« Celui qui ne renonce pas à tout ce qui lui appartient ne peut pas être mon disciple »
Lc 14, 25-33

De même qu’il nous faut peu à peu « quitter » toutes nos amours – toutes celles qui invisiblement marquées de possession, seraient de ce fait condamnées à mourir – pour les faire coïncider avec l’unique Amour, seul capable de les faire vivre à jamais, de même l’homme est-il acculé à « se quitter » pour « se sauver » vraiment. […] Dieu n’est pas contre l’homme mais pour l’homme, cette bien-aimée créature sortie de son Amour et appelée à y retourner éternellement.
Non, le plan de Dieu n’est pas négatif, ainsi que trop de tendances spirituelles le laissent encore supposer, mais totalement positif. Son mystère d’Amour, paradoxe par excellence, où toute mort devient Vie, n’est pas orienté contre l’homme, mais tend bien au contraire à sa plénitude.

Marguerite Ph. Hoppenot,
Midi sur le monde, chapitre « S’aimer soi-même »