Comme nous aujourd’hui, les apôtres ont connu l’épreuve de la séparation : Jésus n’est plus vivant parmi eux. Et pourtant, de Pâques à l’Ascension, le Christ ressuscité révèle sa présence.

Pendant quarante jours, Jésus s’ingénie à faire passer ses amis esseulés de sa présence visible à la conscience de sa présence invisible, en les conduisant progressivement à le reconnaître vivant sous d’autres apparences. (…)

Ainsi, Jésus-Christ s’est révélé le jardinier par excellence de l’être humain, celui qui dévoile les lois universelles et éternelles de toute croissance de vie. Celui qui dit de lui-même : « Je suis la Vie » (Jn 11, 25) révèle à l’homme le maître secret de son développement et des mystérieuses mutations de son être, de son état naturel à son état sur-naturel puis éternel. (…)

Le symbole du jardinier est le signe que l’aventure du Christ vivant à prolonger dans le monde est un labeur de germination, celui de la sève de Vie qui doit traverser, victorieuse, toutes les saisons. Il lui faut du temps et avoir recours à toutes les délicatesses et toutes les patiences de l’Amour.

cette_vie
Marguerite Ph. Hoppenot,
Cette Vie qui m’est donnée