Catégorie: Témoignages (Page 1 sur 3)

NOUVELLES DE PONTAILLAC

Avec les nouvelles technologies, hier, 27 mars 2020, « Pontaillac » s’est réuni…
Échanges, dialogues d’une exceptionnelle profondeur avec le texte:
« Vie contemplative » (extrait de La Main de Dieu) qui était soutenu par quelques questions :

– Contemplation passive – Contemplation d’action
– Qu’évoquent pour moi, ces 2 termes ?

« … je compris par une sorte d’intuition vitale que Dieu seul pouvait donner Dieu… et qu’il ne se donnait qu’au désert. »

– Que signifie pour moi le mot « désert » ? Quelle expérience en ai-je ?
– Quels en sont les fruits ?
– Servent-ils « le bien commun », la fraternité universelle ?

Étonnant ! c’est notre aînée, 92 ans… qui a le mieux saisi le bon fonctionnement de notre nouvelle communication… cela a alimenté notre joyeuse complicité .

Nous avons décidé de faire nôtre cette intention partagée afin de nourrir notre communion pour l’apporter vers un univers élargi.
« Que ces temps extra-ordinaires,au sens propre, qui par ailleurs se superposent au carême de cette année 2020, soient pour chacun un temps de retour à l’essentiel, mais aussi de fécondité et d’ouverture aux autres (ces « autres » que paradoxalement nous ne pouvons plus fréquenter ni embrasser…). Cela nous fait comprendre que nous ne sommes plus dans des relations « mondaines », mais vitales.

L’équipe de Pontaillac qui vous salue !

Qu’est-ce donc que la prière ?

Vais-je vous scandaliser ?
Je reçois des messages qu’on me demande de publier à mon tour. Je ne peux pas publier car je ne suis pas d’accord. Pourtant ce qu’on me demande peut paraître bien.
Ce qu’on me demande : faire une chaîne d’un million de « Je vous salue Marie » pour qu’arrête l’épidémie du coronavirus. Derrière cela, ne voit-on pas encore un Dieu Tout Puissant qu’il faut être un grand nombre à prier pour qu’Il décide enfin de nous exaucer ?
Est-ce un Etre d’Amour qui veut le bonheur de ses enfants et pourtant qu’il faut supplier en multipliant les prières pour qu’Il agisse enfin. Dieu pourrait arrêter les guerres, détruire les virus et ne ferait rien sans être supplié ? N’est-ce-pas, comme dit une grande spirituelle, Marguerite Hoppenot , c’est « plutôt Dieu qui nous supplie » de ne pas détruire notre planète, de ne pas nous entre détruire.

Qu’est-ce donc que la prière ? N’est-ce-pas avant tout d’être à l’écoute de ce que notre cœur nous inspire, ce lieu où on peut rencontrer sa Présence aimante en nous ? Peut-être que, sans le savoir, des incroyants peuvent être à son écoute plus que des croyants. Pourquoi tant de gens ne croient pas en Dieu ? Je crois que c’est très souvent à cause du visage qu’on leur a fait voir de Dieu, un Etre Tout Puissant qui décide tout, qui domine et qui punit.
Et si Dieu était cette force intérieure plus grande que nous qui nous entraîne à donner notre vie pour les autres, pour une fraternité de plus en plus universelle, si Dieu était cette capacité d’aimer qui nous dépasse en nous et nous rend capable de donner notre vie… Le fondateur de Taizé, le frère Roger Schutz disait : « Dieu n’a que la puissance d’aimer ». Une autre grande spirituelle, Etty Hillesum, étant dans les camps de concentration, écrivait : « Je vois bien que Dieu est impuissant à nous aider (devant ce que les Allemands alors étaient en train de faire). C’est plutôt à nous d’aider Dieu en protégeant sa demeure en nous, en refusant d’y laisser entrer la haine ».

Alors, réciter des prières sert à quoi ? Cela sert si c’est une façon pour nous d’être en état de réceptivité, d’accueil de sa Présence, d’écoute des intuitions profondes pour ensuite travailler à bâtir un monde plus juste…Si réciter des « Je vous salue Marie » nous met dans cet état d’accueil et d’écoute intérieure, d’ouverture aux inspirations, c’est merveilleux.

Ghyslain Jullien, prêtre
​​​​​​​​du Canada

Célébration d’engagement le 25 janvier 2020

Christine et Anne ont  été impressionnées par le nombre.
Impressionnées aussi par la présence et l’engagement de Mgr de Sinety
– Christine, très touchée par l’engagement, même si elle n’a pas fait la démarche (« je me trouve encore trop jeune dans le Mouvement ») ;  la signature et le cierge allumé : « bluffant » ! Un seul regret : que toutes celles de Bordeaux ne se soient pas unies comme l’ont fait les huit de Marseille.
– Anne a été très marquée par la cérémonie de l’engagement et l’ « unité parlante » des protestants et des catholiques : un « rapprochement palpable ».
«  Du fond où j’étais, j’avais l’impression d’un corps, c’était massif, palpable ; et je me suis dit : on n’est pas chrétien tout seul. »
– Marie impressionnée aussi par la cérémonie de l’engagement, sur le moment et encore après, en y repensant. La longueur du temps de la signature et de la lumière n’était pas gênant, au contraire : on  avait le temps de prendre conscience de l’importance de notre engagement, de prier dans ce silence, de se faire un « coeur commun ». Et ensuite se retrouver dans la crypte et parler aux autres avec tellement de facilité !
– Catherine évoque l’envoi de Mgr de Sinety : non pas la fermeture d’une parenthèse, la fin de la messe,  mais une mission à venir : s’engager à éclairer le monde en prenant appui sur la vocation de Marguerite Hoppenot, avec la force d’un engagement donné, partagé, l’assurance que « nous ne sommes pas seuls ». Pour l’advenir du Royaume.
Equipe Acheminement Bordeaux

Témoignage des membres de Sève du Canada

Notre engagement au Christ a précédé notre engagement au Mouvement Sève, mais la vocation engendrée en Marguerite Hoppenot nous a permis d’éclairer notre intelligence du christianisme et de désirer la partager à ceux et celles qui portent des soifs d’aller plus loin.
La vocation Sève nous est apparue comme une formation précieuse à la vie chrétienne, nous invitant à épouser la grande cause qu’elle met en lumière : faire advenir, dans notre monde, la civilisation de l’amour…Et justement, nous continuons à expérimenter dans notre vie conjugale et dans l’accompagnement de couples les chemins d’incarnation visant à solidifier l’unité dans nos vies conjugales, sociales et ecclésiales pour l’avènement d’un monde plus fraternel.
Nous sommes toujours fascinés de constater que même auprès de croyants ayant un long cheminement de foi, la vocation Sève apporte des lumières sur l’essence même d’un christianisme adulte et fécond.
Et dans la vie de nos équipes ici au Québec, nous découvrons que cette vocation et ce Mouvement apportent une dimension sous-alimentée dans nos milieux d’Église : celle de la fraternité se vivant dans le don de soi, l’accueil de l’autre, afin de vivre une communion enracinée dans le Christ par l’Esprit d’Amour. La vocation Sève ne serait re-née ici au Québec que pour cette seule raison, qu’elle aurait répondu à un besoin urgent…
Nous nous joignons en esprit à cette célébration d’engagement du 25 janvier 2020.
Puisse-t-elle  contribuer à ouvrir de nouvelles terres d’incarnation pour la vocation et le Mouvement en ouvrant les esprits et les cœurs à l’urgence de redonner au Christ la place centrale pour l’avènement d’un monde nouveau.                         Richard et Christiane

Sève et l’accompagnement des malades

Je suis bénévole au sein de l’équipe de l’aumônerie de la maison médicale de soins palliatifs de Jeanne Garnier.
Ce qui m’a tout de suite interpelée à Sève, c’est ce regard du  Christ posé sur l’homme qui REDONNE VIE . Vous allez me dire qu’en soins  palliatifs les malades viennent mourir.  C’est vrai, mais je peux largement vous témoignez qu’à bien des reprises des malades arrivent à la maison médicale dans un état physique, psychique et spirituel très grave jusqu’à demander l’euthanasie.
Petit à petit, ils reprennent VIE psychiquement, spirituellement et même physiquement pendant un temps avec l’accompagnement progressif de l’équipe des médecins, infirmières et bénévoles. Grâce au regard d’amour de Jésus-Christ. La pédagogie du Mouvement Sève me donne des clés pour me mettre en attitude de rencontrer les êtres. Ces trois P. nos balises : Préjugé favorable, Pureté d’intention, Pauvreté de soi.
J’ai été témoin à plusieurs reprises de chemins magnifiques :

  • Je pense à Michel qui nous a confié ne jamais avoir été aimé comme cela, il a fallu qu’il « en arrive à ce point » pour comprendre qu’il est aimé. Du coup il passait son temps à dire aux siens qu’il les aimait avant de nous quitter.
  • Je pense à Juliette qui s’était enfermée dans sa maladie depuis des années, coupée de sa famille et de ses amis : cancer généralisé visible sur son visage depuis longtemps. Petit à petit elle a fait un chemin qui l’a emmenée non seulement à ne plus vouloir l’euthanasie mais à mourir en paix avec le Christ.
  • Je pense à Marie, mère de deux fillettes, qui en peu de temps, s’est laissé transformer par le Seigneur, ces échanges de cœur à cœur avec elle m’ont bouleversée.
  • Je pense à ce jeune père qui ne voulait plus voir son fils de 9 ans ; il se voyait tellement dégradé et n’acceptait pas son état. Progressivement, avec beaucoup de patience ce regard d’amour posé sur lui, lui a permis d’accepter de vivre le dernier mois de sa vie en présence de son fils.

Je pourrais continuer longtemps…
Quand j’arrive à Jeanne Garnier, je pense à cette phrase de l’évangile de Marc ch12 « Il le regarda et l’aima. »
Comme le dit Marguerite Hoppenot  « le plus souvent, le regard d’amour du Christ s’incarne dans le regard d’un frère. »
Je sais que c’est le Christ qui regarde et qui me regarde, très souvent, je repars avec ce supplément d’amour, de vie, et renouvelée dans ma Foi et Espérance.
Myriam

Sève et la vie professionnelle

Au début des années 80, l’âge de la fin de l’adolescence, l’acheminement, la pédagogie de Sève et la grâce des rencontres avec Madame Hoppenot, m’ont nourri et permis d’envisager la vie avec une toute autre dimension: celle d’un commencement et d’un chemin, celle des prises de conscience et des découvertes faites en équipe, en particulier que chacun porte en lui un germe divin. C’est depuis une clef de vie essentielle et éternelle dans ma famille et auprès de mes amis.
Il y a ensuite des années d’une vie dite active où, toujours chemin faisant, nous nous demandons comment, au-delà du «faire à 100 %», au-delà d’un projet de carrière, d’un développement, y compris personnel, il est possible d’avancer dans cet environnement professionnel qui n’est pas toujours hostile mais pas non plus toujours favorable :
– Comment je regarde ceux avec qui je travaille ?
– Quelle attitude en cas de conflit ?
– Est-ce que je construis, nous construisons un projet ensemble ?
– Ce projet a-t-il un sens ? Lequel ?
Il y a 7 ou 8 huit ans maintenant, un conseil proposé lors d’une formation professionnelle a tout changé.
En cas de difficulté relationnelle au Bureau, il peut être positif de simplement poser une question, droit dans les yeux, à la personne avec laquelle il y une difficulté.
Cette question est : Qu’est-ce que tu proposes ?
La conviction avec laquelle cette question est posée et le regard avec lequel elle est posée offrent à la personne de pouvoir donner sa réponse à une difficulté.
Cette question – qu’est-ce que tu proposes ? – a agi comme un révélateur.
Les découvertes faites il y a plusieurs années lors de l’acheminement s’incarnent aussi, au-delà du cercle familial et amical, dans la vie professionnelle. Et en plus, comme fruit, cela permet d’être en accord entre ce que je suis chez moi et ce que je suis au boulot : un lien d’unité entre la vie personnelle et la vie professionnelle.
Comme un nouveau clin d’œil, c’est peu de temps après que j’ai été accueilli par l’équipe Sève en entreprise et que nous avons cheminé et réfléchi, aidé par beaucoup d’entre vous ici présents.
Pourquoi et comment proposer un chemin de Sève, pleinement en Sève, incarné dans la vie professionnelle : ce qui est devenu Sève dans la vie professionnelle.
Les 80 ans du Mouvement nous ont aussi poussés, provoqués même, à concrétiser une proposition d’un chemin de Sève incarné dans cette vie professionnelle.
Ce chemin alors c’est quoi ?
C’est la devise de Sève, vécue en 5 étapes avec toujours ce lien entre la prise de conscience, l’appel et son terrain d’incarnation :
– Homme qui es-tu, qui es-tu dans la vie professionnelle ?
– Appel à être, appel à être dans la vie professionnelle
– Appel à aimer, appel à aimer dans la vie professionnelle
– Appel à servir, appel à servir dans la vie professionnelle
– Appel à unir, appel à unir dans la vie professionnelle.
Après une première session au Gaillardin le 15 mars 2019 qui a agi comme une confirmation que cela « est possible », pour Paris 12 personnes ont choisi de suivre ce chemin proposé de Sève dans la vie professionnelle. 5 réunions de 2h le mercredi soir sont fixées d’octobre à mai.
Une session au Gaillardin viendra ponctuer ces étapes et permettra de rassembler ceux ayant participé à ce chemin dans les différentes villes de France.
Il ne s’agit pas d’un acheminement comme nous l’avons connu pour la plupart d’entre nous, mais plus de prises de consciences personnelles essentielles incarnées dans la vie professionnelle pour un nouveau chemin ouvert à tous dans la vie professionnelle certes, mais aussi dans la vie personnelle.
Olivier

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La vie professionnelle est un champ d’expériences où, à côté de quelques moments de grâce, les problèmes sont particulièrement concentrés : Croissance peu soutenable, conflits sociaux, relations tendues avec l’actionnaire, difficultés à atteindre les objectifs fixés, réorganisation subie, manque de sens, manque d’une direction claire, sentiment plus personnel d’inutilité, solitude professionnelle, manque de sincérité, choc des égos, mauvaise communication, banquiers peu enclins à prêter, législation toujours plus contraignante, contentieux divers et variés, enjeux environnementaux… La liste pourrait être encore très longue.
Chez Sève Vie Professionnelle, nous nous attelons à expérimenter comment les 4 piliers du Mouvement, Être, Aimer, Servir, Unir peuvent nous aider à faire face à tous les challenges du monde du travail, en transformant le regard que nous portons sur nos vies professionnelles et en leur donnant du sens.
Chacune de nos réunions est un temps de rencontre unique, où, unis de l’intérieur, nous relisons d’une certaine façon notre vie professionnelle du mois écoulé. Que l’on soit juge, médecin, ingénieur, chef d’entreprise, instituteur, acteur de l’économie sociale et solidaire, notaire, experts des RH et du marketing dans de grandes organisations, un simple partage évangélique, pourtant loin a priori de l’exercice de nos métiers si variés, installe l’Esprit d’amour entre nous et révèle petit à petit, prise de conscience par prise de conscience, un sens dans ce que nous vivons au travail.
Nous qui sommes souvent des maniaques de l’action et de la réaction, nous découvrons aussi ensemble qu’il existe des attitudes, des manières d’être fondamentales qui permettent de faire face à toutes les situations. Ça ne diminue pas bien sûr ni le nombre ni l’intensité des problèmes auxquels nous sommes confrontés mais ça change complètement notre façon de les regarder, de les vivre, de les solutionner, et de les relativiser aussi. Et nous prenons petit à petit conscience que ce que nous appelons des « problèmes » sont généralement des opportunités profondes de progrès de notre vie intérieure, sans lesquels notre vie extérieure ne peut manifester tous ses fruits.
Ces attitudes reviennent toujours à une attitude fondamentale d’être amour. Pourtant amour et vie professionnelle ne semblent pas a priori former l’accord parfait. On penserait plutôt qu’il s’agit d’un paradoxe parfait. Mais si je vous dis écoute, regard bienveillant, être bien ancré dans le présent, ne pas bloquer sur les erreurs, ne pas juger ou alors préjuger favorablement, chasser les arrières pensées, rester calme en toutes circonstances, ne pas se prendre trop au sérieux, être dans la joie pour la transmettre autour de soi, favoriser les choses simples, poser clairement nos désaccords dans une ambiance sereine, établir la confiance, faire prendre conscience aux autres de leur potentiel, faire preuve de gratitude et de reconnaissance, sortir de sa zone de confort, regarder les problèmes en face, ne pas prendre les choses personnellement, qu’en pensez-vous ? Voilà des choses qui facilitent grandement les relations au travail et qui sont toutes des manifestations de l’amour.
Pour nous professionnels, Jésus Christ, l’incarnation terrestre de l’amour divin, est une source d’inspiration infinie. Il a fondé une entreprise (pas au sens économique mais au sens d’une aventure) toujours en vie 2000 ans après et qui rassemble dans une belle mosaïque de chrétiens, 2,5 milliards de ‘followers’. Personne n’a réussi un tel exploit depuis. En l’espace de 3 petites années, confronté à des problèmes d’une rare intensité, il ne s’est pas jeté dans l’action avec l’objectif démesuré de rassembler un tiers de l’humanité. Il s’est attaché chaque jour à être pleinement qui il était, pleinement homme et pleinement Dieu. Il s’est attaché à être pleinement amour. Il s’est attaché à être pleinement au service des humains vivant près de lui à cette époque et à les unir dans une même foi dans notre Dieu – Amour.
Luc

Sève et nos engagements dans l’Eglise

Comment cette lumière de Sève nous porte dans nos engagements dans l’Église ?J’aimerais témoigner de la manière dont les écrits de Marguerite Hoppenot et ce que je vis à Sève éclaire ma vie de chrétien, mon espérance et mes activités au sein de l’Église.Sève me porte dans la relation aux autres. Les 3 P. (Préjugé favorable, Pureté d’intention et Pauvreté de soi, dans le sens de se distancier de son ego) permettent d’ouvrir une relation en vérité et laisse une place à Jésus-Christ quand je rencontre quelqu’un. Marguerite Hoppenot parlait de « circulation d’amour » pour évoquer l’Esprit Saint, je tâche de laisser cette circulation agir entre l’autre et moi.
Pour donner un exemple, cette approche de l’amour vécu imprègne mon engagement scout. Responsable d’un groupe, je cherche à contribuer à l’épanouissement des enfants, des adolescents et des jeunes adultes. Récemment, une jeune adulte me confiait de manière touchante « Lorsque tu m’as proposé de devenir cheftaine, je ne savais pas si j’en étais capable, mais ta confiance en moi, à travers cette demande, m’a permis de m’affirmer dans ces responsabilités. » Cette étudiante s’est véritablement révélée dans ce rôle auprès des jeunes qu’elle encadre. « Tu portes en toi plus grand que toi. » Cette parole de Marguerite Hoppenot résonne en moi. Elle élargit la dimension humaine vers une perspective divine dans toute relation : à soi-même, aux autres et à Dieu.
Je crois que c’est cela que Sève apporte à l’Église : placer l’amour vécu au centre. Dans nos associations, nos communautés paroissiales et dans le monde, l’incarnation concrète de l’Évangile éclairée par l’esprit et la pédagogie de Sève nous amène à construire le Royaume là où nous sommes.
Bertrand

Témoignage d’un membre de Sève

J’ai commencé tard mon chemin spirituel. J’ai cheminé seule pendant presque 20 ans et, en groupes, ponctuellement, au cours de retraites, de pèlerinages, d’enseignements divers puis, point culminant de ce chemin, à  l’école d’oraison où j’ai fait cette rencontre intime avec le Christ qui  ne m’a jamais quittée, inspirant fortement la suite de mon parcours.
Sève s’est présenté à moi comme une heureuse providence, l’opportunité de cheminer autrement et en groupe à une étape où j’aspirais profondément à cela.
« Cheminer autrement » car je ne désirais pas un maitre spirituel dédié, et j’avais besoin de rencontres plus fréquentes et plus régulières pouvant me proposer un enrichissement spirituel ancré dans notre vie de chrétien, « en groupe » car mon désir était d’être conduite dans une démarche communautaire pour vivre la fraternité.
J’ai ressenti ce besoin d’entrer à Sève comme un appel ce qui me confirmait que je faisais le bon choix. Deux phrases de Marguerite ont été déterminantes pour me décider :
« L’homme est plus grand que l’homme. Tu portes en toi quelqu’un de plus grand que toi, tu portes en toi ton devenir. »   Marguerite Hoppenot 1
L’Esprit Saint était à l’œuvre.

Aujourd’hui le bilan de l’étape d’acheminement est proposé à la réflexion du groupe alors je vous livre le mien après ces cinq années  vécues avec vous dans ce mouvement (j’aime ce terme dynamique).
La fécondité découlant de la découverte je n’ai pas fait de différenciation mais prise par le temps j’espère que je réponds bien aux questions posées.
La philosophie spirituelle de Marguerite Hoppenot inspirée par l’Esprit Saint est une découverte sans limites pour moi. La pédagogie qu’elle propose en est la courroie de transmission et le Noyau animateur, NA, le catalyseur.
J’apprécie la pédagogie cadrée structurée par étapes de fil conducteur. Un NA totalement détaché du pouvoir qu’il pourrait avoir sur un groupe, agissant strictement dans un cadre imparti mais sans objectif de délai, de dates butoir, respectant ainsi le rythme individuel et collectif, favorisant le passage « à maturité » à une autre étape de l’acheminement. Notre NA (je ne connais pas les autres dans la vie de leur groupe) s’implique au même titre que chacun d’entre nous dans les partages évangéliques ou plus personnels, dans les temps donnés à la réflexion, à la méditation ce qui donne de la fluidité de l’homogénéité, et fait naitre au fil des rencontres cette commune-union source d’unité, « unité contagieuse fondée sur l’amour. » Marguerite Hoppenot2

C’est ainsi que j’ai découvert une fraternité fondée sur une motivation commune (je crois) : la conduite de nos vies dans les pas du Christ, un désir de s’ouvrir au monde dans un esprit de partage. Oui ce groupe pour moi est fraternel, et le terme de « frères » y prend sens. Je crois que chacun s’est efforcé d’y mettre les 3P en application car nous ne nous connaissions pas , nous ne nous étions pas choisis. Dans ce groupe je peux y cheminer avec confiance et Dieu sait (et oui!) que le partage de la Parole n’a pas été pour moi chose facile.
Le Partage de la Parole initie chacune de nos rencontres. La Parole de Dieu touche au cœur, à l’intimité de notre vie c’est un partage de confiance réciproque dans le respect des rythmes et souhaits de chacun.
C’est un exercice pas toujours facile selon la Parole proposée et notre état d’esprit, de moral, de fatigue du moment. Dans ce partage il faut savoir être soi-même et permettre à l’autre d’être lui-même. Chacun accepte de regarder sa vie à la lumière de la Parole, de se laisser enseigner par l’autre et le groupe grandit par le partage du vécu de chacun.
« Difficile labeur que cette entrée en vérité avec soi-même ! Nous y serons aidés toutefois par l’exigence d’être vrai pour les autres. » Marguerite Hoppenot3
Dans ce groupe je peux m’exprimer à cœur ouvert, accepter d’être perçue dans mon authenticité, sans craindre le jugement, la perte de l’amitié. Je porte en moi et dans mes prières, l’histoire de chacun partagée et je me sens responsable de sa confidentialité. Sève c’est l’accueil, la bienveillance, le souci de l’autre, c’est un modèle relationnel que j’ai pu transposer dans d’autres contextes de ma vie. Sève m’a amenée à approfondir ce savoir être intime et collectif base du savoir aimer avec la volonté de servir et d’unir.

Les écrits de Marguerite Hoppenot  nous conduisent à réfléchir  jusqu’au plus profond  de notre être. Sa pensée est souvent provocatrice, elle bouscule et ne laisse pas de place à « l’à-peu-près », la « petite mesure » ne se confondant pas avec l’à-peu-près. Tous les aspects de la vie sont dans ses écrits. Marguerite Hoppenot  c’est la personne ressource en toute circonstance et,  je n’ai pas le souvenir qu’une seule fois nous n’ayons pu puiser en elle une réponse, une solution, une phrase clé pour comprendre une situation, la surmonter ajuster un comportement, apaiser nos doutes, trouver une issue à un conflit, un combat intérieur.
Sa pensée m’a tirée vers le haut, m’a sortie d’une conception sans doute étriquée de ma mission de chrétien. Elle a élargi mon horizon, elle m’a révélé ma contribution possible à l’évolution de ce monde, comme « la petite goutte d’eau fondue en un avec les autres gouttes elle crée le fleuve » Marguerite Hoppenot 4 et cela m’a décidé l’année dernière à entrer dans la démarche écologique de la paroisse, projet  Église verte. Ma contribution est peu visible mais je reste humble et sereine faisant place à  l’Esprit Saint pour  s’en emparer  et me guider « donnez-lui quelque chose dont il puisse s’emparer  » Marguerite Hoppenot 5. J’ai trouvé en Sève des recettes de vie, un guide du quotidien des conseils pratiques  J’ai constitué un petit recueil de textes, de phases de Marguerite Hoppenot. Il me permet de me repositionner, de bien interpréter, de reprendre la marche quand je me laisse aller, de me recaler dans ma relation à l’autre de m’ajuster, de discerner. J’y trouve la paix, j’y forge l’intelligence de mon coeur.

Toute cette évolution est passée par le filtre du groupe, en marche je l’espère profondément   « vers la convergence d’amour pour l’unité d’un foyer de vie dans la joie de l’aventure et de l’émerveillement ». Marguerite Hoppenot 6

Chantal

Références des citations de Marguerite Hoppenot
1 : L’homme est une histoire sacrée
2 et 3: Midi sur le monde : mystère d’amour
4: Vers le Royaume – Parabole
5: Prier c’est aimer
6: Midi sur le Monde

Témoignage de Nancy

ÊTRE  AIMER  SERVIR  UNIR   C’est la devise du Mouvement Sève  dont je suis l’une des animatrices.  Sève veut dire : Spiritualité et Vie Évangélique
Le Mt Sève est un mouvement de Vie Spirituelle, laïc et œcuménique né en 1938 par Marguerite Hoppenot, mère, grand-mère,arrière grandmère à la demande de l’ Église, par la Cardinal Verdier. Il s’adresse à toutes les personnes en quête de sens, pour développer leur vie intérieure et grandir humainement et spirituellement à la suite du Christ.Nous venons de fêter les 80 ans du Mt Sève à Paris sous un chapiteau de cirque qui a rassemblé plus de 1000 personnes venant du Canada, de Suisse, de Belgique et de 70 villes de France, entourées d’évêques, prêtres et pasteurs amis du Mouvement.

A Nancy, nous sommes 5 équipes, dont une le soir pour les personnes en activités.
Ces équipes  se réunissent une fois par mois, animées par des laïques et nous avons un accompagnateur spirituel, le Père Prieur des Dominicains.

Notre devise «  ÊTRE  AIMER  SERVIR  UNIR résume bien ce que nous essayons de vivre.
Depuis mon entrée à Sève, ma vie a changé : je cherchai quelque chose à faire et j’ai appris à être autrement, je n’y avais jamais pensé ! Ce fut une remise en question de ma Foi .
Grâce à sa pédagogie bien structurée, le Mt Sève m’a fait découvrir une grande Lumière :
J’ai pris conscience de mes aspirations profondes :
j’aspire à aimer et être aimé…mais Dieu est Amour
j’aspire à exister, à être reconnu…mais Dieu EST
j’aspire à servir, me rendre utile…mais dieu est Serviteur
j’aspire à l’harmonie, l’unité…mais Dieu est UN
j’aspire à comprendre…mais Dieu est Lumière
j’aspire à la liberté… mais Dieu est Libérateur
j’aspire à la Paix …mais Dieu nous donne SA Paix
j’aspire à être plus… mais Dieu est Vie

J’ai réalisé alors que toutes ces soifs sont  les autres noms de Dieu et je ne le savais pas !     Tous les êtres humains du monde ont ces mêmes soifs qui sont en réalité des soifs de Dieu mais que très souvent,  sont enfouies dans le tapage de nos vies.

Alors, j’ai enfin compris ce que voulait dire ces paroles si souvent entendues :
« Dieu est Amour  et l’être humain est créé à son image «Il y a donc une Parenté vitale entre Dieu et l’homme !
Tu portes en toi Quelqu’un de plus grand que toi !
J’ai donc un petit quelque chose de Dieu dans le cœur,  une aptitude à aimer puisque DIEU  est Amour… A Sève nous l’appelons « le germe divin », le pape François nous dit «  vous avez tous une empreinte divine dans le cœur » et St Paul nous dit «  vous êtes de la race divine » Tous les hommes de la terre, toutes les races sont donc enfants de Dieu , baptisés ou non .
C’est donc cela la Bonne Nouvelle «  Si tu savais le Don de dieu ! » Dieu n’est plus là haut le Tout puissant qui régimente tout, il est le Créateur du monde et Présent au cœur de chacun !
Cette grande découverte a changé ma vie !
d’abord ma Prière :
Je demandais tout  à Dieu, j’attendais tout de lui… Maintenant, je fais silence et plus je l’écoute, plus il me parle au cœur et c’est lui qui me prie…c’est lui qui me demande de faire la paix autour de moi… c’est une intimité… une prière à double sens. «  je l’avise et il m’avise «  disait le curé d’Ars.
Puis, cela a changé mon regard :
D’abord sur moi même mais surtout sur les autres, chaque personne que je rencontre est porteuse comme moi de cette étincelle de vie divine et très souvent elle ne le sait pas…J’essaie alors de la regarder avec bienveillance, avec amour pour éveiller en elle ce qu’elle a de meilleur…le germe divin… j’essaie de croire en elle pour la faire exister. C’est la clé pour s’aimer les uns les autres.

Le Mt Sève est pour moi ma meilleure catéchèse d’ adulte qui me fait grandir et m’envoie vers les autres ; il m’aide à être consciente de ce qui m’habite et à faire croître ce petit germe d’amour dans mon cœur qui est le secret de la fraternité universelle…le secret du Royaume de Dieu.
«  Plus l ‘Amour sera vécu dans le monde , plus Dieu sera Vivant et Présent sur notre terre »       C’est maintenant le SENS de ma vie.Et je termine par une parole de notre fondatrice : Marguerite Hoppenot
«  Si tu veux changer les choses, change d’abord ton cœur devant les choses et les choses changeront »
Mijo Touvet, Février 2019

Au Gaillardin…c’est le Printemps !

 » Je te séduirai, je parlerai à ton cœur. » Osée
« Quand on ceinture le tronc, on n’empêche pas la sève de monter, quand c’est le printemps. » Edouard Pousset, s.j. Centre Sèvres
Le chêne vert du Gaillardin en sont le témoignage vivant. Contre vents et marées, majestueux, ils sont bien verts.
Merci pour m’avoir accueilli en session. Témoin émerveillé, j’ai vécu avec vous une « nouvelle figure de l’Église », d’une Église où l’appartenance au Royaume se vérifie à la Vérité de son existence humaine.

 » Tout homme qui fait la Vérité appartient à mon Royaume. », dernier témoignage de Jésus devant Pilate au moment de sa condamnation à mort.

  • Le Gaillardin, un haut lieu de « recréation » de son être dans la recherche de la vérité de sa vie
  • Le Gaillardin, un lieu où le prêtre, abîmé par la « pastorale d’encadrement », peut lui aussi faire tomber le masque de sa fonction ; un lieu où avec des frères et sœurs, le Prêtre est accueilli homme au milieu des hommes ; un lieu où il est reconnu comme frère dans le vrai de sa vie de baptisé, dans sa vie de baptisé vécue au cœur du monde.
  • Le Gaillardin, un lieu où la Parole de Paul VI se réalise :  » Avant d’être prêtre, le prêtre est le frère des hommes. » Evangelii nuntiandi

Oui, au Gaillardin…c’est le printemps !
Merci à toutes et à tous,
Jean BENOIT, prêtre du Diocèse du Mans

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