« Quiconque s’élève sera abaissé, qui s’abaisse sera élevé » Lc 14, 1.7-14

Combien ceux qui détiennent une part de pouvoir sur leurs  frères, selon la hiérarchie des hommes, devraient souvent s’interroger : […] les racines d’un arbre, sa partie vitale, ne s’enfoncent-elles pas d’autant plus profond en terre que grandit l’arbre dont elles doivent assurer la vie ? De même l’exercice de tout pouvoir ne doit pas conduire à s’élever pour dominer et couronner l’édifice, mais à s’enfoncer pour le porter et le supporter. […]
Si tout détenteur de quelque pouvoir était un serviteur de l’Amour en regard de ceux sur lesquels il a autorité afin que cette dernière soit, en vérité, le fruit d’un pouvoir de pauvre, et s’il se comportait selon cette impérieuse logique, alors serions-nous proches, sans doute, d’aborder aux rives de cette sainte liberté des enfants de Dieu que l’Evangile nous fait contempler comme la promesse du Libérateur.

Marguerite Ph. Hoppenot,
Le temps du feu, chapitre « Pyramide renversée »