Catégorie: Où Sève croise l’actualité (Page 1 sur 4)

Le carrefour du troisième millénaire

…Prenons désormais conscience que nous ne pourrons sauver notre bonheur personnel qu’en contribuant à sauver la paix du monde. C’est évident et irréversible.
Alors, que voulons-nous ? Interrogeons-nous en pensant aux générations qui suivent, celles de nos chers enfants, petits-enfants, arrière-petits-enfants. Que décidons-nous ?
Il nous faut enfin comprendre que nous sommes tous concernés, chacun à notre mesure – apparemment si petite soit-elle, par ce nouvel ordre du monde. Ce sont les gouttes d’eau qui font l’océan.
Il s’agit que nous soyons enthousiasmés par ce grand projet d’amour fraternel pour une paix universelle, projet qui nous dépasse mais qui passe par chacun de nous. Il s’agit de s’y engager personnellement et tous ensemble afin d’édifier l’avenir de l’humanité, celui de tous les enfants du monde qui sont tous enfants de Dieu.
La ferme espérance de cet avenir positif du monde nous appelle chacun à vivre toutes les patiences de nos impatiences d’amour.
Et nous retrouvons là l’évidence d’une essentielle loi de la vie : l’infiniment petit, secret de l’infiniment grand et le personnel, secret de l’universel.

Marguerite Hoppenot
Un être nouveau pour un monde nouveau

La civilisation de l’Amour

Vu à l’aube…

Réveillée très tôt par l’appel lancinant au fond de mon être du monde et de l’Église du Christ, je prends une conscience plus aigüe encore que les deux sont indissolublement liés.
Jésus-Christ est venu instaurer un monde nouveau.
Or le monde actuel est devenu vertigineusement nouveau…mais dans un sens bien différent de ce que Jésus-Christ avait annoncé et pour lequel Il avait consacré toute sa vie, tout son « Être-Amour », afin que s’accomplisse la communion fraternelle, en un mot l’unité.
Son ultime prière « Père, qu’ils soient un, comme toi et moi sommes un, afin que le monde croie que tu m’as envoyé » (Jn 17, 21) prouve le déchirement de son cœur  face à la division des enfants de Dieu…
Ne sommes-nous pas tous responsables, si peu que ce soit, que triomphe la haine ou l’amour, la guerre ou la paix, la division ou la communion fraternelle…la civilisation de l’amour dans le monde ?
1991

Marguerite Ph. Hoppenot
Prier c’est Aimer

« Je ne connais pas de critique constructive de la situation actuelle du monde qu’émanant d’êtres décidés à s’engager dans une aventure dont ils sont prêts à payer personnellement le prix. » Marguerite Ph. Hoppenot

Affronté à l’universalité des problèmes du monde…

Affronté à l’universalité des problèmes du monde, l’homme n’est plus à la mesure du monde qu’il a engendré.
Une prise de conscience me saisit soudain : il faut un nouvel ordre du monde. Il faut faire le passage décisif de l’ordre de la loi morale à l’ordre de la loi d’amour, qui est l’ordre de la vie fraternelle conduisant à la vie « une » : « Qu’ils soient un, Père, comme toi et moi sommes un » Jn 17, 21
Jésus Christ est lui-même la révélation de cet ordre nouveau, l’ordre de l’amour incarné en vérité. Il est l’essence et le principe de la vie sans limites, celui de la fraternité, de l’unité et de la paix.
Nous avons bien compris que l’être humain a été créé intelligent, libre et responsable, responsable de donner sa libre réponse à l’amour et de la vivre.(…)
Il nous faut enfin comprendre que nous sommes tous concernés, chacun à notre mesure – apparemment si petite soit-elle -, par ce nouvel ordre du monde. Ce sont des gouttes d’eau qui font l’océan. (…)
Il s’agit que nous soyons enthousiasmés par ce grand projet d’amour fraternel pour une paix universelle, projet qui nous dépasse mais qui passe par chacun de nous. Il s’agit de s’y engager personnellement et tous ensemble afin d’édifier l’avenir de l’humanité, celui de tous les enfants du monde qui sont tous enfants de Dieu.
(…) Et nous retrouvons là l’évidence d’une essentielle loi de la vie : l’infiniment petit, secret de l’infiniment grand, et le personnel, secret de l’universel.
Prenons conscience que tous les êtres humains, en commençant par nous-mêmes, sont concernés et responsables de donner leur réponse positive, leur « oui » à ce grand projet pour l’accomplissement d’un ordre nouveau du monde, cet ordre de l’amour incarné fidèlement vécu, dont l’humanité crie inconsciemment le besoin et la soif, au redoutable carrefour du troisième millénaire de l’ère chrétienne.

29 avril 1992
Marguerite Ph. Hoppenot
Un être nouveau pour un monde nouveau

Passion de Jésus-Christ

Passion d’amour
C’est la passion de Jésus-Christ, cette folle aventure de l’amour refusé qui, loin d’être par ce refus arrêtée dans son don, pardonne, redonne lui-même tout ce qui manque d’amour du côté des êtres humains… et va de ce fait
jusqu’au comble de l’amour. Ce comble de l’amour le fait échapper aux limites des hommes, pour le faire accéder au plan de l’absolu de l’éternel, du surnaturel amour, celui de Dieu.
Jésus-Christ a sauvé les hommes, non pas tant en prenant à son compte le péché du monde. Il a sauvé le monde en sauvant l’amour dans le monde, en affirmant ainsi d’une part que Dieu, son Père et notre Père, est l’inépuisable Amour et d’autre part que pour les êtres humains, l’amour est l’unique chemin vers Dieu et qu’il est possible.
Marguerite Hoppenot
Ecrit personnel, 10/09/1966

« Convertissez-vous et croyez à l’Évangile » Mc 1, 15

Le problème de la conversion chrétienne pourrait se poser de la façon suivante.
Se convertir, est-ce seulement changer peu à peu sa mentalité ? Est-ce modifier progressivement sa manière d’agir en conformité avec une morale type ? Est-ce poser des actes de religion ? Est-ce pratiquer un culte rendu à un Dieu extérieur à l’homme et appelant hommage, sacrifice et soumission absolue ?

Ou bien se convertir, est-ce avoir reconnu Celui qui est la source de sa vie, le principe vivant et l’accomplissement de son être, et se laisser saisir par lui du dedans afin que, s’ouvrant peu à peu au mystère divin qui, en puissance, habite déjà tout homme, on retourne progressivement son coeur ?

Marguerite Ph. Hoppenot
N’éteignez pas l’Esprit

Que se passe-t-il donc sur notre terre ?

Le visage du Christ n’est-Il plus assez attachant ?
Sa proposition d’Amour n’est-elle plus assez saisissante pour le coeur humain, cependant toujours avide d’aimer et d’être aimé ?
Les hommes d’aujourd’hui peuvent-ils au moins pressentir à travers le peuple de Dieu le visage de Celui qu’ils cherchent ? Peuvent-ils recevoir des chrétiens cette assurance d’être aimés et ce pressant appel à aimer et à s’unir comme étant, à n’en pas douter, le sens unique du chemin de leur existence ?
…En un seul mot « Amour », le Verbe (le Christ, Fils de Dieu) résuma pour nous la Loi et les Prophètes, précisa le visage du Tout-Puissant, la logique de sa vie et nous remit la clé du Royaume fraternel qu’il nous fallait édifier pour le rendre visible à nos frères.

Marguerite Ph. Hoppenot
Le temps du feu

Le monde a froid…

Le monde a froid lorsque pénètre au cœur de l’homme le doute poignant de n’être pas personnellement « regardé et aimé »… Le monde a froid lorsque le merveilleux progrès qu’il engendre se tourne malignement vers sa destruction et fait peser sur les hommes une latente et mortelle angoisse… Le monde a froid lorsque la femme perd peu à peu la possibilité d’être vraiment femme… Le monde a froid parce que le rythme accéléré auquel il est soumis ne permet plus vraiment à l’homme de penser, d’aimer, de prier, en un mot de demeurer « avec » la nature, « avec » les autres, « avec » lui-même, « avec » son Dieu.
Le monde a froid parce que sur notre terre durcie, tant d’êtres sont sevrés d’espoir humain et par-là même privés d’Espérance, cette Foi en l’Amour qui leur permettrait alors d’affirmer : nous avons connu l’Amour et nous y croyons.

Marguerite Ph.Hoppenot
Le temps du feu

En quête de paix

La réponse à l’immense clameur de l’humanité en quête de paix, d’une paix que nul ne puisse lui ravir, repose sur un essentiel et décisif état de convergence des coeurs qui est le fruit d’une patiente dépossession de soi au profit de l’amour, d’un nombre croissant d’enfants de Dieu.
Ceux-ci élaborent ainsi, peu à peu, des foyers d’amour, foyers d’unité, unique secret de la paix du monde.
On fait du feu en croisant des bûches.

Marguerite Ph. Hoppenot
Midi sur le monde

L’ Avent

L’ Aventure du Dieu Vivant nous appelle d’abord à nous préparer une fois de plus à vivre l’ Avent de toute l’Église, c’est-à-dire à recevoir et à vivre plus authentiquement le mystère d’incarnation afin que ce soit Noël en vérité.
J’aime ce petit mot « Avent », l’ avent de l’ Aventure. Notre vie est une merveilleuse aventure, l’ Aventure de la vie de Celui qui dit de Lui-même «  Je suis la Vie ».
Cette Aventure est à la fois un « présent » qu’il nous faut reconnaître et un présent à faire advenir.
En effet, seul ce qui « est » peut « devenir ».
Les étapes de notre vie me font penser aux temps liturgiques de l’Église qui passent et repassent indéfiniment.  Ils paraissent semblables et ils doivent être toujours différents. La vie est ainsi faite. Chaque fête liturgique doit passer et repasser en creusant son sillon dans notre vie afin d’y prendre racine. Elles constituent une sorte de liturgie de la vie…de Celui qui Est la Vie. Il en est de même pour les étapes du Mouvement Sève, elles passent et repassent. Ce sont, dans un certain sens, les étapes liturgiques de « Sève » qui coïncident d’ailleurs avec les temps liturgiques de l’ Église. Elles doivent être toujours semblables et cependant toujours différentes, parce que toujours plus profondes et plus chargées de vie.
Vous voyez à quel point la ligne profonde de la vocation de Sève coïncide avec la vocation de l’ Église de Jésus Christ.
J’espère que Noël sera cette année, pour chacun et chacune de nous, différent des autres années, car nous avons été appelés à pénétrer dans l’ Aventure du Dieu Vivant. Mais sommes-nous, les uns et les autres, vraiment entrés dans ce prodigieux mystère de Vie ?
Comprenons-nous que cette grande Aventure n’est pas un sujet d’étude mais un Projet de Vie, qui donne un sens à la vie, son vrai sens.

Marguerite Ph. Hoppenot
LA DYNAMIQUE DE L’UNIVERSEL

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