« Tu as reçu le bonheur, et Lazare, le malheur. Maintenant lui, il trouve ici la consolation, et toi, la souffrance » Lc 16, 19-31

Dieu nous montre qu’il y a deux manières de conduire ou de réveiller son peuple infidèle : prévenir et punir.
D’abord, il le prévient, il le rappelle à l’ordre à temps et à contretemps par la voix des prophètes et des événements.
Mais si son peuple s’entête et demeure sourd à sa voix, alors Dieu « punit », et ce geste de punir est encore un geste de son amour. Dieu ne punit pas pour se venger. C’est l’acte d’infidélité lui-même qui porte son fruit amer, prenant l’aspect immanent d’une « punition » et, par contre-coup, d’un appel pressant à une nouvelle fidélité. C’est en ce sens que cette « punition » même est aussi miséricorde de Dieu.
Nous le savons bien nous-mêmes. Ces deux attitudes ne sont-elles pas les nôtres vis-à-vis de nos enfants lorsqu’ils s’égarent dans de mauvais chemins et demeurent sourds à nos avertissements ?

Marguerite Ph. Hoppenot
Vers le Royaume, chapitre « Un amour qui engage toute une vie »