« On viendra de l’Orient et de l’Occident prendre place au festin dans le Royaume de Dieu » Lc 13, 22-30

Que tu sois jeune ou vieux, puissant ou faible, riche ou pauvre aux yeux des hommes, qu’importe ! Le Royaume est à portée de ta main. Il ne tient qu’à toi d’en franchir le seuil, et de le faire franchir aux autres.
Certes, la porte est étroite qui y conduit ; il faut parfois courber beaucoup la tête pour y pénétrer… Il faut aussi cueillir une à une les fleurs mystérieuses du paradoxe qui en livre le secret. Paradoxe scandaleux, trouves-tu peut-être.
Si tu consens, cependant, à aller jusqu’au fond de ce qu’il peut te dire, à toi personnellement, la plus pure joie, inconnue sans doute jusqu’alors, ne tardera pas à sourdre en ton cœur, telle une source ouverte en ses profondeurs.
Réjouis-toi, ami inconnu, car cette joie ne pourra plus t’échapper. Elle ne cessera de grandir jusqu’à envahir toute ta vie.
Cette joie, c’est la pure joie d’aimer, et de pouvoir aimer sans limite et sans crainte d’épuiser jamais son trésor, puisqu’il sera sans cesse renouvelé par Celui qui nous aime et que nous avons enfin reconnu.

Marguerite Ph. Hoppenot,
Vers le Royaume, chapitre « A Dieu au lecteur »