La croix est le signe visible de Celui qui « vient faire toutes choses nouvelles » et annoncer que « le monde ancien a disparu et que le monde nouveau est né ».
Elle est donc un signe pleinement positif, bien avant d’être le signe de la souffrance et de la mort auquel on l’a pour ainsi dire réduite.
Certes, la croix de Jésus Christ, signe du plus grand amour de Dieu pour nous n’exclut pas pour autant la souffrance. L’amour du Christ, vécu jusqu’au comble, car redonné inlassablement au-delà de toute offense, de tout abandon, de toute persécution, c’est à dire de toute souffrance, fut « par-don » d’amour, nouveau don d’amour jusqu’à et au-delà de la mort!
La croix de Jésus Christ nous rappelle ainsi que, dans le monde imparfait et pécheur dont « nous sommes » personnellement, ne l’oublions jamais, l’amour vécu à la suite de Jésus Christ conduit inévitablement à la souffrance d’amour. Celle de Jésus Christ nous rejoint alors au coeur des problèmes de notre propre vie, ceux qu’Il assuma Lui-même…démesurément.
La croix de Jésus Christ emblème du croisement du plus grand amour et de la plus grande souffrance humaine, nous rappelle alors, à temps et à contretemps, ce fameux « pardon d’amour », ce nouveau don d’amour qu’à la suite de Jésus Christ, nous devons donner non seulement « sept fois, mais septante fois sept fois » c’est-à-dire toujours.
C’est ainsi que les souffrances qui sont celles de l’amour en nous deviennent des souffrances « ressuscitantes », c’est-à-dire des chemins de résurrection.

Marguerite Ph. HoPpenot
S’établir dans l’essentiel