Lc 9, 11b-17
« Ils mangèrent et ils furent tous rassasiés. »

L’ayant su, les foules le suivirent. Jésus les accueillit ; il leur parlait du Règne de Dieu et il guérissait ceux qui en avaient besoin. Contemplons Jésus-Christ, son attitude devant les foules qui n’ont pas de berger. Et nous, sommes-nous attentifs à ceux qui cherchent un sens à leur vie, des raisons de croire, d’exister, de vivre, qui ont besoin d’une parole d’espérance ?
Renvoie la foule : Comme les apôtres, n’avons-nous pas parfois de bonnes raisons pour ne pas nous sentir concernés ?
Donnez-leur à manger vous-mêmes… Qu’est-ce que j’entends dans cette demande de Jésus ? Est-ce que dans mes réponses, je ne me limite pas à mes seuls moyens humains ? Croyons-nous que nous sommes habités par l’Esprit d’amour ? Croyons-nous que lui seul pourra inspirer toutes les intuitions de l’amour, toutes les initiatives d’un service fraternel pour combler la faim des hommes ?
Jésus prit les cinq pains et les deux poissons et, levant son regard vers le ciel, il prononça sur eux la bénédiction, les rompit, et il les donnait aux disciples pour les offrir à la foule. Ils mangèrent et furent tous rassasiés : D’où naît cette surabondance, cette munificence ? Qu’est-ce que Jésus-Christ confie à ses disciples et donc à nous aujourd’hui ?
Il me semble que nous regardons le problème de nos limites avec des vues trop humaines. Seule une vue de foi peut nous introduire à l’unique solution de cet insoluble problème. Ce qui n’est plus à notre dimension d’homme ne peut être qu’à la dimension du Christ en nous. […] Ainsi, notre responsabilité, quelle qu’elle soit, ne nous appelle pas à un tour de force humain ni à un prodige d’organisation. L’œuvre de Dieu ne peut pas être notre œuvre, mais seulement l’œuvre de Dieu.

Marguerite Ph. Hoppenot
Bulletin 206 et VERS LE ROYAUME
ch Nos limites face au sans limites