« Il y aura de la joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se convertit. »
Lc 15, 1-32

Dans l’évangile de la brebis perdue, nous voyons le bon pasteur courir après la brebis perdue, tout lâcher pour aller à sa recherche. C’est à la fois merveilleux et noble.
La parabole de la drachme perdue est moins noble ; il faut se mettre à quatre pattes par terre pour chercher sous le lit une toute petite piécette, cette petite drachme perdue.
Cela me fait rêver. Qu’est-ce que cela signifie ? Qu’est-ce que la drachme perdue ? C’est le secret, l’unique secret : cet appel à incarner l’amour qui nous est adressé à chacun. Si tu retrouves la drachme que tu as perdue, « ton essentiel », alors tu vas retrouver toutes les brebis perdues d’Israël.
Actuellement, on s’agite. On ne sait plus qu’inventer pour rattraper les brebis perdues de toutes sortes. Ne nous agitons pas, faisons silence, sachons nous baisser très bas pour retrouver notre drachme perdue, cet essentiel. C’est ainsi que les chrétiens pourraient retrouver comme par miracle toutes les brebis perdues que l’on ne sait plus comment rejoindre.
Ces deux évangiles ne disent pas la même chose. Le second rappelle l’essentiel : il s’agit « d’être » pour « faire ». Il faut parfois savoir perdre du temps pour en gagner beaucoup.

Marguerite Ph. Hoppenot, Bulletin 173