« Jésus, souviens-toi de moi quand tu viendras dans ton Royaume » Lc 23, 35-43

Sur la croix s’achève publiquement la vie terrestre de Jésus-Christ.
C’est pour certains un déconcertant achèvement que cette mort ignominieuse, incompréhensible à la raison, traumatisante pour le cœur, scandaleuse du point de vue de la justice et combien troublante quant à la foi en la divinité de Jésus-Christ.
Ainsi, par le mystère de sa mort, le Christ fut et demeure pour l’humanité tout entière  « la pierre de scandale et le signe de contradiction », comme il l’avait annoncé.
En effet, aux disciples qui avaient reçu du Maître le message de la Bonne Nouvelle, la mort sur la croix – décevante à l’extrême pour qui attendait la manifestation de la gloire – imposa inéluctablement la suprême et décisive interrogation de la foi : échec de la vie ou victoire définitive sur la mort ?
A la suite des disciples, chaque chrétien est acculé à donner sa propre réponse, car la question que la mort pose à la vie concerne chacun personnellement.

Marguerite Ph. Hoppenot
Cette vie qui m’est donnée
Chapitre « La vie qui demeure »