« Tu es le Christ, le Messie de Dieu.
Il faut que le Fils de l’homme souffre beaucoup »

Lc 9, 18-24

 Quand Jésus nous invite à le suivre sur la route de Pâques à porter notre croix, ce n’est pas pour faire du christianisme une morale doloriste, mais une morale de dépassement. Ah ! Sortir de soi, de notre gangue de terre, notre « moi » égoïste, chaque matin pour aimer, aller vers l’Autre et les autres. Sortir de soi chaque matin, c’est crucifiant, et c’est cela porter sa croix. Ce n’est pas la peine de s’inventer mille et un petits sacrifices. Se convertir, c’est sortir chaque matin de ma bulle, de mon égoïsme, pour aimer. Eh oui, c’est ça qui est crucifiant, et Jésus dit qu’il n’y a pas d’autre chemin d’humanisation que ce dépassement dans l’amour. Pas de croissance sans transformation, sans métamorphose. Pas de métamorphose sans mort.

Père Michel Hubaut
Conférence au Mouvement Sève