​​​​​QUE SE PASSE-T-IL SUR NOTRE PLANETE ? 

Fil conducteur n° 4

25 Juin 2020
REFLEXION A FAIRE PERSONNELLEMENT ET EN EQUIPE SI POSSIBLE

Nous poursuivons  notre chemin à travers le chapitre « Que se passe-t-il sur notre planète ? » extrait du livre de Marguerite Hoppenot : « Un être nouveau pour un monde nouveau ».

Etre serviteurs de la paix, se connaître responsables et avoir la fierté de contribuer au bien commun, telle est la démarche que Marguerite Hoppenot nous propose de poursuivre, en particulier cette fois-ci à travers la réflexion des droits et des devoirs :
« Peut-il exister des droits auxquels ne correspondent pas des devoirs ?
Pour moi, droits et devoirs sont inséparables. Ils sont l’endroit et l’envers d’une même médaille. C’est le défi actuel lancé à l’humanité appelée de toute urgence à faire la paix…en ne lui offrant plus de subtiles possibilités de guérillas ! »

Marguerite Hoppenot

Interrogeons-nous personnellement :

- Sur nos droits
Dans quelles  situations est-ce-que je m’entends dire : j’ai droit à ... ?
  • Ai-je des exigences vis-à-vis des autres? Lesquelles ?
  • vis-à-vis de la société ? Lesquelles ?
  • Est-ce-que je considère ce que j’ai comme un dû
- Sur nos devoirs
Quels sont mes devoirs :
  • vis-à-vis de moi-même ?
  • Vis-à-vis de mon prochain ?
  • Vis-à-vis de la société ?

Cherchons à travers des exemples concrets si nous avons la même exigence  vis-à-vis de nos devoirs que vis-à-vis des droits que nous sommes portés à revendiquer :

  • Dans ma vie personnelle et ensemble ?
  • Quelles en sont les répercussions dans la vie sociale ?

« Ainsi, tout ce que vous voulez que les hommes  fassent pour vous,
faites-le vous-mêmes  pour eux : c’est la Loi et les Prophètes »
Mt 7,12

  «Ils lient de pesants fardeaux et les imposent aux épaules des gens, mais eux-mêmes se refusent à les remuer du bout du doigt. »Mt 23, 4

  « Si chacun travaillait uniquement pour le Royaume de Dieu et non pour le petit champ clos de sa propriété, le Royaume servi par cet incommensurable surcroît de forces convergentes s’édifierait comme par miracle, visiblement sous nos yeux . »

    Vers le Royaume
« On vous reconnaîtra »

Les droits de l’homme sont ce qu’implique la vie humaine :

 – se nourrir – se loger – se reposer
– sa sécurité – se soigner – s’instruire
– sa liberté …

La dignité de la personne humaine à respecter implique la prise de conscience que « l’être humain est créé à l’image de Dieu » et qu’il porte en lui quelque chose de Dieu, « un germe de sa Vie », une capacité d’être … sans limites ! donc que tous les êtres humains sont égaux en être et différents.

Tout être humain, créé à l’image de Dieu, a droit à l’égalité d’être dans la différence. Liberté de pensée, liberté religieuse, considération … on ne peut pas humilier un être humain, le dégrader, le contraindre, le juger définitivement.
L’être humain porte en lui son devenir.
Il se définit par le verbe « être » et non plus par le verbe «  faire ».
On ne peut plus « l’utiliser » comme une chose, il faut le « rendre utile ».
C’est pourquoi je ne peux penser aux droits de l’homme sans me sentir aussitôt interpellée par les devoirs de l’homme. Droits et devoirs sont indissociables. Sans doute la démocratie souffre-t-elle cruellement qu’ils aient été dissociés.

                                                       Le respect de la dignité de la personne humaine, 1989

  • Soucieux du bien commun, quelles prises de conscience cette étape nous fait faire en vue d’une société plus juste et plus fraternelle ?

QUE SE PASSE-T-IL SUR NOTRE PLANETE ?

 

Fil conducteur n° 3

11 Juin 2020
REFLEXION A FAIRE PERSONNELLEMENT ET EN EQUIPE SI POSSIBLE
Pour contribuer à l’avenir positif de l’humanité, nous sommes tous appelés à être serviteurs de la promotion des êtres  humains et de leur communion fraternelle.
Dans ce but, continuons notre réflexion à partir du chapitre « Que se passe-t-il sur notre planète ? » extrait du livre de Marguerite Hoppenot : « Un être nouveau pour un monde nouveau » :

 « [Oui],  nous sommes tous embarqués sur le même navire…le navire « Terre des hommes ».
Quelle est la loi qui va régner à bord ?
Si c’est la loi du plus fort, toujours en vigueur, alors le refus des différences, le goût inné du pouvoir et l’instinct de domination détruiront peu à peu les habitants du navire…et ceux-ci, disposant désormais des armes totales issues du génie créatif de l’homme, auront sans doute recours à elles et, dans un moment de folie collective, détruiront le navire !
…L’heure infiniment difficile et grave du monde actuel ne nous appelle-t-elle pas à abandonner définitivement égocentrisme, individualisme, esprit de supériorité, goût du pouvoir de domination, loi du plus fort ? »

Interrogeons-nous sur la loi du plus fort :

  • Dans quelles situations de ma vie suis-je pris en tentation, en flagrant délit :
    - d’égocentrisme,
    - d’individualisme
    - d’esprit de supériorité
    - de loi du plus fort ?
  • Prenons conscience :
    - quel esprit m’anime ?
    - Où est ma pureté d’intention ?

« Que le plus grand se comporte comme le plus petit.
Et que celui qui commande soit comme celui qui sert »Lc 22,26

 « L’esprit de munificence est à l’opposé de l’esprit de calcul ; il ne compte pas.

L’esprit de calcul établit sans cesse un rapport étroit entre ce que l’on donne et ce que l’on reçoit…..

L’esprit de gratuité est une attitude intérieure. Il est l’apanage de tout être en qui l’amour de ce qu’il fait a étouffé l’appât de la rétribution qu’il en recevra, sur quelque plan que ce soit et qui ne suppute aucune reprise en donnant.

La gratuité est le propre de l’amour. Elle est donc le propre de Dieu. ».

Marguerite Hoppenot,  1959
​​​​​​​​​Vers le Royaume, Munificence et pauvreté

Interrogeons-nous sur le goût du pouvoir de domination :

« L’amour du pouvoir  ou le pouvoir de l’amour ? » nous demandait Marguerite Hoppenot.
  • Dans quelles situations, suis-je pris en tentation de pouvoir dans ma vie personnelle, sociale, professionnelle ?
    - Qu’est-ce-qui fait obstacle « au pouvoir qui  fait être » l’autre ?
    - Qu’est-ce-qui le favorise ?
  • Puis-je reconnaître, dans ma vie, des expériences de pouvoir qui ont mis l’autre en vie ?

« Le pouvoir ne doit pas être un pouvoir d’autorité mais un service d’amour.

Dans le mot « autorité » il y a le mot « auteur ». Il faut « être auteur » en vérité, engendrer à la vie et à l’union par ce que l’on est.
Nous devons rejoindre l’autre, différent de nous-mêmes, là où  il est.
Il faut nous reconnaître semblables avant de nous connaître différents.
Il faut que nous nous rejoignions d’abord dans ce qui nous est semblable avant de nous opposer à travers nos différences.
Alors, nos différences pourront être des richesses complémentaires, des diversités convergentes au-delà de chacun, et non des oppositions divergentes ou destructrices d’union et de vie ».

Marguerite Hoppenot,  1983
​​​​​​​​​Un être nouveau pour un monde nouveau, Désarmement

 

« Vous m’appelez Maître et Seigneur et vous dites bien car Je le suis.
Si donc Je vous ai lavé les pieds, moi le Seigneur et le Maître, vous aussi vous devez vous laver les pieds les uns aux autres. Je vous ai donné l’exemple pour que vous agissiez comme j’ai agi envers vous. » Jn 13, 13-15.

 « La route qui mène au Dieu vivant coïncide toujours avec un accroissement de la vie dans l’homme….
Dieu qui est la Vie même ne peut pas nous conduire ailleurs que du côté de la vie.
Et lorsqu’il semble nous entraîner d’un autre côté, vers un moins : détachement, amputation, dépossession, voire mort, ce n’est là qu’un passage, transitoire mais essentiel, pour nous faire accéder à un surcroît de vie : la Sienne.
Puisque Dieu est l’éternel Créateur, Source universelle de la vie, la seule mort véritable qui puisse survenir en l’homme est de se couper lui-même de Dieu, unique Source de sa vie ».

Marguerite Hoppenot,  1963
Midi sur le monde , « Je suis la vie »

 

Fil conducteur n° 2 

 28 mai 2020
REFLEXION A FAIRE PERSONNELLEMENT ET EN EQUIPE SI POSSIBLE
Tous embarqués sur le même navire, nous sommes appelés à être serviteurs ensemble de la vocation de Sève
Alors, travaillons à ce que ce monde dans lequel nous vivons reçoive la lumière de l’Evangile et l’éclairage des écrits de Marguerite Hoppenot.

« Le but de la politique est-il qu’il y ait un vainqueur et un vaincu, en opposant sans cesse un camp à autre ? ou bien le but de la politique est-il, pour tous, l’avenir positif d’un pays ?

N’est-ce- pas en aimant toute la population qui le compose, en voulant  promouvoir chacun, à sa mesure…mettre en valeur ses multiples et différentes richesses humaines et les unir, que tous pourraient se connaître responsables et avoir la fierté de pouvoir contribuer pour leur part, si minime soit-elle, auplus grand bien commun ? »

« Osons-nous poser clairement la question : sommes-nous heureux d’être les uns contre les autres ? Ou bien serions-nous heureux d’être à côté, ou enfin les uns avec les autres, pour que soient mobilisées ensemble toutes nos énergies vitales vers un vaste Projet celui auquel nous aspirons tous plus ou moins consciemment : l’harmonie du monde ! »

​​​​​                                Marguerite Hoppenot,  1994
​​​​​​​​​
Un être nouveau pour un monde nouveau 

​​​​​          

Dans ma vie familiale, professionnelle, citoyenne, est-ce-que je cherche le bien commun ?
Qu’est-ce-que cela implique ?
Lorsque nous percevons les  approches d’un désaccord :
Que voulons-nous défendre ?
Que cherchons-nous à préserver ? à faire triompher ? nous-même ou notre union?

« Heureux les doux, ils auront la terre en partage. » Mt 5,4

« Le Seigneur me dit : Voici que j’ai placé mes paroles en ta bouche. » Jr 1,9

« Il nous faut être convaincus – et ne jamais l’oublier – que le seul vrai lieu du ‘désarmement’, son lieu essentiel, c’est le cœur de l’homme.

Toutes les hostilités, visibles ou invisibles, avouées ou non avouées, toutes les guerres, de la plus partielle à la plus universelle, prennent là leur source, même les conflits religieux.

C’est pourquoi, afin de former progressivement en nous et en chacun ce cœur ouvert à l’amour et donc à la communion fraternelle et à la paix, il faut être attentif  à ne jamais lutter « contre » quelque chose ou quelqu’un, mais toujours « pour » un but qui leur est supérieur. Et cela éperdument, inlassablement ! C’est la ligne positive d’une vie !

Disparaît ainsi peu à peu toute agressivité négative – en fait destructrice – qui ferme le cœur et obscurcit le regard, au profit des énergies positives de l’amour, seules porteuses d’un chemin de lumière, de vérité, de justice, d’union et de paix.

C’est pourquoi le monde actuel, sous l’emprise d’une philosophie trop exclusivement inspirée des sciences humaines – quelques soient leurs apports bénéfiques – me parait lancé dans une voix redoutable. Celle-ci prône le conflit et tend à la lutte des classes, des sexes, des générations comme étant une énergie de progrès, alors que l’humanité est essentiellement complémentaire et solidaire et que personne – sinon tous ensemble – ne sera « sauvé ». L’étape actuelle de l’histoire en est une démonstration éclatante.

Il faut développer l’être humain dans toutes ses possibilités, qu’elles soient manuelles, intellectuelles, artistiques, spirituelles, etc.

« L’homme est une histoire sacrée ». Tout homme est une histoire. Mais il faut que les êtres humains contribuent de façon positive à l’histoire de l’humanité, en étant là où ils sont, à travers et par ce qu’ils sont, au service de la promotion des êtres humains et de leur communion fraternelle. »

​​​​​​​​                Marguerite Hoppenot,  1983
​​​​​​​​​Un être nouveau pour un monde nouveau

​​​​​​​       

QUE SE PASSE-T-IL SUR NOTRE PLANETE ?

Fil conducteur n° 1

14 mai 2020
REFLEXION A FAIRE PERSONNELLEMENT ET EN EQUIPE SI POSSIBLE

Ces journées de  » Restez chez vous » semblent à beaucoup lourdes à supporter. Dans un esprit de famille, avec « mutuelle affection » (Rm 12,11), portonsnous les uns les autres. Et dans notre intimité, essayons encore d’agrandir notre espace intérieur afin  d’être prêts à reconstruire vitalement notre embarcation.

« Au seuil du troisième millénaire, l’humanité est affrontée à l’universalité du problème du monde et donc de l’exigence de son essentielle solidarité. Il ne peut plus être question de se sauver seul…Non, tous les enfants de Dieu sont embarqués sur le même navire, chacun à sa mesure, le navire appelé à devenir le Royaume de l’amour, le monde nouveau promis par Jésus-Christ »...

Oui, « nous sommes tous embarqués sur le même navire…le navire « Terre des hommes ».  Quelle est la loi qui va régner à bord ? » Marguerite Hoppenot.

« Devant « l’urgence d’une nouvelle Pentecôte d’Amour pour le monde », il s’agit d’entendre l’appel pressant à nous engager dans la pâte du monde, habités et éclairés par le dynamisme de laVocation évangélique de Sève.

Tâche démesurée, semble-t-il !…et pourtant, nous savons maintenant que « seul l’infiniment petit est à la mesure de l’infiniment grand », et peut contribuer à le transformer.

Si nous pouvons recevoir dans notre cœur l’alerte poignante que lance la contemplation de Marguerite Hoppenot : « Que se passe-t-il sur notre planète ? », ce sera parce que, réveillés par son appel, nous avons aussi découvert que chaque petite goutte d’eau peut – et doit – contribuer à purifier l’océan immense. » (bulletin n°179 – Appelés à l’attention).

En cette crise de pandémie mondiale et de son  confinement, aujourd’hui arrive le progressif déconfinement tant espéré…écoutons la réaction de Monseigneur Dubost et laissonsnous interroger  personnellement et ensemble :

Voir vidéo : https://youtu.be/gTGXy6Amew8

Questions :

« Quand on est devant un problème, il faut regarder à long terme, il faut regarder d’abord où on veut aller. Où veut-on aller ? Eh bien, nous voulons être capables d’être des citoyens travaillant au renouveau de la France. » Mgr Dubost

Et nous, embarqués sur le même navire, où voulons-nous aller ?

« La première chose que nous devons faire pour répondre aux questions immédiates, c’est de se dire : qu’est-ce-que je veux être demain ? Demain je veux être un citoyen dans mon pays capable de reconstruire…je veux être un citoyen dans mon Eglise capable de reconstruire, de repartir, d’avoir la force, d’avoir l’espérance. Je vais vous dire, l’espérance c’est ce qui va manquer le plus. Nous devons être témoins de l’espérance. » Mgr Dubost

Voulons-nous être des citoyens du monde, capables de travailler au renouveau de la France et de l’Eglise ? Comment ?
Et moi, qu’est-ce-que je veux être demain ?
« Mon fils, donne-moi ton cœur,
que tes yeux s’appliquent à suivre mes voies. »

Pr 23,26

  • Le 30 avril 2020
REFLEXION A FAIRE PERSONNELLEMENT ET EN EQUIPE SI POSSIBLE

Nous espérons que la vie n’est pas trop difficile pour vous et que, tous, nous pouvons faire de ces  jours un moment fécond pour notre vie intérieure. Tant que le confinement se poursuit, continuons de rester reliés par internet.  Dans la mesure du possible, partageons en équipe afin que personne ne se sente isolé.

La semaine dernière nous nous sommes interrogés sur les prises de conscience  que la crise actuelle nous fait faire.
Aujourd’hui, cherchons quelle réponse nous pouvons apporter pour être une goutte d’eau qui purifie l’espace qui nous est confié.

Partage évangélique (Is 49,6) :

« C’est trop peu que tu sois mon serviteur pour relever les tribus de Jacob et ramener les rescapés d’Israël. Je fais de toi la lumière des nations pour que mon salut parviennejusqu’aux extrémités de la terre. »

« Le risque de la période que nous traversons est la menace du chaos et du délitement des principes qui fondent notre vie commune. C’est pourquoi nous devons rester fermement attachés aux valeurs de liberté, de solidarité et de protection des plus fragiles. Ce combat est spirituel. »

​​​​​Pasteur Antoine Nouis, Blog 17 avril 2020

• Comment la vocation de Sève m’aide-t-elle à traverser cette crise ?
• Qu’est-ce-qui dans la vocation de Sève rejoint particulièrement  les questions de l’Eglise et du monde face aux problèmes que nous traversons aujourd’hui ?

Marguerite Hoppenot nous invite à passer sur l’autre rive :

« Après avoir obligé ses disciples à monter dans la barque et à passer « sur l’autre rive » …Cette expression « l’autre rive » est chargée de signification qui, soudain,  me frappe particulièrement. Elle évoque en moi plusieurs significations :

– C’est l’autre rive de la foi, là où « Je fais toutes choses nouvelles »(Ap 21,5) en toi.- C’est le lieu de la révélation ultime, de l’intimité divine, la rive où l’on s’est définitivement quitté soi-même.

– « L’autre rive » me dit aussi : ce que j’ai révélé aux chrétiens est pour tout le monde, pour les païens, pour les pécheurs, pour les autres croyants …

L’élection du peuple chrétien n’est pas un privilège, elle est une responsabilité, celle de »passer sur l’autre rive », de s’y établir et d’y attirer nos frères par notre rayonnement.  C’est pour le monde !

– « L’autre rive » évoque le passage décisif de l’obéissance d’enfants et de serviteurs, à lafidélité de fils. « Je ne vous appelle plus serviteurs mais amis« (Jn 15,15). Les amis sont dans le secret du cœur de leur maître.

C’est le passage de la simple obéissance à une morale et de fidélité à une simple pratique religieuse à une fidélité supérieure à pénétrer et vivre le mystère de la vie de Jésus-Christ.

C’est le passage de la loi à l’amour, du légal au vital, de la vie morale à la vie spirituelle, de la vie naturelle à la vie sur-naturelle, etc… « l’autre rive » d’où l’on voit plus clair, celle de la transparence divine à travers des cœurs humains, des cœurs de pauvres ».

(Ecrit personnel, 12 août 1987)

• Quel passage ai-je à faire dans ma vie pour faire toutes choses nouvelles ?
• Quels moyens est-ce-que je prends pour passer sur l’autre  rive ?

Le 22 avril 2020
Réflexion à faire personnellement et en équipe si possible

Le confinement, même programmé, nous impose de continuer notre réflexion par internet chaque semaine.

 « La grande erreur de notre temps, cela a été de pencher, je dis même de courber, l’esprit des hommes vers la recherche du bien matériel.
Il faut relever l’esprit de l’homme, le tourner vers la conscience, vers le beau, le juste et le vrai, le désintéressé et le grand.
C’est là et seulement là, que vous trouverez la paix de l’homme avec  lui-même et par conséquent avec la société. »

Victor Hugo

Prenons le temps de nous interroger et de partager :
– Quelles sont les prises de conscience que cette crise me fait faire ?

Recevons la lumière de la Parole :
« Ne vous conformez pas au monde présent, mais soyez transformés par le renouvellement de votre intelligence, pour discerner quelle est la volonté de Dieu : ce qui est bien, ce qui lui est agréable, ce qui est parfait. »(Rm 12, 2).

Et cet écrit de Marguerite Hoppenot du 26 septembre 1994 :
« Réveillée à l’aube par la lumière : « Qui fait la vérité vient à la lumière » (Jn 3,21)… Je suis depuis longtemps de plus en plus alertée par l’état du monde actuel, où de toutes parts et sur tous les plans, l’appétit sournois du pouvoir rend aveugle à la réalisation de tout projet sérieusement ébauché.
Quelque soit le niveau de civilisation, la « loi du plus fort » est toujours là, si subtile soit-elle. Elle régit l’humanité sur quelque plan que ce soit. Cela se manifeste actuellement de façon bouleversante, jusqu’à l’évidence ! Or, on perçoit une sorte de dérive généralisée tel, en haute mer, un navire qui aurait perdu son cap. Ne serait-ce pas pour avoir perdu sa boussole !
L’humanité tout entière aspire à la paix, au bonheur et, de tous côtés, c’est la guerre nommée ou innomée et se répand alors le sentiment d’insécurité où s’installe la peur. Ceci dans un monde parvenu au faîte du progrès où toute cloison est définitivement abattue.
Alors, les cloisons ne se situeraient-elles pas ailleurs que là où on le croit ? La cloison essentielle mais invisible qui ne dit pas son nom, ne serait-elle pas au plus intime du cœur de l’homme,  cet « égo » secret qui enferme l’homme en lui-même, ce « moi-centre » avide de pouvoir, souvent inconsciemment…
Oui, l’état du monde nous accule aujourd’hui…à découvrir cette petite clé, cette toute petite clé secrète, capable de décloisonner le cœur humain et d’ouvrir ainsi non pas la porte à des rêves illusoires, mais bien le chemin qui conduit à la fraternité humaine. »

Face  à l’urgence sanitaire, le pape François nous invite à la clairvoyance et à la responsabilité :
« Il est urgent de discerner et de trouver le pouls de l’Esprit car c’est le moment juste pour encourager une nouvelle imagination du possible avec le réalisme que seul l’Évangile peut donner sans se contenter de simples petites logiques substitutives vouées à contourner les difficultés immédiates mais qui ne permettent pas d’affronter les conséquences profondes de la crise… » (12/04/2020)

Rejoignons les membres de nos équipes pour partager écrits et réflexions en veillant tout particulièrement sur ceux qui n’ont pas internet.