinctif d’échapper à toute contrainte extérieure – trompeuse libération de l’homme ! – en une soif de se libérer de la seule contrainte mortelle, la captivité de son « moi » centre, en se livrant paradoxalement à la seule dépendance libératrice, celle de l’Amour. Cette expérience nous prouve peu à peu que seule la dépendance de l’Amour conduit à la vraie liberté des enfants de Dieu qui est total respect de la liberté de l’autre. (…)
Une fois de plus, je le répète, j’ai la certitude que seule la lumière de Pentecôte qui éclaire la révélation de Jésus-Christ et ses conséquences incalculables est capable d’illuminer ce monde, de l’orienter, de lui donner l’intelligence de son véritable destin, en un mot de le sauver de sa propre destruction.

Marguerite Hoppenot
Cette vie qui m’est donnée chapitre « Pentecôte, bonne nouvelle pour l’humanité »

 

Évangile du dimanche 4 juin 2017

Le soir de ce même jour qui était le premier de la semaine, alors que, par crainte des Juifs, les portes de la maison où se trouvaient les disciples étaient verrouillées, Jésus vint, il se tint au milieu d’eux et il leur dit : « La paix soit avec vous. » Tout en parlant, il leur montra ses mains et son côté. En voyant le Seigneur, les disciples furent tout à la joie. Alors, à nouveau, Jésus leur dit : « La paix soit avec vous. Comme le Père m’a envoyé, à mon tour je vous envoie. » Ayant ainsi parlé, il souffla sur eux et leur dit : « Recevez l’Esprit Saint ; ceux à qui vous remettrez les péchés, ils leur seront remis. Ceux à qui vous les retiendrez, ils leur seront retenus. »
Jn 20, 19-23

Le Christ a dit à ses disciples : Comme mon Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie. […]Voulez-vous que nous essayions de prendre au sérieux et de nous appliquer à nous-mêmes cette parole extraordinaire : « Comme mon Père m’a envoyé… » ? Que nous dit-elle ? Que nous sommes envoyés par le Christ de la même manière que le Christ fut envoyé par son Père.
N’y a-t-il pas de quoi être bouleversés par cette similitude, cette sorte d’équivalence contenue dans le mot « comme » ? Bouleversés et envahis d’une inexprimable fierté de recevoir un tel honneur.
Par ce mot « comme », le Christ ne semble-t-il pas nous dire : Il est indispensable que moi aussi je t’envoie… C’est la chaîne d’amour… C’est le prolongement… C’est le flambeau qui passe de main en main. J’ai allumé ce flambeau au feu de mon Père, mais qu’en serait-il si, toi, tu ne le passais pas, ou si tu passais un flambeau éteint ?
Devant l’urgence du problème du monde, entends-moi bien : il est aussi nécessaire que tu sois fidèle à témoigner pour moi, que j’ai été fidèle, tout au long de ma vie, à témoigner pour mon Père !

Marguerite Hoppenot
Vers le Royaume ch. Envoyés

Évangile du dimanche 21 mai 2017

Jn 14, 15-21

« Si vous m’aimez, vous vous appliquerez à observer mes commandements ; moi, je prierai le Père : il vous donnera un autre Paraclet qui restera avec vous pour toujours. C’est lui l’Esprit de vérité, celui que le monde est incapable d’accueillir parce qu’il ne le voit pas et qu’il ne le connaît pas. Vous, vous le connaissez, car il demeure auprès de vous et il est en vous. Je ne vous laisserai pas orphelins, je viens à vous. Encore un peu, et le monde ne me verra plus ; vous, vous me verrez vivant et vous vivrez vous aussi. En ce jour-là, vous connaîtrez que je suis en mon Père et que vous êtes en moi et moi en vous. Celui qui a mes commandements et qui les observe, celui-là m’aime : or celui qui m’aime sera aimé de mon Père et, à mon tour, moi je l’aimerai et je me manifesterai à lui. » Jude, non pas Judas l’Iscariote, lui dit : « Seigneur, comment se fait-il que tu aies à te manifester à nous et non pas au monde ? »

Questions simples mais brûlantes qui depuis l’origine ne cessent de hanter les êtres humains : qui sommes-nous ? Où allons-nous ? Comment vivre ensemble ?
Or l’unique réponse à ces interrogations, c’est Jésus-Christ, Celui qui se nomme le Fils de Dieu, c’est-à-dire l’engendré de l’Esprit d’Amour, l’Homme-Dieu. C’est lui qui nous appelle non seulement à vivre fidèlement son message évangélique, mais à travers lui à pénétrer peu à peu son mystère de vie afin de devenir à notre tour cette créature sur-naturelle, cet être divino-humain, non pas ce Fils parfait, mais ces fils imparfaits, devenant frères entre eux, seuls artisans possible du Royaume.
Marguerite Ph. Hoppenot
Cette vie qui m’est donnée
ch. Lumière centrale

Page 2 sur 12