Jn 8, 1-11
« Moi non plus, je ne te condamne pas. Va, et désormais ne pèche plus »

Pour déceler la manière dont nous définissons le péché, il importe au préalable d’être au clair sur l’idée que nous nous faisons de Dieu […] car notre notion du péché en dépend étroitement.
Le péché n’est souvent pour nous que transgression d’une loi, atteinte aux principes de la morale ou manquement aux commandements de la pratique religieuse. Derrière cette idée de péché, on peut déceler une certaine représentation de Dieu : celle d’un Dieu extérieur à l’homme, législateur et juge, un Dieu de la seule Toute-Puissance, mais non celui de la toute-puissance de l’Amour. Or, face à la Révélation chrétienne de Dieu […], le péché ne peut apparaître, dans son essence, que comme une atteinte à la relation d’amour. […]
Seule, la logique de l’amour peut nous faire comprendre ce qu’est le pardon […]. Dieu est à l’absolu pardon d’amour qui va toujours plus loin et ne se reprend jamais.

Marguerite Ph. Hoppenot
Bulletin « Au service de tous » n° 134