Catégorie: L’actualité du Mouvement Sève (Page 3 sur 5)

« Vous êtes le sel de la terre »

Ce troisième millénaire vers lequel nous courons crie de toute urgence après l’avènement de la dimension universelle du message de Jésus-Christ, seul capable d’éclairer le parachèvement de la création de Dieu actuellement en si grand danger.
« Vous êtes le sel de la terre, le levain dans la pâte, la lumière du monde. » Alors devenez ce que vous êtes ! nous dit Jésus-Christ.
Telles sont les paroles de feu de Jésus-Christ et les horizons de lumière que je ne peux plus m’empêcher de contempler, de prier et de vous confier, à vous tous qui en serez les fidèles responsables : ce sont ceux de la dimension universelle du message de Jésus-Christ. Ce serait l’introduction du christianisme à son ultime étape, son étape christique, l’universalité de la révélation de Jésus-Christ à l’humanité toute entière.
Nous tous qui sommes habités par la certitude de la Parole de Pierre : » À qui irions-nous, Seigneur, tu as des paroles de vie éternelle » Jn 6, 68 courons comme les apôtres de Jésus-Christ annoncer aux extrémités de la terre son message d’Amour, de communion, de lumière et de vie en plénitude : la dynamique de l’Universel, secret de l’impossible, sa prodigieuse Bonne Nouvelle !

Marguerite Ph. Hoppenot
la Dynamique de l’Universel

La Vocation de Marie

Marie est la porte ouverte à l’ultime révélation de Dieu aux hommes, celle du mystère d’incarnation du divin dans l’humain, qui ouvre une nouvelle dimension à l’homme « créé à l’image de Dieu » et appelé à devenir cette image vivante, ce  » sel de la terre« , ce « levain dans la pâte« , cette «  lumière du monde ».

[…] L’éminente et essentielle vocation de Marie est de mettre le Fils de Dieu au monde et, l’ayant mis au monde, d’y appeler à sa suite, et chacun à sa mesure, l’humanité tout entière. Elle est cette « porte ouverte » qui ne doit et ne devra jamais se refermer, cette porte ouverte à cet homme nouveau seul capable d’édifier le monde nouveau promis,  le Royaume fraternel des hommes, la civilisation de l’amour.

[…] Une inlassable fidélité à vivre l’incarnation de l’Esprit de « Dieu qui est Amour » en tout être humain « créé à l’image de Dieu » m’est apparue à l’aube comme l’unique secret de toute communion fraternelle au-delà de nos diversités relatives.

Noirmoutier, 8 septembre 1987

Marguerite Ph. Hoppenot
S’établir dans l’Essentiel

Lettre ouverte après les attentats en France

« Aux croyants, aux croyants qui s’ignorent, aux incroyants qui cherchent encore, à ceux qui ne veulent pas mourir, à ceux qui voudraient espérer, à tous les hommes de bonne volonté…nos frères ! »
« Le monde a froid lorsque l’homme se sent devenir un pion sur l’échiquier du monde…lorsque sur notre terre durcie, tant d’êtres sont sevrés d’espoir humain et par là même d’Espérance. »
D’un bout à l’autre de l’univers, l’humanité ne cesse de souffrir de tant de violence, de haine, exprimées encore aujourd’hui par l’attentat de masse de Nice et l’assassinat d’un prêtre, le Père Hamel à Saint Étienne du Rouvray.
Désorientée, l’humanité est en attente d’une lumière universelle qui donne sens à la vie.
« Il nous faut être convaincus que le seul vrai lieu du « désarmement », son lieu essentiel, c’est le cœur de l’homme. Toutes les hostilités visibles ou invisibles, avouées ou non avouées prennent là leur source. »
Alors, faisons « jeûner en nous toutes nos puissances d’agressivité et de violence » afin de faire advenir une certaine paix dans nos cœurs pour aimer plus et ensemble sauver l’amour dans le monde.
Restons convaincus que l’avenir du monde passe par notre propre cœur « désarmé » pour créer des ponts d’amour et de fraternité.
« L’Amour est la seule énergie de l’univers que l’homme n’a pas appris à gérer à sa guise… L’amour est la force la plus puissante qui existe car il n’a pas de limites. L’amour est la seule et dernière réponse. » Einstein (Lettre à sa fille)
Entendons le Maître de la Création supplier tous ses enfants d’être artisans de justice, d’amour et de paix en nous accordant à Celui qui est l’Amour.
« Notre espérance c’est la foi en l’Amour qui, seul, est capable de faire advenir la fraternité universelle. »

La communauté responsable du Mouvement Sève

* Marguerite Ph. Hoppenot
« Le temps du feu »
« Un être nouveau pour un monde nouveau »Editions Anne Sigier

 

La devise des Français : Liberté – Égalité – Fraternité

Cela pourrait devenir une merveilleuse devise chrétienne. Elle pourrait s’accorder parfaitement avec l’Évangile, avec notre devise « Être – Aimer – Servir – Unir ». Or, telle qu’elle est comprise, cette devise des Français est l’objet de redoutables confusions.
La liberté est confondue avec l’indépendance.
L’égalité est confondue avec la similitude, l’uniformité.
La fraternité est confondue avec la camaraderie.
Ces trois réalités si importantes dans la vie des hommes et dans la vie du monde sont vues toujours dans le « faire » et jamais dans l' »être ».
La lumière de la spiritualité de Sève pourrait aider à faire passer cette devise de l’extérieur à l’intérieur afin qu’elle devienne promotrice de véritable liberté, de véritable égalité et de véritable fraternité.[…]
La liberté entraîne la soif d’égalité et seule l’égalité permet d’édifier une authentique fraternité.
Alors, j’ai vu dans la joie que les trois mots de la devise des Français étaient d’une cohérence absolue et qu’ils s’enchaînaient les uns aux autres.
La vraie liberté, celle de l’amour, peut faire comprendre ce qu’est la vraie égalité, qui n’est pas uniformité ni similitude mais égalité dans l’être. Elle seule peut conduire à une authentique fraternité qui suppose la reconnaissance de nos diversités, dans le respect mutuel. Seules ces diversités convergeant au-delà de chacune peuvent contribuer à l’élaboration d’un projet commun, le grand dessein du Créateur, ce Royaume fraternel des hommes, ébauche du Royaume fraternel des hommes, ébauche du Royaume de Dieu. […]
Mais il y a une condition à l’accomplissement de ce grand projet de Dieu – toujours le paradoxe chrétien -, c’est la fameuse « pauvreté de soi ». Nous n’allons pas l’oublier. Il faut mourir à soi-même, dit Jésus Christ: non pas faire mourir notre « être », mais l’ennemi mortel de notre « être », notre « moi-centre », notre « moi égocentrique ». Ce « moi-centre » qui m’empêche d’aimer, qui me referme sur moi-même, qui m’empêche donc d’exister en plénitude et de connaître la vraie liberté, celle de l’amour. Tout cela se tient.
« Bienheureux les pauvres de coeur, le Royaume des cieux est à eux » Mt 5,3
Nous retrouvons de nouveau la promesse et la condition. Tout l’Évangile est ainsi : Il fait briller une promesse et pose une condition. Rien n’est magique. C’est l’appel à un chemin de vie. « Je suis la voie, la vérité, la vie » Jn 14,6

Marguerite Ph. Hoppenot,  1985
Un être nouveau pour un monde nouveau

 

N’éteignez pas l’Esprit

Le Créateur est inscrit dans sa création.
Dieu invisible est présent dans le réel.
Il y a donc dans le réel, le créé, des parcelles de divin
qui sont comme des pépites d’or…

Ces parcelles de divin enfouies dans la réalité humaine
appellent les hommes à découvrir le Créateur
puis à se laisser transformer par Lui
afin d’être porteur d’une « énergie nouvelle »,
seule capable d’orienter
et de soulever la pâte du monde
et de donner son véritable sens à sa vie.

Marguerite Ph. Hoppenot, mars 1985

Du Visible à l’Invisible

(…), avec toute la discrétion et les délicatesses de l’Amour, le Christ ressuscité révèle sa présence et s’emploie à faire l’ultime éducation de ses apôtres, celle de leur regard et de leur intelligence afin qu’ils parviennent à voir au-delà de ce qu’ils voient et s’ouvrent pleinement au mystère de sa Vie.
Pendant quarante jours, Jésus s’ingénie en effet à faire passer ses amis esseulés de sa présence visible à la conscience de sa présence invisible, en les conduisant progressivement à le reconnaître vivant sous d’autres apparences. (…)
Pour reconnaître le Christ au-delà du visible, il faut désormais d’autres yeux que ceux de la chair. Cela implique un changement de regard : le passage d’un regard extérieur à un regard intérieur, le regard de l’amour…
C’est en effet l’Amour vivant en nous qui, peu à peu, transforme notre regard et lui donne cette intelligence du coeur qui permet de voir progressivement l’invisible à travers le visible et au-delà de lui.

Marguerite PH. Hoppenot
CETTE VIE QUI M’EST DONNÉE

Mon désarroi devant le chaos latent du monde actuel…

Lorsque je suis plongée dans le désarroi de mon âme devant le chaos latent du monde actuel, je tourne alors mes regards vers Dieu pour essayer d’en sonder les raisons.
Je crois discerner que l’humanité est tout à la fois privée de son centre de gravité et privée de son pôle d’attraction, ces deux facteurs d’équilibre procédant des mêmes lois, lois éternelles de la gravitation universelle; l’une assurant à chacun sa raison d’être, l’autre établissant tous en une commune tension vers leur fin.
Je crois que les lois éternelles de la création sont identiques, qu’elles s’appliquent soit à l’ordre naturel, soit à l’ordre surnaturel…Ces deux ordres étant l’oeuvre d’un unique Créateur, comment mus par la même inspiration créatrice ne relèveraient-ils pas de la même logique et ne seraient-ils pas tenus d’obéir aux mêmes lois ? (…)
Lorsque l’humanité, livrée à elle-même, se lance dans la folle aventure d’une existence qu’elle croit enfin libérée de son Dieu et soustraite aux lois de son origine et de sa fin, elle tend inévitablement à mesurer sa puissance pour s’affirmer à ses propres yeux, et se prouver à elle-même qu’elle est seule maîtresse de son destin.
Avide de soi-disant liberté, nous voyons l’homme partir à la conquête de son indépendance illusoire qui n’est, en fait, que la caricature de sa liberté.
Dans cette poussée individualiste, tous ces êtres « indépendants », bien que malgré eux irrémédiablement solidaires, n’étant plus reliés à leur centre, ni tendus ensemble vers un but commun, sont inévitablement conduits à l’anarchie et au chaos. (…)
Devant cette double expérience d’autodestrustion de ses rêves, comment l’homme insensé ne se soumet-il pas enfin à Celui qui est l’unique et éternel garant de l’harmonie générale du monde et des libertés de chacun.

Marguerite Ph. hoppenot
17 janvier 1960

Tout être est une histoire sacrée

Tous les êtres sont habités par des soifs d’exister davantage, d’aimer et d ‘être aimés, de créer, d’être libres, de communiquer, soifs de lumière aussi…
Toutes ces soifs de « plus-être », qui sont des soifs intimes de l’être humain, sont en réalité des soifs de Dieu qui ne disent pas leur nom.

Le spirituel est la plus grande dimension de l’humain.

« Dieu est Amour » 1 Jn 4,8
et « l’homme est créé à l’image de Dieu » Gn 1,27 :
quelle prise de conscience fulgurante !

Dieu n’est plus le Dieu lointain, inaccessible.
Il n’y a plus Dieu en haut – même un Dieu très bon
qui aime l’homme – et l’homme en bas.
Dieu est à la fois transcendant et immanent
dans le coeur de l’homme.
Dieu est l’Aimant et nous sommes la limaille. Il y a une mutuelle attraction entre l’aimant et la limaille.

Il y a une parenté vitale entre l’Être divin et l’être humain.

Créé à l’image de Dieu qui est Amour, l’être humain porte en lui un germe de vie divine, un germe d’amour.

Tous les êtres humains naissent donc enfants de Dieu.
Quelle Bonne Nouvelle !
« Si tu savais le don de Dieu ! » Jn 4,10

Dieu est Amour. L’amour ne s’impose pas. Il se propose.

Ce don gratuit de l’amour est une proposition faite à notre liberté.

Dieu attend notre libre réponse d’amour à son amour.

Alors, veux-tu ?

Marguerite PH. Hoppenot
Extrait de Florilège

Qui de nous ?

Nous pensons tous de bonne foi que nous aurions été de ceux qui n’auraient pas crucifié Jésus-Christ.

Peut-être cela est-il vrai, mais alors sommes-nous bien sûrs que nous n’aurions pas été de ceux qui l’auraient laissé crucifier ?

Le Christ, sous un visage ou sous un autre, est vivant parmi nous jusqu’à la fin du monde !

Qui d’entre nous, peut-être même surtout nous qui nous occupons tant de son règne, ne participe inconsciemment à l’entreprise collective de crucifixion ?

Car le Christ vivant « dérange » même ceux qui croient l’aimer et le veulent établir.

C’est dans les replis de nos cœurs qui, secrètement, refusent souvent le Christ pour ce qu’il est, que se cachent les innombrables points d’appui de son accusation.

Le Golgotha se vit tous les jours, à toutes les époques, au milieu de nous.

Il se trouve toujours :
un Judas pour trahir,
un Pierre pour renier,
des Pilate pour s’en laver les mains,
une foule aveugle pour hurler avec les loups… et réclamer Barabas,
quelques « bien renseignés » pour témoigner en accusation,
quelque docteur de la loi pour justifier la mort au nom de Dieu Lui-même,
quelque visage sans nom pour donner le coup de grâce,
des passants pour hocher la tête,
et des amis pour laisser faire !

Dimanche des Rameaux ! Vendredi Saint ! Que vous fûtes proches dans le temps ! Que vous êtes proches, ou même mêlés, dans nos pauvres cœurs d’hommes !

Marguerite Ph. Hoppenot
Extrait de « VERS LE ROYAUME »

En chemin vers Pâques

La croix est le signe visible de Celui qui « vient faire toutes choses nouvelles » et annoncer que « le monde ancien a disparu et que le monde nouveau est né ».
Elle est donc un signe pleinement positif, bien avant d’être le signe de la souffrance et de la mort auquel on l’a pour ainsi dire réduite.
Certes, la croix de Jésus Christ, signe du plus grand amour de Dieu pour nous n’exclut pas pour autant la souffrance. L’amour du Christ, vécu jusqu’au comble, car redonné inlassablement au-delà de toute offense, de tout abandon, de toute persécution, c’est à dire de toute souffrance, fut « par-don » d’amour, nouveau don d’amour jusqu’à et au-delà de la mort!
La croix de Jésus Christ nous rappelle ainsi que, dans le monde imparfait et pécheur dont « nous sommes » personnellement, ne l’oublions jamais, l’amour vécu à la suite de Jésus Christ conduit inévitablement à la souffrance d’amour. Celle de Jésus Christ nous rejoint alors au coeur des problèmes de notre propre vie, ceux qu’Il assuma Lui-même…démesurément.
La croix de Jésus Christ emblème du croisement du plus grand amour et de la plus grande souffrance humaine, nous rappelle alors, à temps et à contretemps, ce fameux « pardon d’amour », ce nouveau don d’amour qu’à la suite de Jésus Christ, nous devons donner non seulement « sept fois, mais septante fois sept fois » c’est-à-dire toujours.
C’est ainsi que les souffrances qui sont celles de l’amour en nous deviennent des souffrances « ressuscitantes », c’est-à-dire des chemins de résurrection.

Marguerite Ph. HoPpenot
S’établir dans l’essentiel