Jn 14, 15-21

« Si vous m’aimez, vous vous appliquerez à observer mes commandements ; moi, je prierai le Père : il vous donnera un autre Paraclet qui restera avec vous pour toujours. C’est lui l’Esprit de vérité, celui que le monde est incapable d’accueillir parce qu’il ne le voit pas et qu’il ne le connaît pas. Vous, vous le connaissez, car il demeure auprès de vous et il est en vous. Je ne vous laisserai pas orphelins, je viens à vous. Encore un peu, et le monde ne me verra plus ; vous, vous me verrez vivant et vous vivrez vous aussi. En ce jour-là, vous connaîtrez que je suis en mon Père et que vous êtes en moi et moi en vous. Celui qui a mes commandements et qui les observe, celui-là m’aime : or celui qui m’aime sera aimé de mon Père et, à mon tour, moi je l’aimerai et je me manifesterai à lui. » Jude, non pas Judas l’Iscariote, lui dit : « Seigneur, comment se fait-il que tu aies à te manifester à nous et non pas au monde ? »

Questions simples mais brûlantes qui depuis l’origine ne cessent de hanter les êtres humains : qui sommes-nous ? Où allons-nous ? Comment vivre ensemble ?
Or l’unique réponse à ces interrogations, c’est Jésus-Christ, Celui qui se nomme le Fils de Dieu, c’est-à-dire l’engendré de l’Esprit d’Amour, l’Homme-Dieu. C’est lui qui nous appelle non seulement à vivre fidèlement son message évangélique, mais à travers lui à pénétrer peu à peu son mystère de vie afin de devenir à notre tour cette créature sur-naturelle, cet être divino-humain, non pas ce Fils parfait, mais ces fils imparfaits, devenant frères entre eux, seuls artisans possible du Royaume.
Marguerite Ph. Hoppenot
Cette vie qui m’est donnée
ch. Lumière centrale