En cette rentrée, comme chacun d’entre vous, nous sommes touchés et questionnés par la violence de l’actualité : la survie de notre planète, l’afflux de réfugiés de guerre à toutes les portes de l’Europe balaient toutes nos certitudes et nos indifférences…

Aujourd’hui, recevons ce passage écrit par Christian de Chergé, à Tibhirine :

Dieu a tant aimé les hommes qu’Il leur a donné son Unique : et le verbe s’est fait FRÈRE, frère d’Abel et aussi de Caïn, frère d’Isaac et d’Ismaël à la fois, frère de Joseph et des onze autres qui le vendirent, frère de la plaine et frère de la montagne, frère de Pierre, de Judas et de l’un et l’autre en moi.

Et aussi celui de Marguerite Hoppenot :

A l’heure actuelle du monde où l’on cherche toutes les énergies de remplacement, on méconnait la source d’énergie fantastique contenue dans le cœur de l’homme… J’ai la conviction que si un atome peut désagréger le monde, un atome d’une autre nature pourrait être « agrégateur du monde ! »

Puissions-nous nous reconnaître frères et sœurs de ceux qui nous paraissent le plus lointain et ne jamais renoncer à l’espoir de réconciliation au cœur de tout conflit.
Que nous apprenions à nous détourner de l’ennemi de la paix qui est aussi en nous afin que nous puissions construire un monde plus juste et plus fraternel.

Devant un tel enjeu, quel que soit le terrain qui nous est imparti ou les circonstances dans lesquelles nous nous trouvons, c’est l’affaire de tous. Alors croyons-nous vraiment en la puissance et aux promesses de l’Esprit Saint ?

La communauté fondamentale