C’est l’amour qui roule la pierre qui ferme nos tombeaux. Après cette semaine sainte où nous avons cheminé avec Jésus-Christ, entrons avec Lui dans l’éblouissement du mystère de Pâques. 

« C’est en témoignant de l’amour sans limites que Jésus-Christ manifesta la vérité de Dieu. C’est ainsi qu’Il révéla aussi le secret de l’homme nouveau, unique artisan possible du monde nouveau promis, et qu’Il fut le message vivant de la filiation divine pour l’humanité toute entière.

C’est alors que Jésus-Christ, incarnation de l’amour sans limites, paraît comme le Sauveur du monde, son Rédempteur.

 C’est alors que Dieu Père ressuscita visiblement son Fils Jésus-Christ. Il confirma ainsi sa divinité : tous les prophètes étaient morts, seul le Christ est mort et ressuscité.

Je comprends aujourd’hui dans une vive lumière, que Jésus-Christ ne voulait pas prouver Lui-même sa divinité, mais révéler l’identité de son Père. C’était sa mission essentielle.

La contemplation intime de la mort et de la résurrection de Jésus-Christ me révèle, dans l’émerveillement, la suprême fidélité de l’Esprit d’amour du Fils pour le Père et du Père pour le Fils.

Jésus-Christ glorifia son Père en le révélant à travers sa mort : l’Amour infini.

Le Père alors glorifia son Fils : en le ressuscitant, Il manifesta sa divinité. Il était bien le Fils de Dieu.

Subitement et non sans émotion surgit à mon esprit cette parole du Christ : « Si je me glorifie moi-même, ma gloire n’est rien » (Jn 8,54).

​​​​​​​Marguerite Hoppenot
​​                             Pèlerinage aux sources , 23 mars 1987