Jn 17, 20-26
« Qu’ils deviennent parfaitement un. »

En citant cette prière du Christ : « Père qu’ils soient un comme toi et moi nous sommes un afin que le monde croie que tu m’as envoyé », je m’arrêtais presque toujours après « afin que le monde croie ». Depuis quelque temps, je suis saisie par les derniers mots de cette prière : « afin que le monde croie que tu m’as envoyé ».
Cet appel, cette supplication poignante de Jésus-Christ à son Père m’a percutée. J’ai pris une conscience vive que l’unité fraternelle dans le respect des diversités, ce miracle de l’amour vécu par les chrétiens, sur tous les plans de leur vie, jusques et y compris l’unité de nos Eglises, est et serait la preuve irréfutable de la divinité de Jésus-Christ aux yeux du monde ; la preuve tangible que Jésus-Christ n’est pas simplement un prophète, fût-il le plus grand des prophètes comme le prétendent les musulmans, mais qu’il est en vérité le Fils de Dieu.
Jésus-Christ est non seulement le messager de son Père, mais le message vivant, venu éclairer le parachèvement de la création : Dieu vivant parmi nous, au sein du monde.
Je vous dis ces choses graves parce que j’ai soif de partager avec vous ce qui m’habite avec une telle force ! Lorsqu’on constate une certaine déchristianisation des peuples sur-développés, soi-disant les plus intelligents, comment ne pas souffrir que tant de choses importantes ne soient pas mieux éclairées !

Marguerite Ph. Hoppenot
Bulletin 158 p 90