Jn 10, 27-30
« Mes brebis écoutent ma voix, et je les connais, et elles viennent à ma suite. Et moi, je leur donne la vie éternelle ; elles ne périront jamais et personne ne pourra les arracher de ma main. Mon Père qui me les a données est plus grand que tout, et nul n’a le pouvoir d’arracher quelque chose de la main du Père. Moi et le Père nous sommes un »

Prenons-nous tous conscience que, selon l’image chère à Saint Jean, nous sommes les humbles bergers d’un troupeau immense, quelque inexplicable que ce choix nous paraisse ? Troupeau marqué du signe de la bergerie de son Maître ; fidèle, en attente, mais assoiffé aussi et dont nous sommes responsables qu’il boive à une source d’eau vive, pour faire, ensemble, l’étape que Dieu a fixée pour lui. […]
Chacun se sent-il accueilli, « chez lui », auprès de moi ?
Quelqu’un n’a-t-il pas froid à mes côtés ? N’en est-il pas un à qui je ferme inconsciemment ma porte ?
Là où Dieu m’a placé, est-ce que je sais aimer tous les êtres qui m’entourent ? Pas seulement les plus sympathiques, mais aussi ceux dont l’écorce est plus rude, l’apparence plus ingrate ?
Est-ce que je les aime assez ?
L’amour est créateur : est-ce que je crois assez au meilleur de chacun pour que tous puissent s’épanouir ?
Comme le Bon Pasteur, ai-je tout fait pour rejoindre la brebis perdue ?

Marguerite Ph. Hoppenot,
chapitre « La vie nouvelle ou les exigences de l’amour »
extrait de Vers le Royaume